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Samedi 30 septembre 2006
Au mépris des promesses qu’il avait faites et en foulant au pied les critères qu’il avait lui-même définis pour leur régularisation, Sarkozy et ses services préfectoraux se sont livrés pendant tout l’été à une traque sans pitié des immigrés et de leurs enfants scolarisés.

Dans le même temps, le Ministre de l’Education, Robien, organise dès la maternelle la chasse aux “ futurs délinquants ”. Il généralise le fichage des élèves et des familles avec la mise en place du fichier "Base-élève". Il instaure dans les collèges la note de vie scolaire, prime à la docilité, à la soumission et au formatage des élèves. Il tente ainsi de faire jouer aux Conseillers d’éducation et aux Professeurs principaux le rôle de collaborateurs de l’administration avec aussi la mise en place des conseils pédagogiques. Il supprime des milliers de postes dans l’éducation nationale en réduisant et en précarisant toujours plus les personnels chargés de l’encadrement des élèves, maillon pourtant indispensable au dialogue et à la sérénité au sein des établissements.

Il accentue sa politique libérale dans l’éducation :
- En supprimant 8700 postes d’enseignants (départs à la retraite et postes vacants, non titulaires, soit un total en 5 ans de 25 000 postes supprimés dans l’Éducation nationale) ;
- Des milliers d’enseignants précaires - contractuels et vacataires - recrutés souvent depuis plusieurs années sont mis au chômage ; parallèlement, le ministère recrute des personnels de plus en plus précaires dans le 1er degré comme dans le 2nd degré (Emplois Vie Scolaire - EVS - Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi - CAE, etc.) ;
- En offrant une situation toujours plus dégradée pour les nouveaux collègues, notamment les Titulaire sur Zone de Remplacement - TZR - affectés sur des blocs de moyens provisoires - BMP - à cheval sur plusieurs établissements ;
- Une médecine scolaire laminée ;
- Des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté - Rased - surchargés.
Contre une conception rétrograde de l’éducation, défendons le droit à l’Éducation.

- Nous refusons la menace d’expulsion pour les élèves et leur famille sans papiers qui pèse sur plus de 25000 exclus de la régularisation ;
- Nous refusons la destruction amorcée de l’Éducation prioritaire avec les réseaux “ Ambition réussite ” : 249 établissements “ ep1 ” (et une partie des écoles qui leur sont rattachées) pour plus de 1000 établissements classés ZEP (1/3 devrait en sortir) ;
- Nous refusons l’application des mesures Fillon-Robien : socle commun minimaliste, apprentissage junior, retour à peine déguisé de la note de conduite et mise en place d’un fichage inquiétant avec “ base élève ” et “ sconet ” dans le 2nd degré, permanence policière dans les établissements ;
- Nous refusons la suppression annoncée par le ministre candidat Nicolas Sarkozy de de la carte scolaire... de même que son “assouplissement” annoncé par Ségolène Royal !
Pour l’égalité et les droits des personnels, refusons les régressions.

C’est la caporalisation dans le 2nd degré avec le conseil pédagogique à l’anglaise et dans le 1er degré le recrutement et subordination des Emplois Vie Scolaire - EVS - par les directeurs. Des projets inquiétants de réductions des horaires et des pondérations dans le 2nd degré, et une réforme des statuts qu’on hésite à sortir des cartons une année d’élection !

Au lieu de la mise en place d’un CDI (Contrat à Durée Indéterminée) de la Fonction Publique, exigeons le réemploi et la titularisation immédiate et sans condition des précaires !

Contre la phase terminale de la décentralisation des personnels TOS (Technicien Ouvrier et de Service), imposée, continuons à exiger la réversibilité de la Loi !

Nous sommes sans illusion sur les grèves de 24h aux relents pré électoralistes, cependant le 28 septembre prochain doit être l’occasion de débattre en Assemblée générale, avec les personnels mobilisés, des suites à donner au mouvement, de prendre contact avec les travailleurs et leurs organisations ainsi qu’avec la jeunesse lycéenne et étudiante. En effet, que ce soit à l’occasion des mobilisations contre le Contrat Première Embauche - CPE - ou pour la défense des « sans papiers » et de leurs enfants pourchassés par le pouvoir, l’expérience montre que seule la lutte unitaire est à même de faire reculer un gouvernement tout entier au service du patronat.

SUD Education est toujours exclu des intersyndicales nationales, le syndicat majoritaire privilégiant l’alliance avec certaines organisations qui pourtant soutiennent les réformes gouvernementales. Néanmoins Sud Education appelle l’ensemble des travailleurs de l’Éducation et de la Recherche à se mettre en grève et à se rencontrer en assemblée générale sur leur lieu de travail pour se préparer à descendre massivement dans la rue le 28 septembre 2006 et à organiser la résistance.

Saisissons cette occasion pour faire entendre notre colère et nos revendications :

- Contre les tentatives de mise au pas des enseignants et des élèves
- Contre la criminalisation de l’action syndicale et contre la répression du mouvement social
- Contre la chasse aux immigrés et à leurs enfants
- Contre la dégradation des conditions de travail et des rémunérations, contre la précarisation et la remise en cause des statuts (cf. rapport Jacob)
- Pour la défense de l’Ecole publique et laïque
SUD Education exige le retrait de “base-élève”, de toutes les mesures Fillon-Robien, de la loi d’égalité des chances et du projet de loi sur la prévention de la délinquance.

Par Cilou Lilou - Publié dans : Education
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Samedi 30 septembre 2006
Depuis le printemps 2004, l’USP s’est engagée avec le collectif national unitaire dans la lutte contre le projet de loi « dit » de prévention de la délinquance.

Il s’agissait de dénoncer l’instrumentalisation de la psychiatrie et de l’ensemble du sanitaire, de ses acteurs et de ses structures, mais aussi celle des enseignants, des travailleurs sociaux et des éducateurs à des fins de contrôle social. L’ensemble des syndicats de psychiatres s’est depuis le début de l’été mobilisé pour demander le retrait de tous ce qui concerne l’organisation des soins en psychiatrie. Le conseil de l’Ordre des médecins et la commission nationale consultative des droits de l’homme ont manifesté sans effet leur inquiétude concernant les atteintes au secret professionnel et le « recul des droits de la personne fragile ou malade ».

Il s’agissait aussi et surtout pour l’USP de dénoncer la confusion entretenue entre délinquance, précarité, fragilité, absentéisme scolaire, santé mentale voire immigration, qui sous-tend l’ensemble des propositions.

Faut-il dès lors s’étonner de voir apparaître dans la dernière version du projet adoptée le 21 septembre 2006 des articles concernant les gens du voyage et les chiens méchants...
L’esprit du texte, sa volonté évidente de constituer par association une « image type du supposé nuisible » est ainsi complété et conforté. Ce projet s’apparente ainsi plutôt à un texte de propagande populiste visant à dédouaner à priori les élus de toute responsabilité politique, par la stigmatisation de millions d’individus. La mauvaise foi et le cynisme sont des armes redoutables, comme nous l’avons vu dans le cadre de la réforme de l’Assurance maladie, avec M. Douste Blazy, le contrôle des chômeurs et le droit du travail avec M. De Villepin, la justice à 2 vitesses avec M. Perben ; la recherche de bouc émissaire, l’affirmation que des parasites et des profiteurs corrompent le système à chaque fois favorisent le consensus.
L’ennemi est intérieur, c’est votre voisin de palier, celui qui n’a pas l’air de travailler, qui est trop vieux, qui a une drôle de tête ou une drôle de couleur, vous l’avez toujours su... Peu importe si ces affirmations favorisent la haine, la violence, les règlements de compte, c’est ailleurs que cela se passe, chez les pauvres, les précaires, les vilains tout en justifiant une nouvelle escalade de la répression.

Un tel système, qui se nourrit de la délinquance, du chômage et de la précarité, n’a aucun intérêt à les voir reculer. Gageons que lors de la discussion au Parlement, nous découvrirons pour le plus grand plaisir des rédactions l’histoire d’une petite fille tzigane mordue par le chien méchant d’un SDF sans papier sortant d’une hospitalisation d’office et élevé dans un quartier sans vidéo surveillance, régulièrement absent à l’école dont les parents chômeurs, fraudeurs aux allocations familiales avaient pourtant rencontré deux travailleurs sociaux et un psychiatre...

Dans le Puy de Dôme, 68 assistantes sociales résistent encore et toujours à ces tentatives d’instrumentalisation anciennes dans de nombreux départements, au risque de sanctions disciplinaires. Elles seront avec nous dans le cadre de la mobilisation nationale contre ce projet le 10 octobre 2006. Tout citoyen travailleur ou pas, syndiqué ou pas est concerné par ce projet liberticide. TOUS DANS LA RUE LE 10 OCTOBRE

Pierre Paresys, Président de l’Union Syndicale de la Psychiatrie
52 rue Gallieni 92240 Malakoff
Tél. 01 46 57 85 85 | fax 01 46 57 08 60 | uspsy@free.fr

( HNS )

Par Cilou Lilou - Publié dans : Loi dite de "prévention de la délinquance"
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Samedi 30 septembre 2006
jeudi 28 septembre 2006, 23h20


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PARIS (AFP) - Les images d'un système planétaire en formation ont été prises pour la première fois, autour d'une étoile plus massive que notre Soleil, a annoncé jeudi une équipe franco-néerlandaise sur le service en ligne de la revue scientifique américaine Science.
Ces images de "très haute qualité" obtenues avec la caméra VISIR du Très Grand Télescope (VLT) de l'Observatoire européen austral (ESO) du mont Paranal (Chili) montrent un disque protoplanétaire, une formation de gaz et de poussières pouvant s'agréger et former des planètes.

"Ce disque, très étendu et flamboyant, contient très vraisemblablement assez de gaz et de poussières pour donner naissance à des planètes", écrivent les chercheurs. Pour le responsable de l'équipe, Pierre-Olivier Lagage, du Commissariat à l'Energie atomique (CEA) à Saclay, "c'est la première fois qu'une telle structure, seulement envisagée à partir de modèles théoriques, est prise en photo (en infra-rouge) autour d'une étoile massive".

Les auteurs de l'étude estiment que l'image "nous fournit une chance rare d'observer les conditions prévalant juste avant, ou pendant, la formation de planètes".

Le disque est au moins 12 fois plus étendu que l'orbite de la planète la plus éloignée de notre Soleil, Neptune. "Une telle géométrie ne peut s'expliquer que si le disque contient une très grande quantité de gaz - dans ce cas au moins dix fois la masse de Jupiter - et plus de 50 fois la masse de la Terre en poussières", notent les auteurs.

Il se trouve autour d'une étoile jeune dénommée HD 97048, âgée de seulement quelques millions d'années et située à environ 600 années-lumières. L'étoile est 40 fois plus lumineuse que le Soleil et 2,5 fois plus massive.

"Les planètes se forment à l'intérieur de disques protoplanétaires massifs, gazeux et contenant beaucoup de poussières se trouvant autour d'étoiles naissantes", un phénomène plutôt "fréquent puisque plus de 200 planètes ont déjà été observées autour d'étoiles autres que notre Soleil", a souligné Pierre-Olivier Lagage.


Différents formats de la photo (cliquez sur les liens) :

PETIT : [Preview - JPEG: 484 x 400 pix - 168k]

MOYEN : [Normal - JPEG: 968 x 800 pix - 543k]

GRAND : [Full Res - JPEG: 2241 x 1853 pix - 2.7M]



Par Cilou Lilou - Publié dans : Espace
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Samedi 30 septembre 2006
vendredi 29 septembre 2006, 16h38

PARIS (AP) - "Je vis caché, c'est une situation inacceptable sur le territoire de la République", s'est ému vendredi Robert Redeker, ce professeur de philosophie de la région toulousaine qui fait l'objet de menaces de mort pour avoir publié dans "Le Figaro" de lundi une tribune intitulée "Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre?".

La FSU et l'UNSA ont apporté leur soutien, vendredi après-midi, à M. Redeker.

"Je suis protégé en permanence par les forces de sécurité (...) et aussi contraint tous les deux jours de changer de domicile (...) Je suis obligé de trouver moi-même les lieux où dormir le soir, où vivre un jour ou deux. Ma sécurité est assurée, mais la logistique n'existe pas", s'est-il plaint sur Europe-1 en se disant "seul, abandonné".

Dominique de Villepin a jugé "inacceptables" vendredi les menaces proférées contre l'enseignant. "Nous devons être vigilant" afin que "le respect de l'opinion d'autrui soit total", a souhaité le Premier ministre sur RMC Info. "Nous sommes dans une démocratie. Chacun doit pouvoir s'exprimer librement dans le respect des autres". M. Redeker s'est dit lâché par le ministère de l'Education et les syndicats enseignants.

"Quoi que chacun puisse penser du contenu" de la tribune de M. Redeker, "le recours à la menace de mort est inadmissible et la liberté d'expression doit être fermement défendue dès lors qu'elle s'inscrit dans le cadre de la loi", a déclaré la Fédération syndicale unitaire (FSU, premier syndicat de l'Education) dans un communiqué diffusé vendredi après-midi. Elle "condamne fermement les menaces" et demande au gouvernement "de manifester sans réserve sa volonté de défendre cette liberté et d'assurer la protection du collègue menacé".

"Tout en ne partageant pas les convictions de Robert Redeker", l'UNSA-Education déclare de son côté qu'elle "soutiendra ce professeur". "La liberté d'expression ne peut être à géométrie variable. Elle doit rester, dans la mesure de la loi, pleine et entière. Elle ne peut être réduite, au gré des pressions politiques et religieuses, sous peine d'anéantir la démocratie", souligne l'UNSA dans un communiqué.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, confiée à la Direction de la surveillance du territoire (DST), a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Elle a été ouverte peu de temps après la publication de cette tribune, le 19 septembre, a-t-on indiqué de même source, précisant que cet enseignant a reçu des "menaces caractérisées", prises "très au sérieux" par les enquêteurs.

"Ma femme reste avec moi, mon fils (aîné) a été contraint de déménager, le plus jeune a été mis à l'internat et ma fille est également très discrète, de peur que l'on repère son nom", a indiqué le professeur du lycée Pierre-Paul-Riquet de Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne).

Les dernières "menaces de mort" le concernant lui et sa famille sont arrivées dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-il précisé. "Vous ne serez plus jamais en sécurité sur cette terre. Un milliards 300 millions de musulmans sont prêts à vous tuer", disait le message, selon lui.

Robert Redeker a déploré cette "petite victoire des islamistes". "Puisque je ne peux pas exercer, je ne peux pas aller et venir, je suis obligé de me cacher. En quelque sorte, les islamistes ont réussi à me punir sur un territoire de la République comme si j'étais coupable d'un délit d'opinion", a-t-il expliqué.

A ceux qui l'accusent d'avoir joué avec le feu en provoquant le monde musulman avec des expressions comme "islamisation des esprits", Robert Redeker se défend d'avoir cédé à l'amalgame: "Dans le livre, je parle essentiellement de l'islamisme, c'est-à-dire de l'exacerbation extrémiste de quelques aspects de l'Islam. Il faut distinguer l'islamisme des musulmans raisonnables qui existent, des musulmans modérés qui existent et qui doivent sans doute me soutenir", a-t-il déclaré.

Il a assuré n'avoir "pas de regrets". "J'ai beaucoup réfléchi sur ce texte, dans lequel chaque mot est pesé", a-t-il dit. "Je lance au contraire un appel aux musulmans français raisonnables pour qu'ils me soutiennent", de même qu'aux "politiques", aux "intellectuels", à "la société entière" pour qu'ils "prennent conscience de la gravité" de la situation. AP


Avant de prendre position sur cette affaire, il est important de savoir de quel article on parle. Voici donc l'article en question :


"Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? (Robert Redeker)

Les réactions suscitées par l'analyse de Benoît XVI sur l'islam et la violence s'inscrivent dans la tentative menée par cet islam d'étouffer ce que l'Occident a de plus précieux qui n'existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s'exprimer. L'islam essaie d'imposer à l'Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d'un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l'école, accusation d'islamophobie contre les esprits libres.

Comment expliquer l'interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l'argument avancé : risque de «troubles à l'ordre public». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l'affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l'oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l'ordre public» que le string. Il n'est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l'islam. Ou, à tout le moins, qu'elle résulte de l'insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s'élevaient contre l'inauguration d'un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s'opposent pas à la construction de mosquées. L'islam tente d'obliger l'Europe à se plier à sa vision de l'homme.

Comme jadis avec le communisme, l'Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L'islam se présente, à l'image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l'instar du communisme d'autrefois, l'islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d'une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd'hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd'hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l'oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.

Dans l'ouverture à autrui, propre à l'Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l'autre doit toujours passer avant moi. L'Occidental, héritier du christianisme, est l'être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l'identique de feu le communisme, l'islam tient la générosité, l'ouverture d'esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

Ce sont des faiblesses qu'il veut exploiter au moyen «d'idiots utiles», les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d'imposer l'ordre coranique au monde occidental lui-même.

Le Coran est un livre d'inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l'Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D'une part, «Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin».

D'autre part, «Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu'il accusait d'un comportement suspect». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d'années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages». Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran. De fait, l'Église catholique n'est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L'Inquisition, la chasse aux sorcières, l'exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l'islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l'Église.

Aucune des fautes de l'Église ne plonge ses racines dans l'Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l'institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d'amour, Mahomet un maître de haine. La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n'est pas qu'un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.

Cette lapidation, s'accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.

Au lieu d'éliminer cette violence archaïque, à l'imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c'est-à-dire l'entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l'islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l'islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine. Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l'islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l'Occident «le monde libre» par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l'oeil du Coran, pullulent en son sein."


Je comprends donc les réserves de l'UNSA qui dit ne pas partager les convictions de M. Redeker, car ce monsieur ne critique l'islam que pour valoriser les autres religions qui, pourtant, sont tout aussi violentes et meurtrières. La différence est qu'elles ne sont pas en situation d'afficher leur comportement violent car elles sont de plus en plus désertées, elles perdent donc en pouvoir et en crédibilité et doivent regagner la confiance des masses.  Alors que l'islam ne se sent plus parce que ses rangs grossissent. S'il est vrai que l'islam est bourré de violence, de jugements, de haine et de rejet des personnes non conformes à ses principes, c'est aussi le cas du judaïsme et du christianisme (catholicisme et protestantisme).

Cependant, il est important de lutter pour défendre la liberté d'expression et, même si je suis farouchement en opposition avec cet article dans ses propos bourrés d'amalgames et de mensonges (URSS = communisme  / judaïsme et christianisme = religions de la paix  / occident = monde libre), il est essentiel de ne pas céder face au totalitarisme islamique qui voudrait bien faire taire toute opposition, toute caricature, toute vague critique de son dogme et de son prophète !

Cilou.
Par Cilou Lilou - Publié dans : Religions
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Samedi 30 septembre 2006
vendredi 29 septembre 2006, 20h49

Par Elahe MEREL

PARIS (AFP) - Le Conseil national du PCF a défini vendredi, après un débat houleux, une stratégie électorale complexe qui met en avant une candidature de Marie-George Buffet pour porter les couleurs d'un rassemblement des forces antilibérales en 2007.
Le Conseil national du PCF a adopté vendredi à une large majorité (80%) un projet de résolution qui souligne que Marie-George Buffet est le "meilleur choix pour représenter un rassemblement" antilibéral.

Les communistes "porteront cette proposition" dans le débat des quelque 500 Collectifs unitaires, issus du "non" au référendum européen de mai 2005 et rassemblant quelque "15.000 à 20.000 militants" communistes, associatifs ou d'autres formations de gauche.

Le texte adopté vendredi sera soumis à la Conférence nationale (mini-congrès) du PCF les 21 et 22 octobre. Outre la secrétaire nationale, d'autres candidats issus du PCF peuvent se faire connaître d'ici le 5 octobre. Les militants communistes seront ensuite consultés les 11 et 12 novembre sur le choix du candidat.

Le Parti communiste soumettra ensuite la candidature de Marie-George Buffet -qui vraisemblablement devra être désignée par les militants communistes- aux collectifs unitaires qui devront décider "par consensus" fin novembre de leur champion.

La dirigeante du PCF est concurrencée par plusieurs autres prétendants : le député communiste de Saint-Denis Patrick Braouezec, le militant altermondialiste José Bové, l'adjointe (app. PCF) au maire de Paris Clémentine Autain et le président de la Fondation Copernic Yves Salesse.

Si les Collectifs désignent un autre candidat, le PCF saisira de nouveau ses militants pour décider de la marche à suivre.

Patrice Cohen-Seat, membre de la direction du PC,F a indiqué à la presse que le parti "ne se pose pas dans une perspective d'échec" et "est persuadé que le choix de Mme Buffet, qui est de bon sens, va prévaloir".

Il rappelle que le Parti communiste est la "force politique majeure" dans le mouvement antilibéral, affirmant que sa secrétaire nationale est un "atout" dans la campagne électorale.

Si elle est désignée candidate de rassemblement, le numéro un du PCF "se consacrera exclusivement à la campagne commune" et sera déchargé de ses responsabilités de secrétaire nationale, prévoit le texte.

Mme Buffet sera, par ailleurs, entourée d'un "collectif de porte-parole" qui garantira "la diversité du rassemblement" et permettra "à chaque composante d'y trouver sa place".

Cette stratégie complexe découle de la nécessité pour le PCF de rallier les différentes sensibilités en son sein.

Un courant "refondateur", farouche partisan d'une candidature unique antilibérale et qui refuse de faire de la candidature de Mme Buffet "un préalable" aux collectifs, a voté en faveur du texte.

Mais la stratégie de la direction a été rejetée par d'autres courants minoritaires. André Gerin, député-maire communiste de Vénissieux, a accusé la direction d'entraîner le parti "dans un processus de liquidation". Il entend poser sa candidature à l'investiture pour représenter le seul PCF.

Favorable à "une candidature de rassemblement", Nicolas Marchand, animateur d'un autre courant minoritaire, a affirmé à l'AFP qu'il avait également voté contre la stratégie de la direction car elle "alimente l'idée qu'il pourrait ne pas y avoir de candidature communiste" en 2007.


Par Cilou Lilou - Publié dans : Elections
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