lun 02 oct, 9h00
Les élus de la majorité se retrouvent aujourd'hui pour leur journée parlementaire centrée sur le pouvoir d'achat. Devant la multitude de textes législatifs qui les attendent, ils devront faire des choix.
C'est le coeur léger que les élus UMP s'apprêtent à aborder demain la nouvelle session ordinaire du Parlement, la dernière avant les échéances électorales du printemps, qui se terminera fin février comme l'impose le calendrier électoral. Réunis aujourd'hui à la Maison de la chimie, à Paris, pour leur journée parlementaire, députés et sénateurs centreront leurs débats sur le pouvoir d'achat qui apparaît déjà comme le thème central de la prochaine campagne électorale.
Le soulagement dans les rangs de la majorité est perceptible, maintenant que s'est éloignée la menace du recours à l'article 49-3 pour faire passer le projet de loi sur l'énergie. La discussion du texte, redoutée par des députés UMP conscients des risques politiques qu'elle leur faisait courir, se termine bien pour la majorité. Elle s'apprête à adopter demain après-midi par un vote solennel la loi autorisant la privatisation de Gaz de France en contradiction avec les engagements pris en 2004, dans une autre loi, par Nicolas Sarkozy.
Le président du groupe UMP à l'Assemblée, Bernard Accoyer, est confiant dans l'issue du vote. Il affirme qu'il y aura une majorité suffisante même s'il s'attend à ce qu'une dizaine de députés du groupe votent contre le texte et qu'une autre partie - difficile aujourd'hui à chiffrer - s'abstienne ou délaisse prudemment ce jour-là l'Assemblée pour éviter de prendre part au vote.
Projets de loi litigieux. L'affaire GDF bouclée, les députés vont devoir faire face à une inflation de textes législatifs annoncés par le gouvernement pour cette fin de session. Un calendrier trop chargé qui obligera sûrement à faire des choix et à reporter après les élections certains projets de loi, les plus litigieux notamment qui ne sont pas sans danger politiquement à l'approche des scrutins. C'est ainsi que seraient prudemment reportés le texte sur les OGM ou encore celui sur la protection des consommateurs préparé à Bercy dont les dispositions sur l'introduction des class actions sont très mal perçues au Medef.
D'autres textes sont en suspens, comme la réforme de la justice ou celle des tutelles, dont pourtant les députés reconnaissent l'urgente nécessité. Le temps sera serré pour boucler tous les autres textes programmés : la participation et l'actionnariat, dont l'examen commence mardi à l'Assemblée, la fonction publique territoriale, le budget 2007, le financement de la Sécurité sociale 2007, la parité, la seconde lecture sur l'eau, la réforme du dialogue social que Dominique de Villepin tient fermement à faire passer avant les élections.
Optimiste, la majorité, sur ses chances en 2007 ? " Pour gagner, l'UMP doit s'abstenir de se livrer à une guéguerre entre les propositions des uns et des autres et arriver l'an prochain dans les meilleures conditions d'unité ", avertit Bernard Accoyer. Le président du groupe n'apprécie guère à cet égard que soient étalées dans la presse les approches divergentes opposant " l'équilibre " prôné par le Premier ministre à la " rupture " défendue par Nicolas Sarkozy. " Je préfère le débat interne aux échanges sur la place publique ", a-t-il confié jeudi à quelques journalistes en guise d'avertissement.
Par Cilou Lilou
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Publié dans : Politiques
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