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Samedi 30 septembre 2006 6 30 09 2006 20:40
vendredi 29 septembre 2006, 20h43

MADRID (AP) - Le ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a appelé vendredi l'Union européenne à interdire toute régularisation massive d'immigrants clandestins, lors d'une réunion à Madrid des ministres des huit pays méditerranéens de l'UE (Chypre, Espagne, France, Grèce, Italie, Malte, Portugal, Slovénie).

M. Sarkozy a une nouvelle fois critiqué l'Espagne pour avoir régularisé l'an dernier près de 600.000 clandestins. Il a estimé que cela revenait à leur ouvrir la porte de l'ensemble des pays de l'UE et était de nature à encourager l'immigration illégale.

"La conviction qui est la nôtre, c'est que la crise aiguë que connaît l'Europe n'en est qu'à son démarrage", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion. Si les dirigeants européens n'agissent pas, a-t-il averti, "nous verrons dans nos démocraties monter des sentiments de xénophobie que plus personne ne pourra contrôler".

Nicolas Sarkozy s'est défendu de vouloir donner des leçons à l'Espagne "pour une raison": "je n'aime pas en recevoir". Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, en réponse aux critiques de sa politique de l'immigration, avait jugé mercredi que Madrid "n'a pas à tenir compte de ce que dit le ministre français de l'Intérieur après ce que nous avons vu dans les banlieues de Paris".

La réunion de quatre heures, qui a rassemblé des ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur ou des délégations de rang inférieur des huit pays, s'est déroulée à huis clos, à l'exception des discours d'ouverture et de clôture. Aucune décision n'a été annoncée.

M. Sarkozy a affirmé que ses propositions pour une politique d'asile commune et l'interdiction des régularisations massives avaient été bien accueillies, malgré la controverse sur ce dossier entre le ministre français et Madrid.

L'immigration illégale est un problème qui concerne l'ensemble de l'Union européenne, a souligné le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos. "Nous ne parlons pas de la frontière maritime espagnole", a-t-il souligné à l'ouverture de la réunion. "Mais plutôt de la frontière extérieure de l'Europe".

La réunion intervenait alors que l'Espagne fait face à un afflux de clandestins. Plus de 24.000 Africains qui tentaient de gagner l'archipel espagnol des Canaries ou les côtes de l'Espagne, ont été interceptés depuis le début de l'année, soit cinq fois plus que pour l'ensemble de 2005. L'Italie a de son côté intercepté 12.000 clandestins qui tentaient d'atteindre la Sicile.

Nicolas Sarkozy prône une réforme en profondeur de la politique européenne en matière d'immigration. Selon le texte des propositions qu'il comptait présenter à Madrid, il plaide pour un "pacte européen d'immigration", qui comporterait "les grands principes d'une politique commune que les Etats membres s'engageraient formellement à respecter".

Dans ce cadre, il préconise notamment "l'interdiction à l'avenir de toute mesure de régularisation massive ou des régularisations de plein droit" et "la stricte limitation des mesures de régularisation à des situations humanitaires au cas par cas". Il plaide également pour "le principe d'éloignement des migrants clandestins sauf cas humanitaire particulier et d'expulsion des étrangers délinquants sauf protections particulières".

Le ministre espagnol de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba a estimé que les pays du sud de l'UE devaient travailler ensemble pour établir des accords de rapatriement avec les Etats africains d'où proviennent les clandestins. "Ensemble, nous sommes beaucoup plus forts lorsqu'il s'agit de négocier des processus qui sont complexes car ils affectent des pays avec une structure faible et de très nombreux besoins économiques". AP



( Associated Press / Yahoo News )


On se demande bien pour qui il se prend ce Sarkozy pour tenter d'infléchir la politique de l'immigration de l'UE déjà bien raciste ! Qui est-il ?? Il ne représente pas la France et il n'est pas président ! Il ferait bien de redescendre sur terre ou l'on ferait bien de l'y crasher  avec perte et fracas !

Cilou.

Par Cilou Lilou - Publié dans : Europe
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 09 2006 16:44
Futura-Sciences, le 09/03/2006 à 18h31


Les balises RFID font encore parler d’elles ! Après les puces dans nos moquettes, dans nos bagages et dans nos ballons de foot, les RFID sous-cutanées font leur entrée dans le monde de l'entreprise ! En effet, deux employés de la société Citywatcher ont accepté de troquer leur badge d’accès contre des puces de la taille d’une mine de crayon, implantées dans leur bras.

Une puce RFID à la place de votre badge d'accès ?

Citywatcher est une société de vidéosurveillance américaine, basée à Cincinnati, spécialisée dans les puces RFID. Selon leur employeur – dont le bras a également adopté une balise, les deux cobayes se sont portés volontaires pour échanger leurs badges contre des puces sous-cutanées. Outre sa dimension novatrice, la firme compte bien tirer profit de ce test en montrant à ses clients l’intérêt – et l’absence de risque – de cette technologie.

Les balises RFID (identification par radiofréquences), qui peuvent être collées à peu près partout, sont composées d’une antenne et d’une puce électronique, qui réagissent aux ondes radio et transmettent des informations à distance. Elles envoient un identifiant unique de 64 bits parmi plus de 18 mille trillions de combinaisons.

Les employés n’ont plus à fouiller dans leur poche pour obtenir leurs accréditations. En effet, les puces RFID qu’ils se sont laissées greffer sous la peau leur permettent d’accéder en toute liberté aux sites sécurisés de l’entreprise, tel le centre de commandement.

La société Applied Digital, qui leur a fourni ces puces RFID, n’en est pas à son premier coup de publicité. Ainsi, par le passé, elle avait déjà proposé de régler ses achats et de tirer de l’argent aux distributeurs en… tendant le bras !

Par Cilou Lilou - Publié dans : Nanotechs
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 09 2006 16:35
Par Dominique Selse, Tech&Co, le 28/09/2006 à 08h22

En utilisant des techniques d’analyse à l’échelle du nanomètre et des quantités de matériaux très faibles – trop faibles théoriquement pour provoquer une détonation - , des chercheurs viennent de réaliser des bombes miniatures expérimentales pour mieux comprendre les phénomènes explosifs.

C’est en travaillant avec un microscope à force atomique (AFM) que des physiciens du Georgia Institute of Technology et de l’université Texas Tech, ont pu développer une nouvelle façon d’étudier les explosions de taille nanométrique (1 nm = 10-9 m). L’AFM est basé sur la mesure des forces entre un fin stylet (la pointe du capteur du microscope) et la surface étudiée. Les forces d'interaction modifient la déflection ou la torsion statique ou oscillante du stylet. Une technique d’analyse de surfaces qui, selon William King, professeur assistant à Georgia Tech, « fournit de nouvelles informations sur les phénomènes de mélanges, d’évaporation et de « décomposition » - ndlr : explosion - aux plus petites échelles ». (1)

La science des explosifs cherche à concevoir des « matériaux énergétiques » dotés de réponses spécifiques, pour une température donnée et en produisant tel ou tel taux de combustion, afin de contrôler totalement l’explosion. Et ce autant à des fins civiles que militaires.

400 zeptogrammes de penthrite

Le capteur de l’AFM utilisé se trouve être la source de chaleur contrôlée la plus petite au monde, capable de provoquer des montées en température sur des zones de seulement quelques nanomètres de diamètre. Fabriqué à base de silicium, le capteur renferme une résistance pouvant produire 1000 degrés Celsius.

Les chercheurs ont pu réaliser l’analyse thermique à l’échelle de la « nano-explosion » à l’aide de films minces d’un matériau énergétique polycristallin appelé PETN (pentaerythritol tetranitrate, C5H8N4O12), un explosif plus connu sous le nom de penthrite. Ultra puissant, employé notamment dans l’armement, il a été utilisé ici en très petite quantité : environ 400 zeptogrammes - sachant que 1 zg = 10-24 kg - soit un millième du minimum nécessaire pour provoquer une explosion au sens classique du terme.

L’équipe de King a mélangé, évaporé et fait exploser le PETN sur des volumes correspondant à des dimensions allant de 100 nm à quelques μm (microns). En faisant varier la température lorsque le stylet balaye le film, les scientifiques ont pu cartographier tous les paramètres du mélange, de l’évaporation et de la décomposition, et en observer les effets. Cela ouvre la voie à des modèles physiques du comportement de ces matériaux, alors que jusqu’ici on devait se contenter de leur appliquer empiriquement les résultats connus à plus grande échelle.

Le contrôle de la morphologie des matériaux énergétiques nanométriques et la mesure de leurs propriétés est une avancée. Un exemple : les vides résidant entre les cristaux qui composent un explosif sont supposés jouer un rôle majeur dans l’explosion. S’ils sont soumis à certains stimuli, ce sont ces espaces vides qui, devenant des zones très chaudes, se comportent comme autant de minuscules détonateurs montant en température, en taille et en pression pour mener à la détonation de l’ensemble. Or la formation de ces vides n’est pas directement contrôlée lors de la phase de synthèse. D’où l’intérêt d’une meilleure connaissance des explosions nanométriques pour concevoir et fabriquer de meilleurs explosifs. Cela permettra aussi de trouver des applications en dehors du champ militaire.

L’autre intérêt est de comprendre pourquoi et comment les explosifs se dégradent dans le temps, les cristaux changeant de dimension ce qui modifie les propriétés en réduisant leur efficacité.

(1) "Nanoscale Thermal Analysis of an Energetic Material”, William P. King, Shubham Saxena, Brent A. Nelson, Brandon L. Weeks, and Rajasekar Pitchimani, Nano Lett.; 2006; 6(9) pp 2145 – 2149

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La pointe du capteur du microscope AFM

La pointe du capteur du microscope AFM
Crédits : William King


( Futura Sciences )



Pratiques ces nanobombes pour provoquer un accident cérébral... Sa nano-taille lui permet de s'introduire dans le corps humain et de remonter jusqu'au cerveau. Une nouvelle façon de tuer ! La guerre "propre" ?? Comment peut-on envisager qu'une guerre puisse être propre ??? D'autant que ces nano-bombes, n'importe qui peut en être la cible !

Cilou

Par Cilou Lilou - Publié dans : Nanotechs
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 09 2006 16:31
Sauver l’Institut Belrad

Après vingt ans de luttes pour protéger les enfants contre la radioactivité et faire connaître la vérité sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, Vassili Nesterenko risque de devoir fermer son institut par manque de financements. Ce serait une perte irréparable. L’Institut de radioprotection Belrad est la seule source indépendante d’informations sur les pathologies dans les régions contaminées par le plus grand accident technologique de l’Histoire et la seule structure à essayer d’améliorer la santé des habitants de ces régions.

Un crime scientifique programmé se perpétue depuis 20 ans au cœur de l’Europe sous de hautes responsabilités, dans l’indifférence générale et la désinformation. Dans la seule Biélorussie deux millions de paysans, dont plus de quatre cent mille enfants, sont condamnés à se nourrir avec des aliments contaminés par le césium radioactif et à souffrir de toutes les maladies ignorées de l’atome. Ils ne comprennent pas pourquoi le monde riche et technologiquement avancé se détourne de leur cauchemar, alors que ce dont ils sont atteints menace tous les habitants de la planète. La réponse à leur étonnement existe et elle est révoltante.

Peu de gens savent qu’un accord signé entre l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), empêche l’OMS d’agir librement dans le domaine nucléaire si elle n’a pas l’assentiment de l’AIEA. Formée de physiciens et non de médecins, cette dernière, dont l’objectif principal est la promotion des centrales atomiques dans le monde, est la seule agence spécialisée des Nations Unies qui dépende directement du Conseil de sécurité. Elle impose son diktat à l’OMS, qui, soumise, n’a rien fait à Tchernobyl. Par un détournement piloté de la vérité scientifique le lobby nucléaire et la médecine officielle internationale condamnent sciemment des millions de cobayes humains (Kofi Annan parle de 9 millions de personnes atteintes) à expérimenter dans leur corps des pathologies nouvelles dans le vaste laboratoire formé par les territoires contaminés de Tchernobyl. Les experts observent les habitants, mais ne les protègent pas.

Peu de gens savent qu’en août 1986, quatre mois après l’accident, les Occidentaux ont obligé les Soviétiques, au cours d’une réunion houleuse tenue à huis clos à Vienne, à diviser par dix leurs prévisions sur les conséquences sanitaires de la catastrophe, soit quatre mille cancers mortels au lieu de quarante mille dans les seuls territoires européens de l’URSS. Les témoignages et les documents que nous avons recueillis en 15 ans d’enquêtes dans ces territoires accusent les plus hautes instances institutionnelles et scientifiques mondiales d’un crime prémédité à Tchernobyl : crime contre l’humanité et crime contre la vérité scientifique (1).

L’opinion publique mal informée reste paralysée par l’impuissance, elle n’y pense plus pour échapper à l’angoisse. Car la vraie question est : que pouvons-nous faire ? Franz Weber, en se référant aux armes à l’uranium appauvri utilisées massivement par l’armée américaine, vient de publier dans son Journal une vibrante invective contre les « lâches opportunistes aux postes clés de l’ONU qui taisent le crime » (2). Mais que faire devant les terribles photographies qu’il publie des malformations et des blessures profondes chez les nouveaux-nés irakiens, les mêmes qu’on voit chez les enfants américains dont les pères ont combattu la guerre du Golfe ? (En l’an 2000, sur les 580.000 hommes engagés dans cette guerre, 325.000 ont été déclarés en infirmité médicale permanente.) Nous observons les mêmes effets chez les enfants des « liquidateurs » oubliés (un million d’hommes), qui ont éteint l’incendie de Tchernobyl et construit au-dessus des ruines un « sarcophage » instable dans des conditions de radioactivité terrifiante ; les mêmes dans les Balkans et en Afghanistan. Quelle action est possible pour arrêter cet assassinat délibéré de la vie sur terre ? Comment imposer la vérité aux lâches opportunistes de la science officielle nucléaire et médicale ? Car ce sont eux, les « experts », qui couvrent l’indifférence irresponsable des gouvernements.

Or, l’action appropriée existe. Elle a commencé étonnamment il y a 20 ans, grâce à quelques hommes courageux et honnêtes. Fragile, peu connue, soutenue par des citoyens occidentaux et par quelques associations, elle n’est pas assurée de durer car ses moyens se sont affaiblis au cours des années face à l’énorme pouvoir d’influence du lobby nucléaire.

Dans les heures qui ont suivi la catastrophe de Tchernobyl, un homme s’est révolté contre le mensonge d’État au prix de sa carrière et de sa sécurité personnelle. Membre de l’Académie des Sciences du Belarus, physicien de niveau international, Vassili Nesterenko avait accès en Union Soviétique aux villes interdites pour raisons militaires. Tchernobyl a bouleversé sa vie. Svetlana Alexievitch raconte (3) comment lors d’une conférence d’experts soviétiques il avait pris la parole pour souligner l’urgence d’évacuer la population à au moins 100 kilomètres à la ronde, de distribuer des dosimètres et des tablettes d’iode, de sauver les enfants. « La salle était restée inerte, chacun jugeant qu’il exagérait. Il avait insisté, bataillé. L’auditoire était resté sceptique. Quand il avait vu que ses efforts étaient vains, que chacun faisait mine de croire à une situation "normale", comme le proclamait la propagande, des larmes de rage s’étaient mises à couler sur son visage... " Cet homme, il fallait que je le rencontre", conclut Svetlana Alexievitch. ». (4) Face à l’inaction et aux mensonges du gouvernement soviétique, par un geste d’une témérité inouïe, Nesterenko décida d’arrêter, sans le moindre aval de ses supérieurs, les travaux scientifiques de l’Institut de l’énergétique nucléaire de la Biélorussie, qu’il dirigeait. A la place, il mit tout son personnel à contribution pour étudier les conséquences de Tchernobyl et pour élaborer une politique d’aide aux populations sinistrées. Naturellement, il fut limogé et il a subi les pressions du KGB. Il a échappé à deux attentats.

En 1990, il crée avec le soutien de Andrei Sakharov l’institut indépendant de radioprotection "Belrad" pour venir en aide aux enfants des territoires touchés par les retombées radioactives. Dans les villages les plus contaminés du Belarus il organise 370 Centres locaux de contrôle radiologique (CLCR), où il forme à la radioprotection les médecins, les enseignants, les infirmières du lieu : il met gratuitement à la disposition des populations des zones contaminées les moyens de contrôler la radioactivité des produits alimentaires. Les centres sont installés dans des écoles, des mairies ; des récipients en plomb permettent de mesurer en quelques minutes le nombre de becquerels (Bq) par kilo de nourriture : lait, légumes, fruits, farine, viande. Lorsque les échantillons dépassent les normes légales, cela est notifié, avec la recommandation de ne pas les consommer et surtout de ne pas en donner aux enfants. Financés d’abord par le Comité Tchernobyl du gouvernement pendant la brève période de "démocratisation", aujourd’hui, en 2006, suite à la reprise en mains de la situation par le lobby atomique les CLCR sont réduits au nombre de vingt, soutenus par des ONG occidentales.

En 1994, « Belrad » acquiert en Ukraine, avec l’aide d’ONG occidentales, des fauteuils mobiles pour l’anthropogammamétrie humaine et les perfectionne. Ces spectromètres mesurent la radioactivité dans le corps humain et sont reliés à un ordinateur qui enregistre les rayonnements gamma spécifiques des radionucléides incorporés : le césium 137, mais aussi le potassium. Les équipes mobiles peuvent atteindre, par petites routes, les villages et hameaux les plus reculés. Il y a 911 écoles et 810 jardins d’enfants dans les zones contaminées du Bélarus. Les données stockées sont publiées régulièrement dans un document distribué aux autorités sanitaires nationales, régionales et locales ainsi qu’aux familles. Nesterenko est le seul scientifique qui mesure systématiquement la radioactivité artificielle interne. Ses mesures ont révélé des contaminations huit fois plus élevées que celles que publie le Ministère de la santé biélorusse, qui a tenté de le bloquer. Son activité étant légale, il n’a pas réussi à le faire plier (5). En 12 ans, 284 000 enfants ont été mesurés par « Belrad », parmi lesquels seulement 10-15% ne nécessitaient pas de radioprotection obligatoire. En 1996, Nesterenko adopte avec succès l’additif alimentaire à base de pectine de pommes recommandé par le Ministère de la santé ukrainien comme adsorbant du césium137 (Cs137). En un mois de traitement la charge en radionucléides de l’organisme de l’enfant peut baisser de 60-70%.

Beaucoup de familles occidentales invitent chaque année des enfants pendant la période des vacances. Pour continuer à purifier et à protéger contre les radionucléides l’organisme d’un enfant qui s’en est partiellement libéré lors d’un séjour à l’étranger, il suffit d’une somme d’environ 110 € par an : c’est le coût de l’adsorbant à base de pectine et de mesures de la contamination de l’organisme de l’enfant. Mais la pectine seule ne suffit pas. Le séjour à l’étranger est nécessaire, mais pas suffisant. En combinant les deux méthodes, il est possible de tenir l’enfant hors du danger de lésions graves à l’organisme par contamination. Les enfants pris au piège en Bélarus sont 500 000, ce qui fait 55 millions d’Euros. Cet argent n’existe pas. Le coût de deux journées de guerre des pays riches contre Belgrade (400 millions, estimation de la banque américaine Merryl Lynch) couvrirait un peu plus de 7 ans de soins. L’argent existe pour tuer, pas pour faire vivre.

Dans la même période, Nesterenko fait la connaissance du professeur Youri Bandajevsky, qui effectue, depuis 1991, à l’institut médical de Gomel qu’il dirige, des recherches sur les pathologies nouvelles chez les habitants des territoires contaminés. Il découvre que la fréquence et la gravité des altérations morphologiques et fonctionnelles du cœur augmentent proportionnellement à la quantité de césium radioactif incorporé dans l’organisme. Une nouveauté scientifique lourde de conséquences. Il décrit la "cardiomyopathie du césium" : troubles cardiaques chez le petit enfant, chez l’adolescent et l’adulte, avec atteinte dégénérative du myocarde. La mort subite survient à tous les âges. Y. Bandajevsky et son équipe décrivent des "processus pathologiques interdépendants tant au niveau du cœur, du foie, des reins, des organes endocriniens, que du système immunitaire. Au-delà de 50 Becquerels par kilo de poids du corps, des lésions irréversibles apparaissent dans les organes vitaux. A partir de 1996, l’Institut "Belrad" et l’Institut de médecine de Gomel travaillent en parallèle. Les deux instituts montrent qu’avec un régime alimentaire pauvre en Cs137 chez l’enfant et l’animal de laboratoire, on peut éviter des dommages irréversibles au niveau des organes vitaux. Des voies de recherche totalement nouvelles pour la science sont ouvertes.

Les travaux des deux scientifiques constituent un cauchemar pour les « experts » du lobby nucléaire. Ils représentent l’écueil imprévu pour leur stratégie de l’ignorance et remettent la recherche scientifique à sa place au centre du laboratoire à ciel ouvert de la plus grande catastrophe technologique de l’histoire. Ils ne sont évidemment pas les seuls à comprendre de quoi il s’agit, mais ils sont les seuls à se trouver au cœur du territoire contaminé, au milieu des problèmes sanitaires, politiques et humains dont la catastrophe de Tchernobyl est porteuse. Les seuls à faire montre d’une détermination absolue à rester fidèles à leur honneur et à l’honneur de la science, face au malheur de leur peuple. Ils résistent - Vassili Nesterenko depuis vingt ans, Youri Bandajevsky depuis seize, en butte à des difficultés extrêmes. En plus des calomnies et des obstacles continuels que les serviteurs du lobby, en particulier allemands et français (6), créent à l’Est comme à l’Ouest pour bloquer leur action et museler la presse, les financements de la Commission Européenne (Tacis) sont systématiquement refusés aux projets de radioprotection des enfants présentés à plusieurs reprises par V. Nesterenko (7).

Des coïncidences objectives surgissent parfois dans l’Histoire dont les effets réels et symboliques s’avèrent inversement proportionnels à l’apparente fragilité des protagonistes. Quelque chose de semblable, peut-être une chance à ne pas perdre, se trouve en ce moment au coeur du drame de Tchernobyl. En soutenant humainement, politiquement, financièrement les travaux de ces deux scientifiques exceptionnels, les sociétés civiles occidentales d’Europe et des Etats-Unis ont l’occasion unique, en s’unissant dans un effort authentiquement humanitaire, d’attaquer de front le sancta sanctorum des politiques suicidaires de décideurs incontrôlés, qui font courir des risques majeurs à l’humanité entière. L’objectif essentiel n’est pas la mort de l’industrie nucléaire en tant que telle qui, de toutes façons, est condamnée après la catastrophe de Tchernobyl dont elle ne sait se défendre que par le mensonge et le secret. L’objectif prioritaire des deux scientifiques et de ceux qui les soutiennent est la vérité scientifique matériellement assurée et librement partagée. Plus que jamais dans le domaine de l’atome, l’indépendance de la recherche et de la connaissance sont nécessaires à la survie de l’humanité. « Chaque être humain a le droit de savoir tout ce qui a trait à sa santé, à la santé de ses enfants et de ses proches, ce qu’il faut éviter et pourquoi » (8). Que ces deux hommes existent et résistent là où ils se trouvent, ressemble à une chance fragile à ce moment de l’Histoire.

Dans la perspective d’une réponse proportionnée au désastre les aides des ONG ne peuvent pas suffire. Seules de grandes fondations comme celle de Bill Gates ou de Teresa Heinz Kerry par exemple, pourraient être à la hauteur du défi représenté par la catastrophe sanitaire de Tchernobyl, elles pourraient élargir l’aide aux populations et faire pression sur la politique des États. Nous invoquons l’aide de ces fondations.

Entre-temps, l’Institut "Belrad" se débat pour survivre dans de grandes difficultés économiques. Ses financeurs sont de modestes citoyens européens, adhérents d’ONG, qui défendent l’environnement et la santé. Pour continuer à le maintenir en vie, nous prions les personnes, qui ne veulent pas voir disparaître cette seule source d’information et de radioprotection indépendante, à envoyer les chèques à l’adresse de notre association ou de verser les sommes sur son compte bancaire :

« Enfants de Tchernobyl Bélarus »
20 rue Principale,
68480 Biederthal
France

Compte bancaire : 00029876060,
Crédit Mutuel,
68220 Leymen,
France

-  Président : Docteur Michel Fernex, Professeur émérite, Faculté de Médecine de Bâle, ex-membre de Comités Directeurs de TDR (Programme spécial de Recherche pour les Maladies Tropicales), OMS.

-  Vice-président : Professeur Vassili Nesterenko, Directeur de l’Institut "Belrad", Docteur ès sciences techniques, membre correspondant de l’Académie des sciences de la République du Bélarus.

Wladimir Tchertkoff
(Wladimir Tchertkoff, d’origine russe et de nationalité italienne, longtemps journaliste pour la Rai puis la Télévision de la Suisse italienne de Lugano, a réalisé plus de soixante-dix documentaires dont cinq consacrés aux territoires contaminés par Tchernobyl. Il est également secrétaire de l’association « Les Enfants de Tchernobyl Bélarus ». Auteur de « Le crime de Tchernobyl - Le goulag nucléaire » Éd. Actes Sud.)


1) « Le crime de Tchernobyl - Le goulag nucléaire », Actes Sud, avril 2006.
2) Fondation Franz Weber et Helvetia Nostra - N° d’avril, mai, juin 2006. http://www.ffw.ch
3) « La Supplication » (Lattès), 1998.
4) Cité par Nathalie Nougayrède, Le Monde, 20 mai 2000
5) « Le crime de Tchernobyl » 3ePartie, Ch. 5. p.289 - MINZDRAV ENVOIE UN ULTIMATUM À NESTERENKO
6) Ibid. 3e Partie Ch. 6. p.309 CALOMNIES CONTRE LA RADIOPROTECTION et 4e Partie p.339, Ch. 1, 2, 3
7) Ibid. 3e Partie pp. 317-324.
8) John W. Gofman - Chernobyl accident, Radiation consequences for this and future generations, 1993.


( HNS )

Par Cilou Lilou - Publié dans : Dictature industrielle
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 09 2006 16:27
07 septembre 2006

SUD-Rail dénonce la chasse aux sorcières organisée par la présidente de la SNCF et la directrice de région de Dijon qui veut licencier Zabir G suite à un non respect d’une procédure comptable. SUD-rail considère cette sanction disproportionnée (la somme en jeu est de 120 euros) et inacceptable ; notre élu paye cher le fait de s’appeler Zabir et d’être à SUD-Rail.

Scandalisé par cette sanction, SUD-Rail mobilise quelques militants pour apporter son soutien à Zabir G lors de la réunion du comité d’établissement de Dijon. La directrice de région (qui ne cache ses sympathies politiques pour l’UMP) refuse tout débat, joue la provocation et s’abrite derrière quelques cadres zélés qui lui ouvrent manu militari un chemin pour rejoindre son bureau.

La légère bousculade ainsi créée lui donne un prétexte pour s’offrir un autre militant SUD-Rail dont le sifflet l’indisposait. Elle fait monter, témoignages de cadres à l’appui, un dossier contre lui et l’accuse d’agression avec arme par destination. Notre camarade a été arrêté par la police, placé en garde à vue pendant plus de 24 heures et son domicile perquisitionné. Trois autres plaintes contre X ont été déposées par la direction régionale de Dijon.

Dans sa chasse aux élus SUD-Rail, la directrice de Dijon a reçu l’appui total d’une autre sympathisante UMP, Anne Marie Idrac. Difficile de ne pas voir dans ces faits, une orientation politique et la poursuite du mouvement de criminalisation de l’action syndicale soutenu par Nicolas Sarkozy.

La rencontre entre la fédération SUD-Rail et la nouvelle présidente de la SNCF mercredi 06 septembre s’est révélée affligeante, puisqu’aux fins de non recevoir faites à nos demandes de levée des sanctions s’est ajouté un ton condescendant révélateur du mépris qu’éprouve la Présidente pour les représentants SUD-Rail.

Pour SUD-Rail, la présidente aurait pu mieux commencer son mandat à la tête de la SNCF.

SUD-Rail engagera, avec les cheminots, toutes les actions jugées nécessaires si la direction ne stoppe pas immédiatement cette chasse aux sorcières contre les représentants des cheminots.

    
Par Cilou Lilou - Publié dans : Féminisme
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