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Lundi 2 octobre 2006
Notre liberté est en permanence sous haute surveillance électronique. Les technologies informatiques ont permis d'augmenter ce que les spécialistes appellent notre "traçabilité". Nos activités, nos conversations, nos goûts et nos centres d'intérêts laissent des traces dans les multiples systèmes informatiques qui gèrent notre vie quotidienne. Toutes ces données sont collectées, centralisées et mémorisées par des organisations publiques ou privées qui peuvent connaitre à tout moment le "profil" de chaque individu.

Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, voici les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée...

Les fichiers

Les fichiers des administrations et des sociétés privés rassemblent de nombreuses données personnelles sur des millions de citoyens ou de consommateurs. Ces données sont inoffensives tant qu'elles sont éparses, réparties dans de multiples systèmes informatiques. Mais en utilisant des techniques familières aux pirates informatiques, des "organisations" qui s'en donnent les moyens peuvent facilement pénétrer ces systèmes, afin de collecter et centraliser toutes ces informations.

De nombreuses sociétés fondées ces dernières années (principalement aux Etats-Unis) sont spécialisées dans la collecte d'informations individuelles, officiellement à des fins commerciales. Mais ces fichiers privés commencent à rassembler des millions de profils individuels très précis de consommateurs répartis dans l'ensemble des pays occidentaux. Les informations de ces fichiers sont vendues à quiconque souhaite les acheter.

La carte de crédit associée au code-barre

Les dépenses effectuées avec une carte de crédit permettent de retracer nos déplacements, mais aussi de connaitre très précisément les produits achetés par une personne.

Pour optimiser la gestion des stocks et la comptabilité, les systèmes informatiques des magasins mémorisent de façon conjointe les numéros de carte et les codes-barre des produits achetés. Si par exemple le produit est un livre, le code barre permet de savoir QUEL livre, et ainsi de connaitre le profil culturel ou politique de l'acheteur.

L'association du code-barre et du numéro de carte de crédit signifie l'association automatique de produits identifiés avec des consommateurs identifiés.

Les téléphones portables

Tout le monde sait qu'avec un récepteur de type scanner (dont l'usage est illégal mais dont la vente est autorisée), il est très facile pour n'importe qui de réaliser des écoutes téléphoniques sur les portables.

Ce que l'on sait moins, c'est que le portable permet de localiser à tout moment son propriétaire, même hors-communication, en position de veille.

Car pour recevoir un appel, il est techniquement indispensable que les systèmes de l'opérateur puissent localiser l'abonné, pour déterminer la cellule locale qui lui transmettra l'appel. Les téléphones portables émettent donc en permanance un signal pour indiquer leur présence aux cellules les plus proches.

Le téléphone portable est donc un véritable collier électronique. Un collier volontaire, et payé par celui qui le porte.


Le réseau Echelon


Le réseau Echelon est un système automatisé d'écoute des communications, quel que soit leur support: téléphone, fax, eMail, satellites.

Le réseau Echelon a été mis en place depuis 20 ans et dans le plus grand secret par 5 pays anglo-saxons: les Etats Unis, la Grande Bretagne, le Canada, l'Australie, et la Nouvelle Zelande. Le réseau Echelon est principalement gérée par la NSA, l'agence de renseignement électronique américaine.

L'idée géniale d'Echelon est d'utiliser les technologies de reconnaissance vocale pour repérer automatiquement des mots-clés dans les conversations écoutées. Les mots-clés à repérer sont choisis par les officiers d'Echelon en fonction de l'actualité et des objectifs du moment.

La technique d'écoute étant automatisée, un très grand nombre de communications dans le monde peuvent être enregistrées et traitées chaque jour. Seules les communications contenant les mots-clé sont sélectionnées pour une écoute humaine.

Echelon peut ainsi analyser 2 millions de conversations par minute. Chaque jour, Echelon intercepte 4,3 milliards de communications, soit presque la moitié des 10 milliards de communications échangées quotidiennement dans le monde.

L'existence de ce réseau n'a été révélée par les médias qu'en 1998, à l'occasion d'un rapport du Parlement Européen, qui reprochait à Echellon de violer "le caractère privé des communications de non-Américains, dont des gouvernements, des sociétés et des citoyens européens".

La vidéosurveillance

Toujours sous le prétexte de la sécurité, les caméras de surveillance se multiplient dans la plupart des villes. Rien qu'en Grande-Bretagne, on compte plus de 4 millions de caméras de surveillance, installées dans les rues, les gares, le métro, devant les édifices publics ou les immeubles. A ces caméras s'ajoutent les appareils photo des radars automatiques sur les routes. Techniquement, rien n'empêche qu'ils soient utilisés pour une identification systématique de tous les véhicules.

L'identification des individus dans une foule est désormais possible en raccordant les caméras à des logiciels de reconnaissance des visages. Ces logiciels sont capables d'identifier simultanément de multiples visages dans une foule en les comparant avec des visages dont l'image est stockée dans une base de données. Ainsi, le processus de surveillance peut être entièrement automatisé, et donc systématisé.

Dans un premier temps, l'image des caméras sera comparée avec les visages des personnes fichées par la police: terroristes, criminels, malfaiteurs, mais aussi militants politiques ou syndicaux, journalistes, etc. Avec la généralisation des cartes d'identité biométriques, le visage de chaque personne sera enregistré numériquement dans une base de données. Dans un futur proche, le visage de chaque citoyen pourra être identifié par les caméras de surveillance et il sera possible de suivre entièrement le déplacement d'une personne donnée dans une ville (l'ordinateur passant automatiquement d'une caméra à l'autre afin de la garder toujours présente sur l'écran).

Une fonction encore plus dangereuse est actuellement intégrée dans les logiciels d'analyse des images. Aux Etats-Unis et en Europe, des centres de recherche travaillent à la mise au point de logiciels qui permettent d'identifier des "comportement suspects" d'individus dans une foule, et de transmettre automatiquement une alerte avec localisation aux policiers. Le logiciel permet de distinguer des personnes qui convergent et se rassemblent en un lieu, une personne qui dépose un objet à terre (qui peut donc potentiellement être une bombe), un rôdeur qui s'arrête et change de trajet continuellement au lieu de marcher régulièrement dans une direction précise, ou encore une personne dans un hall qui semblerait attendre à l'écart.

On peut imaginer les conséquences des alertes déclenchées par ce type de logiciel. Tous ceux qui ont un comportement un tant soit peu différent du "troupeau" risqueront d'être abattus par des policiers ayant l'ordre de tirer directement à la tête pour éviter tout risque d'attentat, comme ce fut le cas à Londres en Juillet 2005 (lorsque des policiers anti-terroristes à Londres avaient exécuté de 6 balles dans la tête un innocent identifié à tort comme terroriste potentiel).

On peut aussi imaginer les utilisations qui seront faites de ce logiciel dans les entreprises, pour épier et analyser les moindres faits et gestes des salariés.


Les puces RFID


Les puces RFID sont incorporées par les multinationales dans certains de leurs produits pour en assurer la traçabilité. La puce permet ensuite de localiser le produit pendant sa distribution, mais aussi après son achat.

La puce RFID étant identifiée au moment du passage à la caisse du supermarché, elle peut être associée à la carte de crédit ou au chèque de l'acheteur, et donc à son identité. Chaque produit acheté devient ensuite un "mouchard électronique" qui permet de localiser son utilisateur.

Par ailleurs sur certaines versions de la RFID, les dessins formés par les circuits de la puce sont assez étranges, avec une sorte de croix gammée, ou un quadruple "Tau" (un symbole franc-maçon que l'on retrouve dans l'excellent film "Equilibrium").

La puce a déjà été utilisée notamment par Gilette, pour "tracer" ses rasoirs jetables. Elle est fabriquée par une société américaine dénommée... Matrics, ainsi que par les sociétés japonaises NEC et Hitachi. Elle a été inventée par Gemplus, une société française rachetée par des investisseurs américains.

Les puces RFID mesurent un peu moins de 1 millimètre. Malgré cette miniaturisation, elles intègrent une mémoire de 1 kbit et une antenne qui émet dans la bande de fréquence des 2,5 GHz.


Les implants - les puces "Digital Angel" et "Verichip"

Fabriquée par la société américaine Applied Digital Solutions, la puce "Digital Angel" permet l'identification et la localisation par satellite des individus. Il s'agit d'une puce électronique de la taille d'un grain de riz et qui est implantée sous la peau. Elle est aussi capable de renvoyer des informations biologiques sur son porteur (température du corps, rythme cardiaque, etc).

Une autre version de la puce appelée "Veripay" a été présentée en Novembre 2003 au salon ID World à Paris. Elle permet d'y inscrire des données personnelles en vue de servir de carte d'identité ou de carte de crédit.

Déjà, une troisième version de la puce, Verichip, est implantée sur le bétail pour en assurer la "traçabilité". Bientôt le bétail humain lui aussi sera parfaitement "traçable", dès qu'un nouveau "11 Septembre" fournira le prétexte pour rendre la puce obligatoire, au nom de la "sécurité".

De multiples moyens sont actuellement utilisées pour préparer l'opinion publique à accepter la puce, et pour réduire la répulsion instinctive à l'intrusion d'objets matériels dans le corps. D'où les efforts des médias et de l'industrie culturelle pour populariser les piercings, les implants en silicone, ou encore les anneaux gastriques (comme solution à l'obésité).

Pour rendre la puce désirable et "tendance", une discothèque de Barcelone dirigée par un américain propose déjà à ses clients de se faire implanter pour 100 euros afin de pouvoir payer les consommations au bar sans argent (voir l'article à ce sujet dans les "Brèves nouvelles des Maitres du Monde"). Mais la méthode la plus largement utilisée est de populariser la puce grâce à des prétextes médicaux. Des hôpitaux américains encouragent déjà les patients à se faire greffer une puce contenant leurs données médicales personnelles (groupe sanguin, traitements déjà en cours, etc), dans le but d'éviter les risques d'erreur dans l'identification et le traitement des malades. Les implants seront aussi proposés pour une surveillance médicale à distance avec envoi automatique d'une alerte au médecin en cas de problème.

Cette puce est la prochaine étape pour un contrôle absolu des individus par les "Maîtres du Monde". A terme, les implants électroniques permettront de contrôler directement les esprits en modifiant le fonctionnement du cerveau, et donc, l'humeur, les émotions, les pensées et le comportement.

Internet

Il n'y a pas plus transparent que le réseau internet. Avec les logiciels adéquats, n'importe qui peut pister les informations consultées par un internaute. L'utilisateur d'internet est par ailleurs facilement identifiable grâce aux données personnelles stoquées par le navigateur et le système. Les données sur notre identité sont "interrogeables à distance", ainsi que le contenu du fameux fichier "magic cookie". Ce fichier garde la trace de certains sites visités qui y inscrivent des informations afin d'identifier les utilisateurs et mémoriser leur profil.

De plus, depuis les attentats du 11 Septembre 2001, la plupart des pays occidentaux ont adopté des lois qui autorisent la surveillance de l'ensemble des communications sur Internet: les mails, mais aussi les sites visités, les pages consultées, le temps passé sur chaque site, ou encore les participations à des forums. Les informations mémorisées sont extrêmement détaillées, beaucoup plus que ne le nécéssiterait la lutte contre d'éventuels terroristes. Par contre, les informations recueillies correspondent exactement à ce qui serait nécéssaire pour établir le "profil" de chaque citoyen.

Microsoft et Intel

La palme du Big Brother électronique revient incontestablement à Microsoft, avec son système Windows et son navigateur Internet Explorer, qui renferment un numéro d'identification de l'utilisateur, le GUID (Globally Unique Identifier). Ce numéro d'identification est ensuite inscrit dans tous les documents créés avec les applications de Microsoft Office. Il peut être consulté à distance par Internet grâce à des commandes spéciales prévues par Microsoft.

Le système Windows et Internet Explorer intègrent d'autres commandes spéciales qui permettent de sonder le contenu du disque dur de l'utilisateur, à son insu, durant ses connexions à Internet. Microsoft a reconnu l'existence de ces commandes spéciales et du GUID.

Selon un rapport réalisé en 1999 pour le ministère français de la Défense, il existerait des liens entre Microsoft et les services de renseignements américains, et des membres de la NSA travailleraient dans des équipes de Microsoft. Ce rapport parlait aussi de la présence de programmes espions ("back-doors") dans les logiciels de Microsoft.

De son coté, Intel a également placé un numéro d'identification consultable à distance dans les puces Pentium III et Xeon.

La solution pour protéger votre vie privée et vos données: utilisez un Macintosh (ou le système Linux), et surfez sur le Net avec un autre navigateur qu'Internet Explorer.

Le "système de veille totale"

Les attentats du 11 Septenbre 2001 ont été le prétexte à une vaste opération de rédution des libertés publiques. En Novembre 2002, un nouveau pas a été franchi par George W. Bush, au nom de la "sécurité intérieure". L'administration Bush va établir un système de surveillance baptisé "Total Awareness Information System", qui va légaliser ce qui se pratique déjà illégalement depuis quelques années.

Le système aura pour fonction d'explorer toutes les bases de données de la planète pour réunir toutes les informations sur la vie privée de l'ensemble des citoyens américains, et probablement aussi des citoyens de tous les pays du monde. Plus rien de ce que nous ferons et lirons ne sera ignoré par ce super Big Brother: email, fax, communication téléphoniques, comptes bancaires, soins médicaux, achats de billets d'avion, abonnements à des journaux ou magazines, consultations de sites web...

Le futur porte-monnaie électronique

Le porte-monnaie électronique, actuellement en phase de test, est appelé à remplacer totalement l'argent liquide. Sous forme de carte à puce, ce porte-monnaie mémorisera également des données sur notre identité. Outre le fait d'être un nouveau mouchard électronique de nos déplacements et nos achats, le porte monnaie électronique combiné avec la disparition de l'argent liquide rendra les individus totalement dépendants des moyens de paiement électroniques.

Dès lors, une future dictature mondiale n'aura qu'à "débrancher" un individu gênant dans les systèmes informatiques, et celui-ci n'aura plus la possibilité d'acheter de quoi se nourrir ou se déplacer.

© Syti.net 1998-2005

par Cilou Lilou publié dans : Stratégies
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Lundi 2 octobre 2006
En coopérant à la « guerre contre le terrorisme » conduite par les États-Unis, le gouvernement pakistanais a systématiquement violé les droits fondamentaux de centaines de Pakistanais et de ressortissants étrangers. La pratique des disparitions forcées s’est répandue, et des personnes ont été arrêtées et mises au secret dans des lieux tenus secrets, leur détention n’étant pas officialisée. Ces personnes risquent la torture et le transfert illégal dans un pays tiers.

« La route de Guantánamo débute littéralement au Pakistan », a déclaré Claudio Cordone, directeur de recherche à Amnesty International.

« Des centaines de personnes ont fait l’objet d’arrestations massives, un grand nombre d’entre elles ont été vendues aux États-Unis comme « terroristes » sur la seule foi de ceux qui les avaient capturées, et des centaines ont été transférées à Guantánamo Bay, sur la base aérienne américaine de Bagram ou dans des centres de détention secrets gérés par les États-Unis. »

Les récompenses de plusieurs milliers de dollars offertes en échange de la remise d’individus soupçonnés de terrorisme ont favorisé les arrestations illégales et les disparitions forcées. Les chasseurs de primes, parmi lesquels des policiers et de simples citoyens, ont capturé des personnes de différentes nationalités, le plus souvent au hasard semble-t-il, et les ont vendues aux Américains. Plus de 85 p. cent des détenus de Guantánamo Bay ont été arrêtés non par les soldats américains, mais par l’Alliance du Nord afghane au Pakistan, quand des récompenses pouvant aller jusqu’à 5000 dollars des États-Unis étaient versées pour chaque « terroriste » remis aux forces américaines. Souvent, leur détention reposait uniquement sur les allégations de leurs ravisseurs, qui avaient tout à gagner de l’arrestation de ces personnes. Quelque 300 individus, qualifiés auparavant de « terroristes » et de « tueurs » par le gouvernement américain et détenus à Guantánamo Bay ont été depuis lors libérés sans avoir été inculpés et sont retournés au Pakistan ou en Afghanistan.

« On n’entendait pratiquement jamais parler de disparitions forcées au Pakistan avant le lancement de la "guerre contre le terrorisme", a déclaré Angelika Pathak, chargée de recherche sur l’Asie du Sud à Amnesty International. Désormais, ce phénomène, qui ne cesse de croître, ne touche plus uniquement les personnes soupçonnées de terrorisme mais aussi les nationalistes et les journalistes baloutches et sindhi. »

Le sort et le lieu de détention de nombreux détenus demeurent inconnus. Trois femmes et cinq enfants ont été arrêtés en même temps qu’un ressortissant tanzanien soupçonné de terrorisme, Ahmed Khalfan Ghailani, qui a été arrêté au Pendjab en juillet 2004. Selon certaines informations, un bébé et un garçon saoudien âgé de treize ans s’appelant Talha se trouvaient parmi ces personnes. On ne sait toujours pas, plus de deux ans plus tard, ce que sont devenus Thala, les autres enfants et les femmes. Ahmed Ghailani faisait partie des 14 personnes détenues au secret par la CIA qui ont été transférées à Guantánamo Bay en septembre 2006.

« Arrêtés comme d’autres jeunes gens dans le cadre de la poursuite de la "guerre contre le terrorisme" au Pakistan, ces enfants, pour ne rien dire des adultes, n’ont même pas bénéficié de la présomption d’innocence ni de la possibilité de remettre en question la légalité de leur détention, a déclaré Angelika Pathak. Au lieu de cela, ils ont passé des mois et des années en prison, sans être jugés. »

La classe politique, la société civile et les médias pakistanais doivent prendre position et demander des comptes au gouvernement afin qu’il soit mis fin à cette pratique et que le sort réservé à toutes les victimes ainsi que le lieu où elles se trouvent soient tirés au clair.

La Commission non gouvernementale des droits humains du Pakistan a constaté une nouvelle tolérance des atteintes aux droits humains, suggérant qu’elle pouvait être attribuée à « l’impact de la "guerre contre le terrorisme" sur l’opinion publique ».

Les personnes soupçonnées de terrorisme qui sont détenues au secret au Pakistan sont particulièrement susceptibles d’être torturées. Des personnes ont été pendues par les pieds, frappées et privées de sommeil et de nourriture. Des agents d’autres pays, et en particulier des États-Unis, semblent avoir eu connaissance des interrogatoires de personnes détenues arbitrairement et au secret, ou y avoir assisté.

« Le gouvernement pakistanais doit tenir un registre central des détenus et publier régulièrement des listes de tous les lieux de détention afin qu’à l’avenir nul ne puisse être secrètement emprisonné et risquer d’être torturé ou victime des autres violence qu’une détention secrète induit, a déclaré Angelika Pathak. Il faut que les gouvernements des autres pays, y compris des États-Unis, enquêtent sur toutes les allégations d’actes de torture dont leurs agents pourraient avoir été complices. »

Les familles ont peu d’endroits vers lesquels se tourner lorsqu’elles recherchent ceux qui ont été enlevés. La police refuse d’enquêter à ce sujet ou d’enregistrer les plaintes que les proches voudraient déposer.

Ceux qui remettent en cause les détentions auprès des hautes cours des provinces sont confrontés au fait que les forces de sécurité refusent de transmettre toute information sur les détenus ; souvent les juges ne vont pas à l’encontre de ces refus.

Le Pakistanais Khalid Mehmood Rashid a été remis à des responsables pakistanais en Afrique du Sud le 6 novembre 2005 et envoyé en avion au Pakistan. On ne l’a pas revu depuis lors. Bien que la détention de Khalid Mehmood Rashid par le gouvernement pakistanais soit reconnue officiellement, le ministère de l’Intérieur n’a pas indiqué aux proches de cet homme qui le questionnaient où Khalid Mehmood Rashid était détenu.

Le caractère clandestin de la « guerre contre le terrorisme » rend impossible une connaissance précise du nombre de disparitions forcées, des autres détentions arbitraires et des homicides illégaux qui ont eu lieu au Pakistan. Cependant, le porte-parole de l’armée pakistanaise, le général de division Shaukat Sultan, a déclaré en juin 2006 que, depuis 2001, environ 500 « terroristes » avaient été tués et plus de 1000 arrêtés.

Complément d’information Le rapport Pakistan. Human rights ignored in the ’war on terror’ est disponible sur le site de l’organisation Amnesty International

Le texte d’un tract des États-Unis offrant des récompenses considérables pour la capture d’ennemis présumés peut aussi être consulté sur le site d’Amnesty International

Pour plus d’informations sur la campagne que mène Amnesty International contre le recours à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme », rendez-vous sur la page suivante du site de l’organisation


( HNS )

par Cilou Lilou publié dans : Guerres
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Lundi 2 octobre 2006
Comme pour toutes les conduites de dépendance, les conséquences de la consommation excessive d'alcool sont particulièrement graves tant au plan physiopathologique, qu'au plan psychosocial.        
 
La plus grande part des mortalités prématurées (qui peuvent être évitée) de même qu'une grande part des pathologies, sont en lien direct ou indirect avec la consommation d'alcool (premier comportement dit « à risque », avec le tabac). Encore aujourd'hui, entre 35 000 et 45 000 décès en France sont attribués à la consommation d'alcool,  qui fait de ce phénomène un problème majeur de santé publique.


Des risques à court ou long termes, occasionnels ou irréversibles

Ces conséquences varient selon :
- la quantité ingérée (excessive ou non),
- le mode de consommation (occasionnel ou chronique),
- le sexe (à quantité ingérée plus faible, les femmes ont 3 à 4 fois plus de risques de développer une cirrhose que les hommes),
- l'âge lors de la première prise (plus l'âge de la première consommation d'alcool est précoce, plus le risque d'une consommation excessive à l'âge adulte s'accroît),

- les conditions de la prise (à jeun, la diffusion est beaucoup plus rapide qu'au cours d'un repas),
- les prédispositions génétiques (présence ou déficit en ALDH, - acétaldéhyde déshydrogénase -, enzyme chargé de métaboliser l'alcool).

À court terme, la prise d'alcool entraîne l'ivresse, un état de désinhibition pouvant être à l'origine d'accidents de la circulation, d'accidents du travail, de violences publiques ou conjugales.

À plus long terme, la consommation régulière d'alcool entraîne une dépendance qui se manifeste par une recherche compulsive du produit. Elle a de forts retentissements sur le statut social : les étudiants consommateurs réguliers d'alcool font, en moyenne, deux années d'études de moins que les autres, les hommes alcoolodépendants occupent moins d'emplois à temps plein et moins de métiers de « cols blancs » que les autres.

Enfin, consommé en excès pendant plusieurs années, l'alcool a des effets redoutables sur l'organisme, notamment sur le foie et le système nerveux. Les atteintes du foie provoquent des surcharges en lipides (stéatoses), des cirrhoses, des hépatites alcooliques, et aggravent l'évolution des hépatites B et C. Les atteintes du système nerveux diminuent l'activité des neurones et provoquent des troubles cognitifs (les tâches sont exécutées plus rapidement mais avec un taux d'erreurs accru), des troubles de la mémoire, de la perception, une détérioration des capacités d'élaboration, une désorganisation des mouvements, des états confusionnels (syndrome de Korsakoff).

En outre, le contact du produit avec les voies aéro-digestives supérieures,  entraîne chez les gros consommateurs d'alcool un  risque accru de cancers de la bouche, du pharynx, de l'oesophage et du larynx. Enfin, l'alcool traversant aisément la barrière placentaire, on sait aujourd'hui que les femmes enceintes qui consomment régulièrement de l'alcool prennent le risque de perturber le développement psychomoteur de leur enfant.

Des recherches sur tous les fronts

Face à ces risques, la recherche se développe dans de nombreuses
directions :


- sur le plan fondamental : elle porte sur l'étude des mécanismes de l'atteinte neuronale lors d'une prise excessive d'alcool, ainsi que sur les mécanismes de toxicité de l'alcool dans le foie ;  

- sur le plan clinique : elle porte sur l'étude de l'influence des modes de consommation d'alcool sur le développement de différentes pathologies ;

 
- sur le plan thérapeutique : elle vise à développer les traitements de la dépendance alcoolique ;
 
- sur le plan préventif : elle vise à mettre au point des stratégies de dépistage de la consommation d'alcool chez les femmes enceintes, à étudier l'évolution des modes de consommation des jeunes, ainsi que les différentes perceptions du risque chez les automobilistes afin d'adapter les messages de prévention et de mesurer l'efficacité respective des politiques de répression et des campagnes de prévention ;
 
- sur le plan épidémiologique : elle porte sur la mise au point d'outils méthodologiques fiables capables de mesurer précisément les quantités réelles d'alcool ingérées par un individu au cours du temps, afin de développer des connaissances sur les relations entre alcool et santé qui ne soient pas fondées sur de simples déclarations de consommateurs ;
 
- sur le plan de la santé publique : elle vise à évaluer l'ensemble du retentissement social de l'alcool en France ;

Des actions dans toutes les directions

La prévention de l'alcoolisme prend également de multiples formes.
    
L'information du public, en particulier en direction des jeunes, porte non seulement sur les produits alcoolisés et leurs effets, mais aussi sur les conséquences à court terme et les effets à plus long terme du passage d'une consommation expérimentale à une consommation régulière, puis abusive.
 
La formation des médecins généralistes vise à les aider à mieux repérer les patients présentant un problème alcoolique, notamment les femmes enceintes ; la création de modules d'alcoologie dans le cadre du cursus de médecine et d'une filière universitaire d'addictologie est évoquée. Les médecins scolaires, les médecins du travail et les travailleurs sociaux, quant à eux, sont plus à même d'exercer un suivi plus particulier des populations les plus vulnérables.

Une application plus stricte de la réglementation en matière de publicité pour les alcools est également envisagée hormis pour le vin.
 
La stratégie de prise en charge des personnes alcoolodépendantes associe étroitement le patient dans un projet thérapeutique fondé sur des objectifs précis et destiné à aboutir à un maintien de l'abstinence. Elle est définie entre le soignant et le patient selon la gravité (niveau de dépendance, troubles mentaux associés ou non), le stade de la pathologie, la motivation à arrêter de boire. Le sevrage est aujourd'hui devenu supportable grâce à l'administration de médicaments anxiolytiques ; il est généralement associé à un accompagnement psychothérapeutique. Le suivi est assuré au travers de consultations hospitalières en alcoologie. Des interventions dites « brèves », sous forme de conseils donnés par le médecin généraliste, peuvent également éviter l'entrée en dépendance.
 
Les moyens préventifs et thérapeutiques contre la consommation excessive d'alcool existent et sont efficaces. Un chiffre : en vingt ans, le taux de mortalité lié à la consommation chronique d'alcool a chuté d'environ 40 %. Cependant, face au ralentissement de cette baisse et au maintien d'un niveau élevé des ventes d'alcool en France, la mobilisation des pouvoirs publics, des acteurs de santé et des chercheurs reste indispensable.


( INSERM > alcool 1 , INSERM > alcool 2 , INSERM > alcool 3 )


Tu parles ! Le marché des spiritueux  est EXTREMEMENT rentable pour le gouvernement français  et le lobby de ce marché est extrêmement puissant  !  Ca fait un moment qu'on connaît les méfaits de l'alcool et qu'on constate une attitude des pouvoirs publics plus tolérante que pour la cigarette ! ET MEME ! On est en train de banaliser l'alcool et on permet au marché des spiritueux de s'intéresser aux ados ! (cf. l'article "et si on prenait les ados pour des adultes" de Destination santé, dans cette même rubrique)

Cilou.







par Cilou Lilou publié dans : Santé
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Lundi 2 octobre 2006
lundi 2 octobre 2006, 10h00

Deinococcus radiodurans est vraiment une bactérie hors normes ! Après avoir été irradiée elle est capable de "ressusciter" en quelques heures, en réparant et réorganisant son ADN. Une équipe INSERM vient d'élucider ses pouvoirs "surnaturels".

Et c'est bien là le plus intéressant ! Dès 1956, des scientifiques avaient découvert avec étonnement que cette bactérie survivait à des traitements de choc. Notamment à une irradiation représentant plus de 5 000 fois la dose mortelle chez l'homme ! Depuis lors, la communauté scientifique ne cesse de chercher pourquoi et surtout comment cela se peut.

Le Pr Miroslav Radman et ses collaborateurs, de l'Université René Descartes de Paris (Unité INSERM 571) sont aujourd'hui parvenus à comprendre son système de réparation. Une découverte fondamentale, qui pourrait jeter les bases d'une médecine régénérative, applicable notamment aux pathologies neuronales. A suivre de très près...

Sources: INSERM, 27 septembre 2006 - Illustration INSERM





INSERM

Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale

Paris, le 27 septembre 2006


Information presse


Le mécanisme permettant à la bactérie Deinococcus radiodurans de ressusciter en quelques heures élucidé pour la première fois


Miroslav Radman, professeur à l'Université René Descartes à Paris et directeur de l'Unité 571 Inserm et ses collaborateurs viennent de découvrir par quel mécanisme la bactérie Deinococcus radiodurans est capable de ressusciter en quelques heures en réparant et réorganisant son ADN. Ce processus lui permet ainsi de survivre à des conditions extrêmes dans des zones arides et à des doses de rayonnements mortelles pour tout autre organisme. Cette découverte fondamentale pourrait jeter les bases d’une médecine régénérative, notamment applicable aux pathologies neuronales. Plus largement, les chercheurs estiment que cette bactérie « est susceptible d’ensemencer la vie sur des planètes stériles ». Ces travaux sont publiés dans la dernière édition de Nature.

En 1956, on découvrit avec étonnement qu’une bactérie survivait dans les conserves de viande après le traitement de « choc » que constitue une stérilisation par rayonnement gamma. Deinococcus radiodurans, capable de survivre à une irradiation d’une dose 5000 fois la dose mortelle chez l’homme, n’en finit plus dès lors d’être scrutée par la communauté scientifique. On la retrouva dans des environnements arides, dans le sable du désert, là où seules quelques rares bactéries peuvent survivre.

L’étude de Deinococcus radiodurans a montré que sous l’effet de ces conditions extrêmes l’ADN de la bactérie était éclatée en plusieurs centaines de fragments et les chromosomes littéralement pulvérisés. Pourtant, en seulement quelques heures, D.radiodurans reconstitue entièrement son patrimoine génétique et revient à la vie. Une résurrection en quelque sorte.

L’équipe de chercheurs (K. Zahradka, A. Lindner et Dea Slade) dirigée par Miroslav Radman de l’unité Inserm 571 à la faculté de Médecine Necker-Enfants Malades et de l’Université René Descartes vient d’en élucider le mécanisme pour la première fois.

Il s’agit d’un système de réparation en deux étapes, inconnu à ce jour. La première phase consiste à rassembler dans l’ordre correct tous les fragments en une chaîne linéaire ; tous les morceaux seront utilisés comme modèle pour initier la synthèse d’ADN et allonger la chaîne par simple brin. La deuxième phase de recombinaison génétique consiste à
reconstituer les chromosomes circulaires de la cellule par « crossing over ». Une fois le génome restauré à l’identique, la synthèse des protéines est à nouveau opérationnelle : la cellule est vivante alors qu’on pouvait la considérer comme « cliniquement morte ».

Cette découverte fondamentale pourrait être la base d'une nouvelle médecine régénérative ; on peut ainsi imaginer "ressusciter" des neurones morts et vaincre les pathologies dégénératives du cerveau.

Ce processus de réassemblage de l’ADN, s’il est reproduit in vitro, permettrait également de créer des mosaïques génomiques à partir du patrimoine génétique de tous les organismes vivants et de jeter les bases de la future biologie synthétique.

Selon Miroslav Radman, « la bactérie Deinococcus radiodurans serait peut-être le meilleur candidat pour ensemencer la vie sur les planète stériles. »

Pour en savoir plus

“Reassembly of shattered chromosomes in Deinococcus radiodurans”
Ksenija Zahradka1,2, Dea Slade1, Adriana Bailone3, Suzanne Sommer3, Dietrich Averbeck4, Mirjana Petranovic2, Ariel B. Lindner1 & Miroslav Radman1,5

Nature Publication avancée online du 27 septembre 2006

1 Université René Descartes, Faculté de Médecine,Unité Inserm 571 Site Necker, 156 rue de Vaugirard, 75015 Paris, France.
2 Division of Molecular Biology, Ruder Boskovic Institute, PO Box 180, 10002 Zagreb, Croatia.
3 Institut de Génétique et Microbiologie, CNRS UMR8621, CEA LRC42V, Bâtiment 409, Université Paris-Sud, 91405 Orsay Cedex, France.
4 Institut Curie, Section Recherche, UMR 2027 CNRS, Centre Universitaire de Paris-Sud, Bâtiment 110, 91405 Orsay Cedex, France.
5 Mediterranean Institute for Life Sciences, Mestrovicevo setaliste bb, 21000 Split, Croatia.

Contacts chercheurs
Miroslav Radman
Ariel Lindner

Unité Inserm 571
Faculté de Médecine Necker-Enfants Malades/
Université René Descartes-Paris V
156, rue de Vaugirard
75730 Paris Cedex 15, France
Tel. 01 40 61 53 21
radman@necker.fr
lindner@necker.fr

Contact presse
Anne Mignot
presse@tolbiac.inserm.fr

par Cilou Lilou publié dans : Santé
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Lundi 2 octobre 2006
dimanche 1 octobre 2006, 8h49

DAMAS (AP) - Des archéologues syriens et français ont découvert dans le nord de la Syrie un temple datant du néolithique qui pourrait être le plus anciens du Moyen orient, a annoncé l'agence de presse officielle syrienne.

Le temple, qui date du neuvième siècle avant Jésus-Christ, a été mis au jour à Jaadet al-Maghara sur les bord de l'Euphrate, près de 450km au nord de Damas. Des objets d'os et de pierre ont été retrouvé dans à l'intérieur. Ses murs sont ornés de motifs géométriques et d'une tête de taureau rouge vif, noire et blanche, ce qui prouve une nouvelle fois que les taureaux étaient alors honorés.

"C'est une découverte unique qui pourrait conduire à une réinterprétation de la culture", a commenté le ministre de la culture Riyad Neisan, selon l'agence de presse. AP

par Cilou Lilou publié dans : Culture
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