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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /2006 03:22
lundi 25 septembre 2006, 18h57

PARIS (Reuters) - Les députés ont engagé l'examen de l'article-clef du projet de loi sur l'énergie, celui qui permet la privatisation de Gaz de France en vue de sa fusion avec le groupe Suez.

De nombreux orateurs se sont inscrits dans l'examen de cet article qui propose d'abaisser la participation de l'Etat de "plus de 70%" actuellement à "au moins un tiers" du capital de

GDF.

Les groupes PS, PCR et UDF de même que plusieurs élus UMP sont hostiles à cette privatisation.

Parmi les intervenants dans le débat sur cet article, pour la plupart de gauche, figuraient notamment les "présidentiables" du groupe socialiste, Ségolène Royal, Laurent Fabius, Jack Lang, François Hollande et Dominique Strauss-Kahn.

Ségolène Royal, qui devait ensuite s'envoler pour un déplacement au Sénégal, a qualifié le projet gouvernemental de "faute", affirmant qu'il allait "provoquer une hausse du prix de l'énergie" et qu'il allait "menacer l'indépendance énergétique de la France".

"Ce débat parlementaire est une occasion manquée", a-t-elle ajouté avant de plaider en faveur d'un rapprochement EDF-GdF afin de constituer un "pôle public national de l'énergie".

"Nous devrons remettre à plat l'ensemble de ce dossier" a-t-elle dit. "Nous devrons remettre dans le secteur public EDF et GDF pour créer un champion national de l'énergie".

Dominique Strauss-Khan a affirmé que cette réforme "est un mauvais coup porté à la France et aux Français". "Ca n'améliore pas la sécurité d'approvisionnement de notre pays, ça nuit au service public, ça augmente les risques d'OPA sur le nouvel ensemble".

"Au total, personne n'a rien à gagner à cette affaire sauf, peut-être, les actionnaires de Suez", a ajouté l'ancien ministre des Finances avant que Laurent Fabius, lui aussi ancien hôte de Bercy, qualifie à son tour le texte de "mauvais".

"Nous avons une panoplie (d'entreprises dans le domaine de l'énergie) qui est sans équivalent dans le monde et au lieu de vous appuyer sur cette panoplie, sur cet ensemble pour bâtir une politique française et européenne vous l'affaiblissez en privatisant Gaz de France. Pour nous il n'en ait pas question", a conclu Laurent Fabius.

"UNE FAUTE" ESTIME L'UDF

"Nous sommes ici mobilisés pour faire front, pour faire barrage contre une opération qui est un forfait contre la démocratie, qui est forfait contre la Nation", a dit Jack Lang dans les couloirs du Palais-Bourbon.

"On veut détruire tout un secteur stratégique de l'économie française", a-t-il ajouté après avoir rappelé que Nicolas Sarkozy, alors qu'il était ministre de l'Economie, s'était engagé en 2004 à ce que la participation de l'Etat dans GDF ne puisse être inférieure à 70%.

Finalement François Hollande et Jack Lang, pourtant présents, ne sont pas intervenus dans l'hémicycle comme prévu, laissant leur temps de parole à d'autres orateurs du groupe socialiste.

"Nous considérons que la privatisation de GDF est une faute car nous sommes dans le secteur énergétique. C'est une faute car l'importance du gaz sera croissante", a affirmé l'UDF Jean Dionis du Séjour.

"Comptez sur notre détermination à revenir sur les choix que vous imposez aujourd'hui à notre pays au mépris de l'intérêt national et de la volonté majoritaire de notre pays", a dit le communiste Daniel Paul.

Répondant aux orateurs, le ministre de l'Economie, Thierry Breton, a ironisé sur la série d'interventions des "présidentiables socialistes".

"On s'attendait aujourd'hui à une sorte de Lens bis", a-t-il dit en faisant allusion à une récente rencontre où les candidats socialistes à la candidature se sont tous exprimés.

"On a vu en effet un certain nombre de candidats s'exprimer", a-t-il dit en soulignant au passage, sans citer son nom, "qu'un d'entre eux avait très nettement surnagé par rapport aux autres".

"Maintenant les débats peuvent reprendre leur cours plus sereinement, plus loyalement. Tous ce que nous avons entendu nous l'avons débattu depuis le début" a-t-il poursuivi en félicitant la "poignée" de députés de gauche présents depuis les débuts en séance.

Le ministre a vanté une nouvelle fois son texte. "Nous pensons qu'il faut donner à Gaz de France les moyens d'aller de l'avant, lui permettre de lier une alliance en faisant en sorte que l'Etat puisse préserver une minorité de blocage, en faisant en sorte également que l'Etat puisse disposer d'une action spécifique. Rentrons dans le vif du sujet", a-t-il lancé.

Sur ce seul article, quelque 50.000 amendements ont été déposés. Environ 20.000 d'entre eux ayant été déclarés irrecevables, il en reste donc environ 30.000 a examiner.

Son examen pourrait durer une ou deux journées.

La conférence des présidents de l'Assemblée nationale a fixé à jeudi la fin de l'examen de ce texte, qui compte dix-sept articles et sur lesquels avaient été déposés quelque 137.500 amendements, un record.

Il est possible que l'examen du texte, commencé le 7 septembre, ne s'achève qu'en fin de semaine, mais le vote solennel est toujours prévu pour le mardi 3 octobre, date de l'ouverture de la session ordinaire 2006-2007 du Parlement et d'une manifestation nationale organisée à Paris par les quatre fédérations syndicales hostiles à la privatisation de GdF.

Par Cilou Lilou - Publié dans : Privatisations
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /2006 03:17
Huit ans et cinq ministres plus tard, le projet de loi sur l'eau arrive à l'Assemblée un an après son adoption en première lecture au Sénat, le 14 avril 2005. Pris entre économie et écologie, agriculture et protection de la nature, producteurs et consommateurs, ce projet de loi est loin de faire l'unanimité et plusieurs centaines d'amendements ont été déposés. Sous la responsabilité de 5 ministres, Dominique Voynet, Yves Cochet, Roselyne Bachelot, Serge Lepeltier et Nelly Olin, cela fait huit ans que le ministère en charge de l'environnement, aujourd'hui de l'écologie, tente d'adapter les règles de la gestion de l'eau pour répondre notamment à l'objectif de la directive-cadre européenne d'atteindre un "bon état écologique des eaux" d'ici 2015. Un an après son adoption en première lecture au Sénat, le 14 avril 2005, le projet de loi sur l'eau est aujourd'hui en discussion à l'Assemblée nationale. Lors d'un colloque sur la gestion durable de l'eau en avril 2006, Nelly Olin a appelé de ses vœux le vote de la loi, qui permettrait de clore un chantier législatif en cours depuis de nombreuses années.Pour lutter contre la sécheresse, le projet de loi redécouvre le potentiel des eaux de pluie et de ruissellement dont la récupération suppose de lourds investissements de collecte et d'assainissement. C'est pourquoi il laisse la possibilité aux communes d'une taxe facultative pour mener à bien ce type de travaux. Par ailleurs, la création de l'ONEMA (office national de l'eau et des milieux aquatiques) vise à  apporter un appui technique en complément du rôle joué par les agences de l’eau et devrait, dès sa création, jouer un rôle moteur dans le réseau de surveillance du bon état des milieux aquatiques. Mais deux points d'achoppement majeurs devraient faire débat : la contribution du secteur agricole à la gestion de l'eau face à l'impact de ses activités et la question du prix de l'eau dans un contexte où trois entreprises (Véolia Water, Suez-Lyonnaise des Eaux et la Saur) se partagent le marché du service de l'eau.Agriculture et protection de la natureEn effet, le budget des six agences de l'eau, qui assurent la gestion des six bassins hydrographiques français, sera alimenté à hauteur de 82% par les consommateurs, 14% par l'industrie et 4% par l'agriculture. Pour l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, c'est le principe "pollué-payeur" qui est maintenu : "Le texte refuse de s’attaquer à la pollution et à la surconsommation d’origine agricole qui représentent la majeure part de la pression sur l’eau." En refusant d'accroître les redevances agricoles, l'association déplore que le projet de loi empêche la mise en place d'une fiscalité écologique qui inciterait les exploitants à modifier leur pratique de production. Pourtant, le rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, publié en mars 2003, signale que "dans le domaine de l’eau la plupart des autres acteurs contribuant à la pollution des eaux ont fait leur révolution. La pollution industrielle est maîtrisée et le plus souvent accidentelle. Les collectivités locales ont fait des efforts importants pour améliorer les rejets d’eaux usées. L’agriculture a fait sa révolution industrielle mais n’a pas encore fait sa révolution écologique. C’est aujourd’hui son tour." Mais en l'état, le projet de loi ne prévoit pas la possibilité d'une taxe sur les nitrates et les pesticides. Pour l'UFC-Que Choisir, "Le gouvernement a donc décidé de favoriser l’intérêt catégoriel de l’agriculture productiviste et de  tourner le dos à la société civile qui demande cette réforme environnementale." Pour autant, l'association ne demande pas de diminuer les redevances des consommateurs mais d'accroître celle des agriculteurs à hauteur de 300 millions d'euros contre 60 aujourd'hui, et d'utiliser ce fonds sous la forme de subventions agro-environnementales pour inciter les exploitants à adapter leur système de production et les responsabiliser en faisant appliquer le principe pollueur-payeur. L'association entend non pas dénoncer une catégorie de professionnels mais la politique actuelle de subvention "qui a orienté les agriculteurs vers des choix de monoproduction intensive et spécialisée peu favorables à la protection de l’eau." Comme le souligne Alain Bazot, président de l'association, "l’UFC-Que Choisir ne part pas en guerre contre les agriculteurs. La bataille engagée est pour l’eau, elle ne sera pas gagnée sans l’implication de tous les usagers et la détermination des politiques…" D'autant que l'exemple danois de réduction d'utilisation des pesticides a démontré que cela n'affectait en rien la rentabilité des exploitations (voir article lié). Le prix de l'eauForce est de constater que, d'une manière générale, ce mauvais état écologique de l'eau ne s'est pas traduit par un risque sanitaire accru rendant l'eau impropre à la consommation mais cela a des répercussions sur la facture des consommateurs. En effet, les opérations sophistiquées pour rendre l'eau potable, se traduisent dans l'augmentation régulière des budgets de dépollution des Agences de l’eau. L'UFC- Que Choisir regrette aussi la passivité du projet de loi à l'égard du monopole de la distribution de l'eau : "Alors même que, dans un contexte de faible concurrence, les distributeurs pratiquent des marges excessives sur de nombreux contrats de syndicat d’eau, le projet de loi ne cherche pas à réguler cet oligopole et à redonner un réel pouvoir de négociation aux élus locaux et aux consommateurs."C'est pourquoi l'association souhaite que l'on rende obligatoire l'avis du Conseil de la concurrence pour tous les renouvellements de contrats des agglomérations de plus de 100 000 habitants qui vont avoir lieu dans les prochaines années. Par ailleurs, elle souhaite que l'Office national de l'eau établisse des études sur le prix réel de la distribution afin de pouvoir dresser des comparatifs entre villes. L'association propose ainsi une série d'amendements pour "corriger de fond en comble la copie très médiocre du ministère de l’écologie," selon les mots d'Alain Bazot, pour qui ce projet de loi représente "l’archétype d’une politique immobiliste qui va à l’encontre des intérêts des consommateurs et des objectifs environnementaux."Ce projet de loi qui vise à donner, d'une part, les outils à l'ensemble des acteurs de l’eau pour atteindre en 2015 les objectifs de bon état écologique de l'eau et, d'autre part, aux collectivités territoriales les moyens d’adapter les services publics d’eau potable et d’assainissement notamment aux enjeux de transparence vis à vis des usagers, ne fait pas l'unanimité. Pour autant, l'ONG, France Nature Environnement, qui a suivi et participé à l'ensemble des débats sur le sujet considère que "après tant d’années de discussions, il devient maintenant urgent d’adopter cette loi, sans attendre la mise en oeuvre du principe de perfection, tout en visant son amélioration ultérieure, indispensable pour atteindre l'objectif de bon état écologique des eaux, fixé par la DCE (Directive Cadre sur l’Eau) pour 2015."Christophe BrunellaMis en ligne le : 10/05/2006


Par Cilou Lilou - Publié dans : Planète
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /2006 03:14
 
 
 
Les élus entament jeudi la discussion sur le projet de loi sur l'eau adopté en première lecture à l'Assemblée nationale • De nombreuses organisations dénoncent un texte qui, selon elles, ne permettra pas d'améliorer la qualité des eaux en France
Par S.B.
LIBERATION.FR : Jeudi 7 septembre 2006 - 14:00
 

Les sénateurs français discutent en session extraordinaire à partir d'aujourd'hui et pour trois ou quatre jours le projet de loi controversé sur l'eau. Avant même qu'ils ne commencent cet examen en deuxième lecture, de nombreuses associations font pression pour que le texte soit durci de manière à stopper la dégradation des eaux.

On sait d'après les données publiées par l'Institut français de l'environnement (IFEN) que la qualité des eaux en France est médiocre. Celle des rivières est estimée «moyenne à mauvaise» dans 49% des cas, celle des eaux souterraines «médiocre à mauvaise» dans 27% des cas. Le projet de loi vise a atteindre un bon état écologique des eaux d'ici à 2015, conformément à une directive européenne. Il est le fruit d'un compromis entre acteurs, usagers et lobbies industriels.

Mais les députés ont déjà réduit la teneur du texte et le principe du pollueur-payeur qui aurait pu s'appliquer avec rigueur a été très allégé. Une redevance pollution sera applicable aux élevages sur le nombre d'unités de gros bétail présentes sur l'exploitation plutôt que sur la quantité d'azote émise par les bêtes comme le prévoyait le texte initial.

Les sénateurs devraient néanmoins réintroduire deux dispositions supprimées par les députés: la possibilité pour les départements de créer un fonds départemental pour l'alimentation en eau et l'assainissement, qui serait financé par une taxe à la consommation. Deuxième modification: la part fixe de la facture d'eau serait plafonnée pour mettre l'accent sur la consommation et donc lutter contre le gaspillage.

D'ores et déjà, France Nature Environnement et la fondation Nicolas Hulot regrettent le manque d'ambition de ce projet, ils estiment que les subtances dangereuses contenues dans les pesticides doivent être significativement taxées et que les taux prévus par la loi sont trop faibles. De plus, aucune mesure n'est prévue pour limiter les prélèvements destinés à irriguer les cultures. L'association Eau et Rivières de Bretagne demande également qu'un dispositif fiscal permette d'encourager les économies d'eau.


 

( Libération )

Par Cilou Lilou - Publié dans : Planète
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /2006 03:11

Dans le cadre de l’examen du projet de loi sur l’eau, les sénateurs ont adopté jeudi un amendement consacrant le «droit à l'eau», tel que l'avait défini en mars à Mexico le IVe Forum mondial de l'eau.

La ministre de l’Ecologie, Nelly Olin, a rappelé que selon la définition adoptée à Mexico, le «droit à l'eau» portait «moins sur la ressource que sur les services qui permettent à chacun d'en bénéficier». «Le droit à l'eau n'est pas l'eau gratuite et la généralisation de la desserte en réseaux», a-t-elle dit.


Quatre amendements visant à consacrer ce droit étaient en concurrence, déposés par l'UMP Jean-François Le Grand, la communiste Evelyne Didier, le Vert Jean Desessard, et par le gouvernement. Jean-François Le Grand et Evelyne Didier ont retiré le leur au bénéfice de celui du gouvernement. Celui de Jean Desessard, instaurant un accès gratuit à un volume minimum d'eau, a été repoussé.

«L'eau gratuite, c'est la déresponsabilité», a protesté Nelly Olin. «Il s'agit d'affirmer un principe», a-t-elle insisté. L'amendement qu'elle a défendu dispose que «dans le cadre des lois et règlements ainsi que des droits antérieurement établis, l'usage de l'eau appartient à tous, et chaque personne physique, pour son alimentation et son hygiène, a droit d'accéder à l'eau potable à des conditions économiquement supportables».

La ministre de l’Ecologie a souligné en outre que d'autres textes réglementaires ou législatifs prévoyaient déjà des aides de la collectivité en faveur des familles en difficultés pour leur assurer un accès à l'eau. Le projet de loi sur l'eau comporte d'ailleurs d'autres dispositions favorisant l'accès à l'eau, «notamment l'interdiction des dépôts de garantie et des cautions solidaires, qui constituent des difficultés supplémentaires pour l'accès à l'eau des foyers les plus modestes».

 

 
Par Cilou Lilou - Publié dans : Planète
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /2006 03:08
Par Eliane PATRIARCA
QUOTIDIEN : Mercredi 31 mai 2006 - 06:00

L'Assemblée nationale a adopté hier le projet de loi sur l'eau et les milieux aquatiques, qui vise à parvenir d'ici à 2015, comme le demande une directive européenne, à «un bon état écologique des eaux». Les groupes UMP et UDF ont voté pour, les groupes socialiste, communiste et républicain, ainsi que les Verts, contre. Le Sénat, qui avait examiné ce projet de loi en première lecture en avril 2005, en débattra à nouveau fin juin. Le projet prévoit notamment la création d'un Office national de l'eau et des milieux aquatiques, la modification du système de répartition des redevances des agences de l'eau, ainsi que des mesures contre le braconnage et l'abus de pesticides. Un amendement encourage l'installation de systèmes de récupération des eaux pluviales, avec la création d'un crédit d'impôt de 40 % pour les particuliers, pour un plafond de dépenses de 5 000 euros. Pour les associations de protection de la nature, ce texte est une occasion manquée. «Sous l'influence des lobbies agrochimiques et agricoles, le gouvernement n'a pas voulu taxer les pollutions agricoles par les pesticides et les nitrates à leur juste hauteur,L'agriculture consomme 75 % des ressources en eau du pays. C'est le plus gros utilisateur de pesticides et l'une des sources les plus importantes de pollution de l'eau. Le texte ne prévoit une contribution de l'agriculture au budget des agences de l'eau qu'à hauteur de 4 % alors que les ménages contribueraient pour 82 % et les industries pour 14 %.» Même déception à l'association Eaux et rivières de Bretagne : «Les redevances sur les pesticides restent à un niveau ridicule et les engrais azotés, responsables avec les lisiers de la pollution des eaux par les nitrates, ne seront toujours pas taxés. Les consommateurs, pollués-payeurs, sont les grands perdants de cette loi sur l'eau.» Alors que 75 % des rivières françaises sont polluées par les pesticides, comme 57 % des eaux souterraines, ce texte peu ambitieux ne permettra pas, selon ces associations, de retour à un bon état des eaux d'ici à 2015. estime François Veillerette, président du MDRGF (Mouvement pour les droits et le respect de générations futures).

 




Par Cilou Lilou - Publié dans : Planète
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