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Planète

Vendredi 22 septembre 2006
PARIS (AFP) - Des images satellitaires ont révélé d'immenses fractures dans la calotte glaciaire arctique à la fin de l'été, s'étendant de l'Europe septentrionale jusqu'au pôle Nord sur une superficie plus vaste que la Grande-Bretagne, a indiqué mercredi l'Agence spatiale européenne (Esa).
"Cette situation est différente de tout ce que l'on a pu observer lors des précédentes saisons de fonte record des glaces", souligne le responsable de l'analyse des images, Mark Drinkwater, sur le site web de l'Esa.

"Un bateau aurait pu remonter sans difficulté jusqu'au pôle Nord depuis l'archipel de Spitzberg (Norvège) ou le nord de la Sibérie, au travers de ce qui est normalement constitué de glace solide".

Les spectaculaires images satellitaires, acquises du 23 au 25 août, montrent une large zone fracturée dans la calotte glaciaire, rejoignant le pôle Nord depuis l'archipel de Svalbard (ou Spitzberg), à l'extrême nord de la Norvège, et celui de Severnaya Zemlya, dans les eaux arctiques sibériennes.

Les scientifiques estiment que de 5 à 10% de la glace perenne - celle qui ne fond normalement jamais - s'est fracturée lors des tempêtes de fin d'été, ce qui implique une glace plus fragile et moins épaisse, précise l'Esa.

"Si cette tendance se poursuit, la route maritime du nord entre l'Europe et l'Asie sera ouverte pendant des intervalles plus longs et on peut imaginer d'ici 10 à 20 ans des tentatives de tour du monde en voilier par l'Océan arctique en été", selon M. Drinkwater.

La calotte glaciaire arctique se réduit comme peau de chagrin à cause du réchauffement climatique. A la fin de l'été 2005, elle ne s'étendait que sur 5,5 millions de km2, contre 8 millions de km2 au début des années 1980.

La glace pérenne diminue elle aussi, mais c'est la première fois que ce secteur de l'Océan arctique démontre une telle fragilité, souligne l'Esa, qui publie les images sur sur son site (www.esa.int).

Par Cilou Lilou
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Vendredi 22 septembre 2006
mardi 19 septembre 2006, 19h46

NATIONS UNIES (AP) - Le président Jacques Chirac a plaidé mardi, à la tribune de l'ONU, pour la création de l'Organisation mondiale de l'environnement, "conscience écologique du monde" et "lieu privilégié de notre action commune pour les générations futures".

Pour le président français, "chacun sait qu'une activité humaine non maîtrisée est en train de provoquer une sorte de lent suicide collectif". De fait, relève-t-il, "seul le rassemblement des nations autour d'engagements consentis en commun permettra de prévenir un désastre".

Jacques Chirac ajoute que "la France accueillera l'année prochaine, dans une conférence internationale, tous ceux qui veulent faire progresser ce projet capital pour l'avenir de la planète".


(Associated Press / Yahoo News )


Quand on sait que l'OMS (l'Organisation Mondiale de la Santé) se préoccupe davantage de la recherche de profit que de la santé, on peut s'inquiéter de ce que serait l'Organisation Mondiale de l'Environnement.  Quand on pense que ce même gouvernement interdit les biocarburants, on peut se demander "DE QUI SE FOUT-ON ??!!"


Cilou
Par Cilou Lilou
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Vendredi 22 septembre 2006
Communiqué de presse

Montreuil, Bruxelles, le 21 septembre 2006 : La Commission Européenne vient d’annoncer que du riz garanti non contaminé était en fait, bien contaminé. Les Amis de la Terre demandent que toute la lumière soit faite sur cette affaire et surtout sur ce qu’est devenu ce riz contaminé.

Les autorités néerlandaises ont procédé à des contre analyses des échantillons issus des chargements déclarés non contaminés par les industriels et ont découvert que 2 échantillons sur 5 étaient contaminés. Il s’agit toujours du fameux riz LL 601 que Bayer a expérimenté aux Etats-Unis en 1999 et 2001 et qui n’est nulle part autorisé à la consommation humaine.

Pour Christian Berdot : “Les autorités états-uniennes brillent, une fois de plus par leur laxisme en matière d’OGM. Face à ce laissez-faire en faveur des industriels des biotechnologies, l’Union Européenne doit réagir énergiquement : si les Etats-Unis ne sont pas capables de - ou ne veulent pas - garantir des produits non contaminés, leurs produits n’ont pas leur place sur le marché européen. La Commission doit interdire tout riz long en provenance des Etats-Unis, tant que ce pays n’aura pas démontré sa capacité - et sa volonté - de contrôler sérieusement ses produits. Les états-membres doivent aussi redoubler de vigilance et procéder à des contrôles à tous les niveaux de la chaîne de distribution, sans oublier de présenter la note à Bayer”.


Contacts Presse

Pour les Amis de la Terre

-  à Bruxelles Helen Holder, responsable de la campagne OGM des Amis de la Terre-Europe : helen.holder@foeeurope.org 00 32 2 542 01 82

-  à Montreuil : Christian Berdot, animateur de la campagne OGM des Amis de la Terre-France : landes@amisdelaterre.org 05 58 75 34 50 / Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre-France

 

( Les Amis de la Terre )

 


Par Cilou Lilou
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Vendredi 22 septembre 2006
ven 22 sep, 9h30

Les constructeurs ont vivement réagi à l'action en justice initiée par l'État américain contre leurs rejets polluants. L'initiative évoque les premières " class actions " contre l'industrie du tabac.

L'émission de gaz à effet de serre (GES) est-elle un délit ? La justice américaine va de nouveau devoir arbitrer ce délicat sujet qui vient de lui être soumis par l'État de Californie. Le ministre de la Justice de cet État vient en effet d'engager des poursuites au civil contre six constructeurs américains et japonais (Chrysler, General Motor, Ford, Toyota, Honda, Nissan) accusés d'avoir rejeté " des quantités massives de gaz carbonique " dans l'atmosphère, occasionnant une " nuisance publique ".

Hier, l'industrie a vivement réagi : " Les constructeurs automobiles construisent déjà des véhicules plus propres, plus efficaces en termes d'utilisation de l'énergie et chaque voiture vendue en Californie est homologuée par les autorités de cet État avant d'être livrée aux concessionnaires ", a affirmé l'Alliance des constructeurs automobiles.

Vers une jurisprudence. Pourtant, la Californie soutient que la pollution automobile contribue au réchauffement climatique qui a " réduit la quantité de neige de l'État (une source importante d'eau douce), élevé le niveau de la mer le long des côtes, accru la pollution à l'ozone dans les villes et augmenté le risque de feux de forêt ". Et " le réchauffement climatique cause des torts importants à l'environnement en Californie et à la santé publique ".

Selon Roda Verheyen, directrice du Climate Justice Programme, initiative de plusieurs ONG internationales (les Amis de la Terre, Greenpeace ou WWF...), " cette affaire va faire jurisprudence en termes de justice du climat ". La question est de savoir si " les constructeurs vont être tenus responsables d'une partie des dégâts causés ou de leur totalité ", s'interroge-t-elle. Expert des problématiques énergie-climat, Jean-Marc Jancovici prévoit qu'" avec la possibilité prochaine en Europe d'ouvrir des "class actions"contre les opérateurs de téléphone mobile, les constructeurs automobiles seraient bien avisés de se poser à leur tour la question du principe pollueur payeur ".

Par Cilou Lilou
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Vendredi 22 septembre 2006
jeu 21 sep, 16h00

PARIS (AFP) - L'offensive californienne contre les constructeurs automobiles, accusés de "nuisance publique" sur le climat, doit servir d'alerte à leurs pairs européens et aux pollueurs en général qui pourraient avoir à rendre des comptes, estiment des experts interrogés par l'AFP.

Le ministère de la Justice de l'Etat de Californie a annoncé mercredi des poursuites au civil contre six constructeurs américains et japonais (Chrysler, General Motors (NYSE: GMW - actualité) , Ford, Toyota, Honda et Nissan), parce que "le réchauffement climatique cause des torts importants à l'environnement en Californie et à la santé publique".

La plainte, qui réclame des dommages au montant non précisé, vise les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des voitures, l'un des principaux gaz à effet de serre (GES) responsables du réchauffement de la planète. Elle devrait surtout avoir pour effet, au-delà d'éventuelles compensations, d'établir des responsabilités et d'éveiller l'attention des producteurs et des consommateurs.

"Cette affaire va faire jurisprudence en termes de justice du climat", s'est réjouie Roda Verheyen, directrice du Climate Justice Programme, initiative d'ONG internationales telles Friends of the Earth, Greenpeace et WWF. "Aucun contentieux ne s'est à ce jour intéressé à cet aspect du problème: vont-ils (les constructeurs) être tenus responsables d'une partie des dégâts causés ou de leur totalité?" a-t-elle ajouté.

Cette plainte pourrait "servir d'aiguillon, comme les premières +class actions+ contre l'industrie du tabac. Et amener à se pencher sur la question du changement climatique des intérêts qui ne se sentaient jusqu'alors pas concernés", estime l'expert français des problématiques énergie/climat Jean-Marc Jancovici, professeur à l'Ecole polytechnique.

"Avec la possibilité prochaine en Europe d'ouvrir des +class actions+ contre les opérateurs de téléphone mobile, les constructeurs automobiles seraient bien avisés de se poser à leur tour la question du principe pollueur/payeur", ajoute-t-il. "Il serait en tout cas très imprudent de n'en rien faire".

L'offensive californienne n'est pas la première aux Etats-Unis en matière d'environnement: en juillet 2004, huit Etats américains avaient déjà poursuivi des centrales thermiques en exigeant qu'elles réduisent leurs émissions de CO2.

Mais pour l'heure, les mécanismes mis en oeuvre en Europe dans le cadre du Protocole de Kyoto de lutte contre le changement climatique ne concernent que l'industrie et le secteur énergétique.

Sur les transports - le quart environ des émissions de GES de l'UE -, aucune contrainte ne pèse et les émissions des transports aériens et maritimes ne sont pas comptabilisées.

"On pourrait pourtant imposer aux constructeurs de brider leurs moteurs, abaisser les limites de vitesse sur les routes, frapper d'une vignette réellement dissuasive les voitures les plus émettrices", suggère Alain Grandjean, professeur d'économie de l'environnement à l'Ecole Polytechnique.

Coauteur avec Jancovici du "Plein s'il vous plait", plaidoyer pour un carburant cher, il suggère d'impliquer la responsabilité du consommateur tout autant que celle du producteur, par des mesures fiscales visant à la maîtrise des émissions de CO2 du citoyen.

Le gouvernement britannique étudie d'ailleurs un projet de "quotas de CO2" individuel, qui attribuerait à chaque citoyen un droit à polluer au-delà duquel il serait taxé. "Une piste importante mais compliquée à mettre en oeuvre", estime-t-il, qui dissuaderait l'achat de voitures cracheuses de CO2.

Anne CHAON

Par Cilou Lilou
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