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Lundi 2 octobre 2006 1 02 10 2006 21:27
dim 01 oct, 18h06

Depuis vingt ans, sous la pression de l'Union européenne, les constructeurs automobiles ont réduit l'émission de polluants liés au moteur des voitures. On ne peut pas en dire autant des systèmes de climatisation, pratiques certes, mais nocifs. Une étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) montre que le fonctionnement d'un climatiseur entraîne une surconsommation d'essence de l'ordre de 25 à 35% en ville, et de 10 à 20 % sur route. Pire, toujours selon cette étude, la climatisation est à elle seule responsable de "10 à 15% des rejets annuels de gaz à effet de serre" pour un véhicule de gamme moyenne comme une Renault Clio ou une Peugeot 307.

La raison est simple : les climatiseurs, pour leur fonctionnement, emploient de l'hydroflorocarbone (HFC). L'utilisation d'un seul kilo de ce fluide équivaut, pour l'atmosphère à 1,3 tonne de CO2, ce que génère une voiture en parcourant 8 500 km. Les constructeurs ont pris conscience de la situation et travaillent, depuis 1995, sur l'impact environnemental des climatiseurs. Les - sombres - prévisions actuelles font état pour 2010 de 4 à 4,5 millions de tonnes équivalents CO2 émises dans l'atmosphère. Mais l'Ademe montre le chemin : si des améliorations drastiques sont apportées, 60 % de ces émissions pourraient être évitées.

Terra Economica

( Terra Economica / Yahoo News )


Ceci est une réponse à toutes celles et tous ceux qui voulaient croire en un sursaut écologique du gouvernement français avec son bioéthanol (qui n'est lui non plus pas écologique !)

Voici l'article de l'ADEME sur la clim !

Cilou



La climatisation automobile

Impacts consommation et pollution

Laurent GAGNEPAIN

La climatisation, en voiture, c'est plus de confort et plus de sécurité : la vigilance du conducteur est meilleure quand il a moins chaud et le système fournit un air sec qui désembue très rapidement le pare-brise et les vitres latérales, mais …

On consomme plus et on pollue plus :
Quand elle fonctionne, la climatisation augmente notablement la consommation de carburant d'un véhicule :
-
en ville, c’est en moyenne 31 % d’essence consommés en plus ou 35 % de gazole pour les voitures Diesel ;
-
sur route-autoroute, la surconsommation est d’environ 16 % pour les véhicules à essence et de 20 % pour les Diesel ;
Il est important de noter que les derniers systèmes de climatisation (régulation automatique, compresseur à cylindrée variable et pilotage externe) permettent de réduire la surconsommation de carburant lorsqu'ils sont en fonctionnement (exemple : voiture Diesel en ville = +25% au lieu de +35%, sur route-autoroute = +15% au lieu de +20%). Néanmoins, les climatisations automatiques fonctionnent beaucoup plus souvent tout au long de l'année que les climatisations manuelles lorsque les températures extérieures sont inférieures à 20°C : les utilisateurs ne désactivent pas le mode automatique qui est le mode par défaut, en mode
manuel ils peuvent ouvrir leur fenêtre avant d'avoir le réflexe de mettre en route leur climatisation. Ainsi sur une année les gains apportés par la régulation automatique sont gommés par un usage plus fréquent.

Sur une année entière, en France et suivant les climats, les véhicules climatisés
consomment entre 3 et 5 % de carburant en plus par rapport à ceux qui ne le sont pas.
L’utilisation de la climatisation entraîne aussi une augmentation :
-
de la pollution (CO et NO pour les moteurs à essence, NO et particules pour les Diesel) des émissions de CO


On réchauffe la planète

L’effet de serre est un phénomène naturel qui permet d’avoir une température vivable sur Terre. Il est dû à la présence de certains gaz dits "à effet de serre" dans l’atmosphère, dont les quantités sont augmentées de façon énorme par les activités humaines, ce qui accroît l’effet de serre et perturbe très gravement le climat de la planète.

Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie
Département Technologies des Transports
500, route des Lucioles – 06560 Valbonne

La climatisation intervient à double titre dans les émissions de gaz à effet de serre :

quand elle fonctionne, elle provoque une surconsommation de carburant et donc des émissions de CO accrues (3 à 5 % de CO émis en plus par an) ;

qu’elle fonctionne ou pas, elle rejette le fluide frigorigène (R134a) présent dans le circuit de climatisation (fuites, maintenance, entretien, accident, non-récupération en fin de vie du véhicule…). Ce fluide est un gaz à fort effet de serre, 1 300 fois plus puissant que le CO

Pour un véhicule de gamme moyenne, la climatisation, à elle seule (usage, maintenance et fuites), est responsable d’une augmentation de 10 à 15 % de ses rejets annuels de gaz à effet de serre. Toutefois, des progrès sont enregistrés. Le taux de fuite des boucles de climatisation tend à se réduire : on est passé de 15% de fuite fugitive à 10% en moyenne ; l'objectif des 40
g/an de fuite de réfrigérant maximale (directive CE application au plus tard le 01/01/2007) est déjà atteint sur certaines boucles de climatisation. Par ailleurs, un décret va être signé en France en 2005 précisant que les interventions sur les boucles de climatisation ne pourront être faites que par du personnel agréé et dans des garages agréés qui seront les seuls à pouvoir acheter du R134a. De plus, l'obligation de récupération du réfrigérant en fin de vie du véhicule sera inscrite dans ce décret.

Quelques conseils :

Stationner à l'ombre quand c'est possible

Ouvrir les fenêtres pour évacuer la chaleur dans l'habitacle avant d'enclencher la climatisation, mais rouler les fenêtres fermées quand elle fonctionne

Limiter la température de consigne à 5°C en dessous de la température extérieure offre le plus souvent un niveau de confort suffisant

Pour les climatisations automatiques, l'éteindre lorsqu'il ne fait pas trop chaud et préférer ouvrir les fenêtres si nécessaire

Utiliser par temps très chaud la commande recyclage permet de réduire l'énergie consommée par le système en récupérant l'air frais de l'habitacle (ne pas rester en continu en mode recyclage pour assurer le renouvellement de l'air dans le véhicule)

Faire fonctionner quelquefois la climatisation tout au long de l'année pour éviter le dessèchement des joints, notamment au niveau du compresseur

Faire récupérer par un professionnel le fluide frigorigène de la boucle de climatisation lorsque le véhicule est en fin de vie

Pour en savoir plus :

La climatisation automobile : un équipement en question – ADEME – réf.4284 – juillet 2004
La climatisation automobile : impact énergétique et environnemental – ADEME – réf.4183 – mai 2003
La climatisation automobile : données et références – ADEME – réf.4343 – mai 2003 – 23 €
La climatisation automobile : évolution de la réglementation – ADEME – juin 2005
La climatisation automobile : conseils d'entretien et d'usage – ADEME – juin 2005

Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie
Département Technologies des Transports
500, route des Lucioles – 06560 Valbonne

( Ademe (document PDF ))

Par Cilou Lilou - Publié dans : Planète
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