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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /2006 12:42
Ségolène Royal n'a aucune personnalité et joue à fond sur un thème cher au marketing : l'image. "Parce qu'elle est une femme, elle doit être élue", "parce qu'elle est une femme, c'est une raison suffisante"

NON !


Le fait qu'elle soit une femme n'implique pas qu'on abaisse le niveau politique pour elle. Aucune femme digne de ce nom n'accèpterait cela. C'est de l'antiféminisme ! C'est du sexisme ! On ne juge pas une personnalité politique sur son sexe mais sur son programme ! Or justement, de programme, Ségolène Royal n'en a pas ! Les rares idées qu'elle laisse s'échapper sont volées à Sarkozy (qui lui-même les vole à Le Pen !) ! Ses phrases-slogan sont volées au pape !

Ségolène Royal passe plus de temps à élaborer son image qu'à peaufiner un programme (ce qui est gravissime pour une personnalité politique qui se présente aux élections !), Royal mise à fond sur le fait qu'elle est de sexe féminin et que si on la rejette, ce sont les femmes dans leur ensemble qu'on rejette, si elle perd les élections, ce sont les femmes qui perdent. Elle prend en otage le féminisme, elle qui est bourgeoise, d'un classicisme à rendre jaloux toutes/tous les ténors de la droite, d'un conformisme et d'un arrière-garde à faire pâlir les plus conservatrices/eurs. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que Sarkozy, Villepin et Raffarin ne tarissaient pas d'éloge sur elle depuis le début. Aujourd'hui, Sarkozy veut que comme alternative à lui, il n'y ait que Royal, et pour cela, il fait jouer toutes ses connaissances chez les gros groupes industriels qui contrôlent les médias (Bouygues, Dassault, Rotschild et surtout aussi Lagardère, avec qui il est personnellement ami). Mais être une femme n'est pas un programme en soi. La démarche de Ségolène Royal est totalement antiféministe. Elle récupère (ou plutôt tente maladroitement de récupérer) le combat féministe afin de l'instrumentaliser pour ses objectifs politiques. En fait, elle mise sur le fait d'être de sexe féminin pour justifier son accès au pouvoir sans autre raison.

Souvenons-nous que Parisot (du MEDEF) est aussi une femme, que Marine Le Pen et Margaret Thatcher aussi sont des femmes. Est-ce que cela a amélioré ou améliorerait quoi que ce soit (y compris pour les droits des femmes) de les faire accéder au pouvoir ? Non, bien au contraire ! Et même si l'on voulait élire une femme pour que le président de 2007 soit une présidente, Ségolène Royal n'est pas la seule femme en politique,  Marie-George Buffet, Clémentine Autain, Arlette Laguiller aussi sont des femmes, et elles, ont un programme clair, qui existe, et ne prennent pas en otage le féminisme !

J'ajoute que dans le rangs des prétendu-es "socialistes" ceux qui  font preuve de remarques sexistes à l'encontre de Ségolène Royal (remarques largement diffusées par les mêmes médias achetés par les mêmes industriels cités plus haut) agissent en réalité pour le compte de Ségolène Royal, cela fait partie de sa stratégie de marketing électroraliste. L'idée est de donner l'impression qu'elle dérange parce qu'elle est une femme et donc que voter pour elle, c'est remettre en question le machisme, y compris et à commencer par celui qui se trouve dans les rangs "socialistes". En d'autre termes, voter Royal, c'est faire acte de rébellion, c'est faire un acte féministe, c'est aller contre les vieux fossiles poussiéreux et conservateurs et défendre les droits des femmes, et du coup, voter Royal, c'est voter féministe, alors qu'il n'en est rien et que c'est très précisément le camp poussiéreux et conservateur, le camp des fossiles misogynes qui gagne si Royal gagne. Royal est une femme, certes. Mais si elle gagne, on n'aura défendu que Royal, et rien d'autre. La victoire serait la sienne, celle de sa candidature, celle de sa stratégie marketing, celle de l'ensemble des arrière-gardistes "socialistes", mais en aucun cas la cause des femmes ! Loin de là.

On aura alors au pouvoir une personnalité politique féminine mais pas féministe. Par contre, on aura l'ombre de Sarkozy sur chacune des mesures qu'elle prendra.

Votons pour des idées, votons pour un programme politique, pas pour une personne !

Une personne élue pour elle même est dangereuse pour la démocratie, si l'on vote, c'est bien pour qu'un programme politique concret soit appliqué.

NON à la politique spectacle (qui mise tout sur l'image plutôt que sur les idées), non à la politique fantoche (qui favorise le contenant plutôt que le contenu et qui ne tient jamais ses promesses) ! La politique, la vraie, c'est celle qui change les choses. Royal l'a bien compris et c'est la raison pour laquelle elle utilise l'argument qu'elle est une femme pour sa campagne. Elle sait que la population veut du changement, et le fait qu'elle soit une femme suggère qu'il est possible que ce changement arrive par elle, mais le seul changement que nous aurons si elle accède au pouvoir sera anatomique. On peut changer les choses en profondeur, au niveau de notre quotidien, de la politique interne et internationale de la France, on peut changer véritablement les mentalités en faisant triompher le progrès social, en faisant plus que dorer les barreaux de notre cage ! Ces changements peuvent être incarnés par une femme ou un homme, il y en a suffisamment à Gauche. Marie-George Buffet, Clémentine Autain, José Bové, Olivier Besancenot, Yves Salesse, etc...

Pour ma part, je sais pour qui je voterai, ce sera à Gauche, bien sûr, et ce sera autant dans le contenant que le contenu de la personnalité politique pour laquelle je voterai. Ce sera donc une femme, avec un programme.

Cilou.
Par Cilou Lilou - Publié dans : Stratégies
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /2006 11:22
Quand une avocate de renom et une femme politique importante se livrent à micro ouvert.

Rencontre entre Gisèle Halimi, avocate, militante féministe, présidente de Choisir la cause des femmes, et Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF.

Offrir des moments forts de vérité et d’échange, voilà l’un des miracles de la Fête de l’Humanité. Ce vendredi soir, au stand de la fédération de Paris, on n’entendait plus les bruits de la fête, on ne percevait plus l’agitation des allées. Gisèle Halimi et Marie-George Buffet conversaient à micro ouvert. La responsable du PCF confiait combien, dans un univers politique construit au masculin, les pressions pour faire entrer dans le moule sont fortes, et combien lui est précieux le regard attentif et critique de la militante féministe. Et la militante féministe se réjouissait d’avoir toujours trouvé la responsable communiste à ses côtés. Extraits.

L’Europe des femmes


Tirer vers le haut les droits des femmes dans toute l’Europe, c’est l’objectif visé par « la clause de l’Européenne la plus favorisée » imaginée et élaborée par Gisèle Halimi et son association, Choisir la cause des femmes. Marie-George Buffet défend cette proposition, « qui permet de porter partout dans l’Union européenne les exigences des femmes et qui sera un point d’appui pour développer les luttes ». « Car, dit-elle, j’ai toujours en mémoire ce qui est arrivé à cette jeune Polonaise devenue aveugle parce qu’on lui avait refusé une IVG. Et j’ai aussi en tête la situation des femmes victimes, en France, de violences domestiques, de discriminations, de sexisme. »

Une femme à l’Élysée

Certaines se disent aujourd’hui que si une femme était élue présidente de la République, cela changerait enfin les choses de façon significative. « C’est lorsque la voix des femmes en général sera portée en politique que nous avancerons », met en garde Marie-George Buffet, en appelant à faire en sorte que « le féminisme et les droits des femmes soient présents dans les campagnes présidentielle et législatives à venir ». Et Gisèle Halimi renchérit : « Le féminisme n’a jamais consisté à substituer une femme à un homme uniquement à cause de sa biologie. Bien sûr, s’il y avait une femme à l’Élysée, ce serait une avancée considérable mais pas n’importe quelle femme, pas avec n’importe quel programme, et encore moins sans programme. Choisir la cause des femmes ne soutiendra pas une candidature uniquement parce qu’elle est féminine, ce serait une énorme régression. »

La lutte et la loi

Gisèle Halimi : « Quand j’étais députée, j’avais déposé une loi qui est passée aux oubliettes sur le congé parental alterné et rémunéré. La mesure existe dans certains pays comme la Suède. Et j’avais proposé un financement, qui n’est d’ailleurs pas énorme. Aujourd’hui, en France, le congé parental n’est pas obligatoirement alterné et rémunéré. Alors qui s’arrête de travailler ? Celle dont le salaire manque le moins, parce qu’il est le plus faible. Choisir la cause des femmes ira donc voir tous les candidats et les candidates à la présidentielle pour exiger la réalisation de cette mesure. Parce qu’elle est juste, qu’elle permet aux femmes d’avoir des enfants, de les élever, de ne pas être coupées de la réalité politique et économique du pays. Parce qu’elle permet un changement des mentalités. Marie-George, si tu es candidate, diras-tu oui à cette proposition ? »

Marie-George Buffet : « Oui, parce que je me sens complètement concernée en tant que femme, et à travers toutes les femmes que je rencontre. Cela nous ramène à la question de la loi. La maîtrise de notre corps par la contraception et l’IVG, la parité, même si elle est incomplète, tout ce que nous avons gagné l’a été par la mobilisation des femmes et des hommes. Mais nous avons aussi obtenu que ces luttes soient actées par la loi. Il me semble extrêmement important de lier l’appel aux luttes et l’engagement politique, et de ne pas se contenter de dire sans arrêt aux gens de lutter. Les politiques ont leur propre responsabilité. Les propositions de loi que tu as faites en tant que députée témoignent que tu partages cette idée. Aujourd’hui, les féministes construisent une grande loi d’orientation sur les violences faites aux femmes. C’est une question sur laquelle la France est en retard par rapport à d’autres pays et sur laquelle l’ensemble des candidats devraient s’engager. »

Féminisme et politique

Marie-George Buffet : « Il y a eu, dans l’histoire du PCF, cette période formidable pendant laquelle il présentait des candidates alors que les femmes n’étaient ni éligibles ni électrices. Mais des choix stratégiques privilégiant le changement d’en haut et la volonté de faire le bonheur du peuple sans lui nous ont petit à petit écartés du combat pour les droits des femmes. » Aujourd’hui, le PCF a retrouvé le chemin du féminisme et place ce combat au coeur de la lutte d’émancipation humaine, souligne la secrétaire nationale du PCF, tout en poussant encore la réflexion : le combat féministe n’appelle-t-il pas à changer la politique elle-même ? Selon elle, il faut « inventer une conception de la politique construite à partir de la prise de parole des citoyens et des citoyennes et permettant aux hommes et aux femmes d’être partie prenante de l’élaboration des choix, mais aussi de la prise de décision ».

Gisèle Halimi : « Le mouvement féministe n’a pas toujours eu, quant à la politique, une position claire. Je me souviens qu’après le procès de Bobigny - je fais une parenthèse : il y a trente ans, personne n’a eu l’idée que ce procès était un acte fort, éblouissant, de désobéissance civique. Il rejoint ceux que l’on connaît aujourd’hui et qu’il faut appuyer, en particulier pour les enfants d’immigrés qui n’ont pas de papiers -, nous avions décidé avec "Choisir" d’aller voir les partis politiques. Mais Simone de Beauvoir a refusé de nous accompagner. Beaucoup de féministes pensaient alors que le pouvoir politique s’exerce sur une classe, sur un sexe et qu’elles n’avaient rien à gagner à ramasser les miettes de ce festin patriarcal. Mais c’était un très mauvais calcul et nous avons ainsi retardé l’entrée en politique active des femmes. Le mouvement féministe doit absolument continuer à avoir son indépendance par rapport aux partis, mais en même temps les appeler au relais. Et dire, selon des critères féministes, quel est le bon choix.»

Propos recueillis par Jacqueline Sellem


Par Cilou Lilou - Publié dans : Féminisme
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /2006 03:32
L’informatisation des données de santé avait valu l’an passé à Douste Blazy le prix spécial du jury. On a découvert, cette année, que le GIE Sesam Vitale avait pour sa part menti, en laissant entendre qu’elle avait activé les mécanismes de sécurité de la carte Vitale : en fait, nos données confidentielles sont écrites en clair, et modifiables...

C’est probablement l’un des plus grands scandales de l’année 2005. Alors que la sécurité sociale discrimine tous les médecins qui, au nom de la protection de la vie privée, et la défense du secret médical, refuse l’informatisation des données de santé, et que Phillipe DOUSTE-BLAZY, alors ministre de la Santé, avait emporté le "prix spécial du jury" aux BBA-F 2004 pour l’introduction du « Dossier Médical Personnel », parce qu’il mettait fin à la confidentialité des données de santé et au secret médical, deux ingénieurs ont découvert, et démontré, cet été 2005, que la carte Sesam Vitale était d’autant plus faillible... qu’elle n’était tout simplement pas sécurisée.

Jérome Crétaux et Patrick Gueulle (nominés, par ailleurs, aux prix Voltaire cette année), ont en effet démontré qu’il était possible d’avoir accès aux données confidentielles présentes dans la carte et de créer des cartes “compatibles” acceptées par les professionnels de santé tout en modifiant lesdites données confidentielles...

Le problème tient au fait que les données sont codées, mais pas chiffrées. Autrement dit, au lieu d’être protégées par un algorithme de cryptographie -comme c’est généralement le cas dès qu’il est question de sécurité informatique-, elles ne sont protégées que du regard de ceux qui ne maîtrisent pas le langage machine...

Patrick Gueulle avance ainsi que “la carte vitale ressemble a une affiche placardée dans la rue avec une partie normale et une partie en jaune où il est écrit “ne pas lire” ; nous n’avons rien craqué, puisqu’il n’y a rien a craquer : nous avons lu et recopié des données en lecture libre, photocopié une carte papier“.

Pis, si l’on peut dire : les deux ingénieurs ont découvert qu’aucune protection n’empêche de modifier les données contenues dans les cartes clonées. En effet, les mécanismes existent, mais ils n’ont pas été activés... Cette absence de sécurité relève donc d’un choix délibéré, pas d’une faille de sécurité.

Le problème est d’autant plus grave qu’en avançant que le contenu de la carte était “codé“, le GIE Sesam Vitale laissait croire qu’il était illisible, alors qu’il ne jouait pas carte sur table. Que les données aient été inscrites en clair n’est pas scandaleux en soi : elles l’étaient déjà du temps de la carte papier. Qu’on nous ait fait croire qu’elles étaient sécurisées alors que les mécanismes de sécurité n’ont délibérément pas été activés, par contre, est beaucoup plus choquant. Qu’on puisse les modifier, consternant.

La réaction du GIE Sesam Vitale n’est pas pour rassurer : parce qu’il a démontré la viabilité de sa “carte compatible” en se faisant remettre des médicaments dans une pharmacie, Jérome Crétaux se retrouve aujourd’hui poursuivi par le GIE pour fabrication de fausse carte et escroquerie en bande organisée...

Par Cilou Lilou - Publié dans : Santé
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /2006 03:29
Sous couvert "d’intérêt public", ce GIP chargé de déployer le DMP - présidé par un membre de l’Institut Montaigne -, se révèle être une machine industrielle qui va sous-traiter aux consortiums privés l’exploitation de nos données médicales

Déjà salué à travers la "Mention spéciale" remis en 2004 au ministre Douste-Blazy, le dossier médical informatisé et partagé - DMP - est devenu en 2005 une réalité économique qui fait saliver les prestataires de tous poils.

Après les "expérimentations" autorisées par la CNIL qui autorisent les assureurs à s’immiscer dans les feuilles de sois électroniques (Axa, Groupama et récemment et Swiss Life), la manière dont le DMP se construit constitue une nouvelle rédition face aux groupes informatiques privés dans la gestion de nos secrets médicaux.

Le Groupement d’intérêt public de "préfiguration" du DMP est certes géré par des représentants de l’Etat, mais parmi ses "membres de droit" figure le DG de la super-banque Caisse des dépôts, établissement public rompu depuis longtemps aux joies du profit. Son président, Dominique Coudreau, ex-DG de la CNAM, de l’agence d’hospitalisation d’IDF, prend les parures officielles de "conseiller maître à la Cour des Comptes" dans ses interventions, mais il est aussi membre du très libéral Institut Montaigne (créé fin 2000 par Claude Bébéar le président d’AXA). Ses deux adjoints sont :
-  Pierre Bivas, ingénieur des mines, conseiller technique au cabinet d’Hervé GAYMARD en 1995 (Secrétaire d’État Santé et de la Sécurité sociale) puis de Jacques BARROT en 1996 (Travail et des Affaires sociales).
-  Jacques Beer-Gabel : DSI au ministère de la santé et de la CNAM, ex-vice-président du CIGREF (Club Informatique des Grandes Entreprises), ex-DSI de la Société Générale et de Rhône-Poulenc-Rorer (devenu Aventis) - et ancien conseiller du Président de la CNIL.

Le 5 octobre 2005, le CA du GIP DMP a approuvé le choix de six consortiums sélectionnés pour mettre en œuvre les phases de préfiguration. Pas mal d’ex-candidats ou lauréats des derniers BBA ! Visez plutôt :
-  Cegedim - Thalès
-  D3P (RSS/Cegetel - Microsoft - Medcost / Doctissimo)
-  France Télécom - IBM - CAP GEMINI - SNR
-  inVita - Accenture - La Poste - neuf cegetel - Intra Call Center- Jet Multimedia - Sun microsystems
-  Santeos (Atos- Unimédecine - HP - Strateos - Cerner)
-  Siemens- Bull - EDS

Sans commentaires, discours du directeur "Santé" de Microsoft France Dominique Gerbod (extraits d’un colloque parlementaire du 13 juin 2005) : "réussir le DMP passe par une approche autour du retour sur investissement pour les différents acteurs : patients, medecins, hopitaux..." Ses propositions : "- renforcer l’adhésion des pros de santé à l’informatique en la rendant plus simple, plus conviviale et surtout plus intégrée à la pratique.
-  casser les clivages en mettant en place des outils de partage, de collaboration et d’échanges ;
-  sécuriser l’information lié aux patients à travers une gestion simplifiée des cartes à puces et une gestion des accès aux documents sur le poste de travail
-  fournir aux gestionnaires des outils de pilotage et de programmation de l’activité et des ressources."

De plus, dixit le Quodidien du médecin (22/12/2005), "Sans attendre la parution dans les prochains jours du décret relatif aux hébergeurs de données médicales (publié finalement le 5/01/2006), le GIP-DMP a [déjà] finalisé le contenu du DMP".

S’en suit une interview du président du GIP Dominique Coudreau, qui nous rassure : « Nous ne devrions pas rencontrer de problèmes technologiques ou de sécurité car nous avons adopté des standards internationaux. Il faudra pour le DMP une toile d’araignée qui permette la circulation des données en toute sécurité, comme pour la carte bancaire. ».

Comme pour la carte bancaire ! Sensible car ces "transmissions" concernent des données très intimes issus du "dossier métier" (le plus fourni) que chaque praticien sera invité à copier et transférer dans le DMP.


-  Arrêté du 13 avril 2005 portant composition du conseil d’administration du groupement d’intérêt public dénommé « Groupement de préfiguration du dossier médical personnel »

-  Quotidien du médecin, 22/12/2005

-  Communiqué du GIP sur l’appel d’offre (5 octobre 2005) : http://www.d-m-p.org/docs/CommuniqueGIP_DMPdu051005.pdf


 

( Big Brothers Awards )







Par Cilou Lilou - Publié dans : Santé
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /2006 03:26
lun 25 sep, 20h33  

Par Suzette BLOCH et Sylvie MALIGORNE

PARIS (AFP) - Les députés sont entrés lundi dans le vif du sujet du projet de loi sur l'énergie avec l'examen de l'article clé privatisant GDF, dans un climat électrique entre la gauche et l'UDF, hostiles à l'opération, et l'UMP.

La séance a été marquée par de nombreux incidents au sein et hors de l'hémicycle, montrant l'acuité de l'enjeu politique à quelques mois de la présidentielle.

Une "fuite" de gaz, qui n'était selon GDF que la diffusion volontaire d'une particule odorisant le gaz, a provoqué la confusion avec l'évacuation de quelques locaux de l'Assemblée et retardé l'arrivée de députés.

Le débat s'est très vite enflammé dans un hémicycle très peu garni où les socialistes n'étaient qu'une petite quinzaine (une trentaine du côté de l'UMP).

Les élus PS avaient pourtant décrété la mobilisation générale et quasiment tous leurs présidentiables étaient inscrits dans la discussion générale.

Après deux rappels au règlement de Daniel Paul (PCF) et de François Brottes (PS), le ministre de l'Economie, Thierry Breton, est monté au créneau pour s'élever contre l'alternative proposée par l'opposition d'une fusion GDF-EDF (Paris: FR0010242511 - actualité) , tandis que le président UMP de la commission des Affaires Economiques, Patrick Ollier, demandait une longue suspension de séance.

Devant quitter la France pour le Sénégal dans l'après-midi, Ségolène Royal a dû recourir à un rappel au règlement pour pouvoir intervenir malgré l'allongement des débats provoqué par la majorité.

Ses concurrents à l'investiture PS pour la présidentielle, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn sont intervenus, comme elle, pour dénoncer le texte.

Le numéro un du PS François Hollande, présent sur les bancs, n'a pas pris la parole contrairement à ce qu'il avait prévu, comme Jack Lang qui, dans les couloirs, a fustigé un "forfait contre la démocratie et la nation".

Pour l'UDF, hostile à la privatisation de GDF, son unique représentant, Jean Dionis du Séjour, a défendu des solutions alternatives à la fusion avec Suez (Paris: FR0000120529 - actualité) et, pour le PCF, Daniel Paul a redit son opposition au texte.

Les élus de l'UMP, à l'instar de M. Ollier ou de Pierre Lellouche, ont ironisé sur la présence des "ténors du PS" dans l'hémicycle, faisant remarquer que depuis "trois semaines" ils avaient délaissé les débats.

A 18H30, les députés achevaient la discussion générale. Ils devaient s'attaquer dans la soirée à l'examen des 32.505 amendements déposés sur ce seul article 10, un record sous la Ve République. De la pugnacité de l'opposition à les défendre dépendra la durée des débats.

Cet article prévoit de ramener de "plus de 70%" à "plus du tiers" la part de l'Etat dans le capital de GDF.

Après l'article 10, il restera encore 7 articles en discussion.

Malgré une combativité affichée, les députés socialistes ne se faisaient pas d'illusion lundi sur une adoption du projet de loi par l'Assemblée nationale, comme l'a reconnu Dominique Strauss-Kahn.

Si la discussion devait continuer sur le même rythme, il apparaissait possible lundi que les députés parviennent à achever l'examen du texte avant la fin de la semaine.

Dans ce cas, son vote pourrait être maintenu au 3 octobre. Le même jour, les syndicats de l'énergie (CGT, FO, CFE (Brussels: CFEB.BR - actualité) -CGC et CFTC) ont appelé à une manifestation nationale à Paris et prévu des arrêts de travail.

    
Par Cilou Lilou - Publié dans : Privatisations
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