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Jeudi 28 septembre 2006 4 28 09 2006 02:44


Le 27/09/2006 à 08h39


Des produits chimiques tels que les pesticides, les PCBs et les retardateurs de flamme bromés ont été retrouvés dans les aliments consommés partout en Europe - aussi bien dans les produits laitiers que dans le poisson ou la viande - selon un rapport que publie le WWF.

Ce nouveau rapport, intitulé « Chaîne de Contamination : le Maillon Alimentaire » montre que les aliments constituent un élément crucial dans la chaîne de contamination qui commence par la fabrication des produits chimiques et se termine avec leur apparition indésirable dans notre sang, accompagnée du risque potentiel de développer des maladies graves. Le rapport atteste que ces substances nocives sont également présentes chez les animaux sauvages et dans l'environnement.


« Les hommes se trouvant en haut de la chaîne alimentaire, il est normal qu'ils soient tout particulièrement exposés aux produits chimiques présents dans la nourriture », explique le professeur Jan Åke Gustafsson, coordinateur de CASCADE, un réseau européen qui s'intéresse aux perturbateurs endocriniens contenus dans les aliments et qui soutient le rapport du WWF. « Dans la mesure où certaines de ces substances chimiques sont comparables aux hormones, elles entraînent des perturbations de notre système endocrinien et peuvent être un facteur de risque de maladies comme l'obésité, différentes formes de cancer et de diabète, ainsi qu'une baisse de fertilité. »

Le rapport du WWF dévoile les résultats d'une analyse effectuée sur 27 échantillons d'aliments différents achetés en supermarché dans sept pays européens : Grande Bretagne, Italie, Espagne, Grèce, Suède, Finlande et Pologne. Ces aliments comprennent des produits laitiers (lait, beurre et fromage), de la viande (saucisses, lard, blancs de poulet, jambon et saucisson) du poisson (saumon et thon), du pain, du miel et de l'huile d'olive. Ils ont été analysés selon huit groupes de substances chimiques fabriqués par l'homme : pesticides organochlorés, PCBs, retardateurs de flamme bromés, substances chimiques perfluorées, phtalates, organoétains, alkyphénols et muscs artificiels.


Les tests ont mis en évidence la présence de matières synthétiques à risque potentiel dans tous les échantillons, qui s'étendent des phtalates dans l'huile d'olive, le fromage et les viandes, aux pesticides organochlorés interdits dans le poisson et la viande de renne, des muscs artificiels et organoétains dans le poisson aux retardateurs de flamme dans les viandes et les fromages.

Alors que le WWF souligne que la consommation de ces aliments ne rend pas pour autant malade, l'organisation mondiale se déclare sérieusement préoccupée par les effets potentiels et à long-terme de faibles expositions répétées à des produits chimiques par le biais du régime alimentaire, en particulier sur les foetus, les enfants en bas-âge et les jeunes enfants.


« Il est choquant de s'apercevoir qu'un régime sain entraîne l'ingestion de tant de substances contaminantes », indique Sandra Jen, Directrice de la campagne DetoX du WWF. « Rompre cette chaîne globale de contamination requiert un engagement ferme de la part des politiques européens en faveur de la santé et de l'environnement. »

Les aliments constituent pour l'homme une des principales sources d'exposition aux polluants, en particulier ceux dits persistants et accumulateurs (dans l'environnement) tels que le DDT, les PCB et les retardateurs de flamme bromés. Mais les produits chimiques apparaissent dans l'environnement par de nombreux autres biais : fuites au moment de leur fabrication, pendant le transport et le stockage, lors d'application directe, ainsi que dans l'utilisation de produits de type ordinateurs, télévision ou encore articles de toilette. Cet automne, le Parlement Européen est appelé à voter la nouvelle loi (REACH) qui a pour vocation de protéger les hommes et les animaux des méfaits de substances chimiques nocives. Malheureusement, cette législation, durant toute la période de son développement, a fait l'objet d'attaques répétées du lobby de l'industrie chimique, ce qui a eu pour effet de réduire considérablement sa portée et de la rendre aussi inefficace, selon le WWF, que la législation actuelle. Le WWF enjoint vivement l'UE à adopter une version de REACH beaucoup plus ferme. Les législateurs en charge de cette directive doivent s'assurer qu'elle contraigne les producteurs de substances chimiques à fournir suffisamment de données sur leurs produits de façon à pouvoir en identifier les risques, surtout pour ceux qui présentent les plus forts taux de toxicité. De plus, les substances les plus inquiétantes, telles que les perturbateurs hormonaux, doivent pouvoir être remplacées par des alternatives plus fiables dès lors qu'elles sont disponibles.

· Les pesticides organochlorés sont utilisés en agriculture, les PCB dans l'équipement électrique, les retardateurs de flamme bromés dans les plastiques, les textiles et les équipements électroniques, les substances chimiques perfluorées dans la fabrication de surfaces anti-adhésives et emballages de restauration rapide, les phtalates pour assouplir le plastique, les organoétains dans les revêtements anti-fouling, les alkyphénols dans les détergents et enfin les muscs artificiels comme parfums de synthèse dans les produits d'entretien et les cosmétiques.





Par Cilou Lilou - Publié dans : Santé
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 09 2006 16:48
mardi 26 septembre 2006, 3h01

WASHINGTON (AP) - La température de la Terre n'a pas été aussi élevée depuis plusieurs milliers d'années, une situation qui a commencé à affecter la faune et la flore, selon un article publié mardi dans la revue de l'Académie nationale des Sciences américaine.

Selon une équipe de chercheurs menée par James Hansen, de l'Institut des études spatiales de la NASA, la Terre s'est réchauffée à hauteur de 0,2 degrés Celsius par décennie ces 30 dernières années, ce qui amène la température de la planète à son plus haut niveau de la période interglaciaire actuelle, qui a débuté il y a environ 12.000 ans.

Les chercheurs relèvent d'autre part que le journal "Nature" a rapporté que 1.700 espèces de végétaux, d'animaux et d'insectes se sont déplacées vers les pôles à une vitesse d'environ 6,5 kilomètres par décennie durant la deuxième moitié du 20e siècle.

"Ces preuves suggèrent que nous nous approchons de niveaux dangereux de pollution occasionnée par l'Homme", a déclaré M. Hansen dans un communiqué.

Ce scientifique, qui avait averti du danger du réchauffement global il y des dizaines d'années, a estimé que les gaz à effet de serre sont aujourd'hui le facteur le plus important de ce réchauffement.

L'étude qu'il présente avec son équipe affirme également que la température globale de la Terre est actuellement environ un degré Celsius inférieure à la température maximale que la planète ait vécue ce dernier million d'années.

"Si le réchauffement global se poursuit de deux ou trois degrés Celsius, nous verrons probablement des changements qui feront de la Terre une planète différente de celle que nous connaissons. La dernière fois qu'il faisait aussi chaud était au milieu du Pliocène, il y a environ trois millions d'années, lorsque le niveau des océans était estimé à 25 mètres de plus qu'aujourd'hui", a déclaré M. Hansen. AP

Par Cilou Lilou - Publié dans : Planète
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 09 2006 16:45
lundi 25 septembre 2006, 19h48

JUNEAU, Alaska (AP) - La plupart des glaciers du sud-est de l'Alaska fondent deux fois plus vite qu'on ne le pensait auparavant, affirme une nouvelle étude américaine.

Le glaciologue Roman Motyka de l'université Alaska Fairbanks, son collègue Chris Larsen et trois autres scientifiques ont comparé des données radar collectées depuis l'espace en 2000 avec des photos aériennes prises entre 1948 et 1979.

Ils ont établi que 95% des glaciers du sud-est de l'Alaska fondaient et que certains ont perdu jusqu'à 650 mètres de hauteur depuis 1948. Grâce aux nouvelles données plus précises, ils ont calculé que la vitesse de la fonte de ces glaciers avait été grandement sous-estimée lors d'une précédente étude réalisée en 2002.

Selon eux, les glaciers de la région perdent en moyenne 14,6 kilomètres cubes de glace chaque année sous l'effet combiné du réchauffement climatique et de la dynamique des glaciers. Mais ils estiment que ce chiffre pourrait être encore sous-évalué.

Les glaciers du sud-est de l'Alaska sont très sensibles aux changements climatiques en raison de leur large surface et de leur faible élévation. Or, les hivers sont plus doux et davantage pluvieux dans la région qu'il y a 50 ans.

Une élévation de température n'est pas la seule cause possible. Les glaciers peuvent reculer de 800 mètres par an et cette perte ne peut être attribuée directement au changement climatique, selon les chercheurs, qui évoquent la dynamique des glaciers.

Les scientifiques ont également relevé des anomalies. Ainsi 5% des glaciers étudiés sont en expansion et s'épaississent. Ces glaciers s'étalent souvent à une altitude plus élevée. En outre, la dynamique des glaciers produit un effet opposé dans ces exceptions, créant un autre type de déséquilibre favorisant leur progression.

Selon M. Motyka, de nouvelles photos prises cet été dans la région devraient permettre d'affiner l'analyse. AP


Par Cilou Lilou - Publié dans : Planète
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 09 2006 16:43
Lundi 25 septembre 2006, 14h31

PARIS (AFP) - Une affiche de la campagne publicitaire de Télérama reproduisant un courriel d'un lecteur qui cite Nicolas Sarkozy a été refusée par la régie publicitaire de la RATP Métrobus, a-t-on appris lundi auprès de l'hebdomadaire.
Télérama, qui change mercredi de formule, a commandé une campagne à l'agence de communication La Chose. Cette agence a eu l'idée de reprendre, dans le courrier des lecteurs, des citations illustrant le slogan de l'hebdomadaire: "Nous sommes durs, vous êtes pires".

L'un des "visuels" reproduit une citation d'un lecteur de Seine-Maritime, qui devait être affichée sur les quais du métro parisien: "Dimanche 15 janvier. Vivement dimanche. Nicolas Sarkozy devrait faire attention. C'est déjà la 3ème fois qu'il invite Michel Drucker dans son émission".

Yann Chapelon, directeur général de Télérama, a expliqué à l'AFP avoir été mis au courant vendredi dernier: "Nous n'avons pas très bien compris ce refus. C'était un trait d'humour. Cela avait été publié dans Télérama".

Pour lui, "le rôle de cette campagne n'est pas d'être politique, mais de réaffirmer le rôle critique de Télérama, en connivence avec les lecteurs qui ont toujours les deux premières pages et s'en donnent à coeur joie dans leur rôle critique".

Sylvie Doerflinger, directrice juridique de Métrobus, a expliqué à l'AFP: "Nous sommes tenus à une neutralité dans le cadre de notre convention avec la RATP et il nous est interdit de faire quelque communication à caractère politique que ce soit". C'est "dans le cadre de cette neutralité" que Métrobus a refusé ce visuel, d'autant que "du point de vue strictement juridique, il y avait un risque de diffamation", selon elle.

Une récente campagne de RTL montrant des personnages politiques a eu droit de cité dans le métro, mais Métrobus observe que, dans ce cas, "il n'y avait pas de mise en cause d'un personnage politique".

La campagne d'affichage sera néanmoins présente dans les gares et le réseau des marchands de journaux.



Par Cilou Lilou - Publié dans : Médias
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 09 2006 16:23
dimanche 24 septembre 2006, 14h44

BUCAREST (AFP) - Les 38e assises de l'Union internationale de la presse francophone (UPF) ont achevé dimanche leurs cinq jours de travaux à Bucarest, avec un appel de son président, le Français Hervé Bourges, à créer "une alternative à la logique de Google", le géant américain d'internet.
"Il est de la responsabilité des médias francophones de travailler étroitement ensemble pour trouver une alternative à la logique de Google", a affirmé dans son discours de clôture M. Bourges, aux côtés du secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), le Sénégalais Abdou Diouf.

Selon M. Bourges, la "méthode d'indexation" de Google, conduit en fait "à une grégarisation croissante", les internautes s'informant sur un nombre de plus en plus réduit de médias et de sujets, cela au détriment des pays du sud, "sauf sur les rares sujets sur lesquels un grand nombre de médias internationaux s'expriment et c'est alors rarement à leur avantage".

Abdou Diouf s'est quant à lui réjoui devant les quelque 200 délégués venus de 35 pays, de leurs réflexions à ces assises de l'UPF, précédant à Bucarest le 11e Sommet de la Francophonie, qui s'ouvre justement jeudi prochain sur le thème des "nouvelles technologies de la communication et de l'enseignement", où sont attendus les dirigeants de 63 pays.

Au nom de l'UPF, M. Bourges a aussi attiré l'attention des chefs d'Etat francophones réunis à Bucarest jeudi, "sur la nécessité de soutenir dans tous leurs pays les agences de presse et les grands médias francophones dont la déontologie est éprouvée, pour les aider à reconquérir leur place dans la circulation globale de l'information".


( Agence France Presse / Yahoo News )



Souvenez-vous... RDDV (Renaud Donnedieu De Vabre) déclarait qu'il ne comptait pas s'arrêter à la musique avec la DADSVI et qu'il comptait bien s'attaquer au journalisme citoyen (cf. l'ancien blog d' Alternatives Progressistes http://alternativesprogressistes.over-blog.com , rubrique Médias ). Les mois ont passé, on se demandait ce qu'il attendait. Et bien voilà ce qu'il attendait ! Le soutien officiel des journalistes.  Cette fois sa mesure est légitimée par la presse dominante (Les arguments sur le Sud sont bien entendu bidons !). RDDV  prétendra n'avoir fait que répondre à une attente "des professionnel-les de l'information". Le feu est passé au vert pour lui. Le journalisme citoyen (Indymedia, Bellaciao, Agoravox, les blogs politiques dont Alternatives Progressistes) est donc plus que jamais en danger.

Pourquoi une telle mesure ? Le contrôle total de l'information et donc de la population par les grands groupes industriels et le gouvernement. Se référer à ce qu'il se passe aux Etats-Unis. La motivation est la même !

Cilou.

Par Cilou Lilou - Publié dans : Médias
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