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Santé

Vendredi 22 septembre 2006
jeudi 21 septembre 2006, 12h00


Les adolescents ne boivent plus quotidiennement de l'alcool comme il y a 30 ans. Aujourd'hui, ils préfèrent en majorité " se défoncer " en fin de semaine. "Un vrai problème de santé publique sur lequel nous devons agir et vite".

Marie Choquet est Directeur de recherche à l'INSERM. Son thème de travail : les psychotropes et les adolescents. Et selon elle, il est indispensable de repenser l'information sur le risque alcool. "Nous devons utiliser des arguments crédibles. Nous leur avons tellement dit que tout était mauvais que nous sommes devenus peu crédibles auprès d'eux."

Marie Choquet explique même que "les adolescents ne font plus confiance aux adultes. Ils demandent une vraie information scientifique. Du concret. Nous pourrions alors leur expliquer les mécanismes qui provoquent des dommages au niveau du cerveau, aux systèmes cardio-vasculaire et digestif."

Mais le plus important, "c'est de travailler sur les risques liés aux excès. Les jeunes ont envie de préserver leur cerveau. Donc si on leur explique les conséquences d'une consommation excessive sur leur développement, sur leur santé, cela pourrait être efficace. Les ados ont l'impression que tout ce que les adultes font pour eux, c'est pour des raisons morales. Ils ne l'acceptent pas". Bref, il est urgent de changer de ton, de s'adapter. "Ne soyons pas naïfs. La solution, c'est l'information scientifique, donner des repères simples sur les doses nocives, essayons de les éduquer, de les responsabiliser."

Dr Marie Choquet (Destination Santé)

( Yahoo News )


Quand la santé est pervertie par le marché économique. Dr Choquet est une vendue. Le marché des spiritueux a pour objectif de longue date d'atteindre la jeunesse. Jusqu'à présent, la médecine, les parents, l'Etat, tentaient de la protéger contre la mainmise perverse du marché des spiritueux sur les ados. Bien sûr, ce n'était pas toujours avec réussite, mais la protection était là. Le marché de l'alcool trouvait sur son passage des personnes pour lui barrer la route. Mais nous sommes dans une période où toutes les trahisons sont bonnes à faire pour le dieu argent. D'abord l'entrée des marques et entreprises dans les collèges, et maintenant on expose les ados au marché de l'alcool alors que l'on sait que les populations d'Europe connaissent un grave problème d'alcoolisme. Le plus pervers dans le discours de Choquet, c'est qu'elle utilise des phrases censées faire mouche auprès des ados : "faisons-leur confiance ! Considérons-les comme responsables et adultes !" ... C'est exactement ce qu'aimeraient entendre les ados. En effet, celles et ceux-ci sortant de l'enfance et approchant de l'âge adulte veut qu'on les considère déjà comme adultes et responsables, alors que l'adolescence, c'est de 12 ans à 18 ans et si les ados ne sont incontestablement plus des enfants, ce ne sont certainement pas non plus des adultes ! Et à cause de cela, nous leur devons protection jusqu'à ce qu'elles/ils soient en âge de pouvoir se défendre et décrypter, déjouer les piège des manipulations du marketing publicitaire, connaître les enjeux économiques qui se cachent derrière ces marchés qui bavent devant la jeunesse !

Cilou.
Par Cilou Lilou
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Vendredi 22 septembre 2006
vendredi 22 septembre 2006, 0h47

PARIS (AFP) - Le recours à l'interruption volontaire de grossesse en France métropolitaine a progressé en 2004, après un léger repli en 2003, avec quelque 210.700 femmes concernées dont 11.500 mineures, la voie médicamenteuse s'imposant de plus en plus, selon la Drees (ministère).
La légère baisse du nombre d'IVG en 2003, la première observée depuis 1996, ne s'est pas confirmée en 2004, indique la Drees (ministère de la Cohésion sociale) qui estime à 210.700 le nombre de femmes ayant eu recours à une IVG en 2004, contre 203.000 en 2003.

"Depuis leur autorisation en 1975, le nombre d'IVG n'a que peu varié en France métropolitaine", fait cependant remarquer la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, dans son étude rendue publique jeudi.

Sur 1.000 femmes âgées de 15 à 49 ans, 14,6 ont eu recours à une IVG en 2004, contre 14,1 en 2003, et 12,3 en 1995.

Au total, 75% des IVG sont pratiquées chez des femmes âgées de 18 à 35 ans, mais parmi elles, ce sont les plus jeunes, entre 20 et 24 ans, qui y ont le plus souvent recours (27 IVG pour 1.000).

Les IVG ont progressé en particulier chez les mineures (+32% entre 1990 et 2004), concernant en 2004 11.500 jeunes filles âgées de 15 à 17 ans, soit une sur 100.

La grande majorité des IVG sont réalisées dans le secteur hospitalier public, 70% contre 60% en 1990. Dans près de 90% des cas, l'hospitalisation ne dépasse pas 12 heures et la durée moyenne entre la date de la demande d'IVG déposée auprès d'un établissement de santé et l'acte est d'environ 9 jours, un délai très stable d'année en année.

La part des IVG médicamenteuses, qui peuvent être pratiquées jusqu'à sept semaines d'aménorrhée (fin de la cinquième semaine de grossesse), dans un établissement public ou privé autorisé, continue de croître : 42% en 2004 contre 38% en 2003 et 20% en 1998.

L'IVG médicamenteuse constitue une alternative médicale à l'IVG par aspiration utérine (méthode instrumentale ou chirurgicale).

Depuis juillet 2004, les IVG médicamenteuses peuvent être pratiquées dans le cadre de la médecine de ville, par un praticien ayant passé une convention avec un établissement hospitalier. En 2004, selon la Drees, on comptait moins de cent médecins conventionnés, et le nombre de femmes concernées s'est élevé à 2.185.

Au 31 décembre 2005, environ 500 médecins avaient passé une convention et le nombre d'IVG médicamenteuses hors hôpital, a indiqué récemment le ministère de la Santé, a atteint 10.000.

De fortes disparités régionales dans le nombre d'IVG persistent. Elles sont plus fréquentes en Ile-de-France et dans le Sud (Corse, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côtes-d'Azur). Dans les départements d'Outre-Mer, le taux s'est élevé en 2004 à 41,7 pour 1.000 femmes en Guadeloupe et à 33,8 en Guyane.

"La tendance à la hausse du nombre d'IVG ne semble pas s'expliquer par une moindre utilisation des contraceptifs", souligne la Drees.

En 2005, en effet, 71% des personnes âgées de 15 à 54 ans qui ont eu des rapports sexuels durant les douze mois précédant ont utilisé un moyen contraceptif.

Chez les jeunes, la contraception est aussi de plus en plus courante. La pilule reste le moyen de contraception le plus pratiqué: 68% des 15-19 ans disent la prendre et 56% disent utiliser le préservatif.

Par ailleurs, les femmes connaissent et utilisent de plus en plus la contraception d'urgence, accessible en pharmacie sans prescription médicale depuis juin 1999. Selon le baromètre santé 2005, 13,7% des femmes disent y avoir eu recours au cours de leur vie.

Martine VERON



( Agence France Presse / Yahoo News )



La question que je me pose, c'est "Pourquoi cet article ?", "Qu'est-ce qui pousse l'Agence France Presse à s'intéresser au nombre d'IVG ? Considérant que les médias ont actuellement davantage la fonction de préparer l'évènement que de le commenter, que toutes les lois votées par l'UMP sont des lois proposées par l'UMP quelques années plus tôt et qui ont  été rejetées ou écartées, que l'UMP a découvert le 49-3 et le 45, que Fillon a annoncé que chaque semaine, chaque mois, le sinistre de l'intérieur ferait des propositions qui défraieraient la chronique, que l'Agence France Presse est financée à 50 % par le gouvernement qui est de droite et conservateur, que les médias sont tenus par de gros groupes industriels qui sont aussi de grands amis des membres du gouvernement,  que le député Garraud (UMP) tente régulièrement de criminaliser l'IVG et que le 25 novembre 2003, il a voulu créer un délit d'interruption de grossesse, une stratégie donnant le statut de personne au foetus et donc criminaliserait l'IVG, il est fort à parier que dans les prochains mois, l'IVG soit à nouveau remise en cause par l'UMP et qu'à grands coups de 49-3, une loi anti-IVG passe.

Cilou.

Par Cilou Lilou
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Mardi 26 septembre 2006
La Croix-Rouge est née de la bataille de Solferino. C’est dans ce petit village italien que Napoléon III, à la tête d’une armée franco-piémontaise, écrasa les Autrichiens. Des milliers de soldats agonisaient sans que personne ne vienne à leur secours. Henri Dunant, un citoyen suisse protestant (il voulait être pasteur) témoin de cette tragédie, improvise alors des secours pour les deux camps, avec le concours des populations civiles locales.

Cette histoire marque le début de la Croix-Rouge, qui se constituera officiellement cinq ans plus tard. Elle exprime surtout les sept principes essentiels du mouvement : « humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité, universalité ».

La Croix-Rouge française (CRF) d’aujourd’hui semble pourtant ne plus respecter l’ensemble de ces principes.

En décembre 2004, survint une première polémique malheureusement très peu relayée dans les médias français- autour de l’élection de Jean-François Mattei à la tête de l’association de droit privé en France.

Ce dernier, ancien ministre UMP de la santé, fut renvoyé du gouvernement après sa gestion catastrophique de la canicule lors de l’été 2003. Dès lors, l’Elysée souhaitant replacer ce médecin fidèle à Jacques Chirac et proche de Bernadette Chirac, lui proposa le poste de président de la CRF, à la suite de Marc Gentilini qui terminait son deuxième mandat.

La manœuvre était aisée, tant « l’indépendance », la « neutralité », l’ « impartialité » de l’organisation, -du moins de certains de ses membres au Conseil d’administration- sont tout à fait aléatoires. La Croix-Rouge française est en effet un lieu complexe, aux rapports confus avec l’Etat.

Depuis les années 2000, le mouvement a connu de profondes réformes tout à fait contestables dans leur exécution, en raison de ses liens de proximité avec le politique. Elles furent menées notamment par Marc Gentilini et la secrétaire générale Béatrice Abollivier-Raoult, conseillère UMP du 18e arrondissement de Paris.

Olivier Brault, ancien conseiller technique au cabinet de Jean-Pierre Raffarin entre 2002 et 2005, intégra lui aussi la Croix-Rouge française au poste de directeur général, huit jours seulement après son départ du cabinet du premier ministre bientôt déchu.

On le constate aisément, la Croix-Rouge est dirigée par des personnalités choisies de façon tout à fait discrétionnaire, d’une seule couleur politique -donc partisans (en contradiction avec les principes de neutralité et d’impartialité), celle de la majorité gouvernementale (ce qui s’oppose donc au principe d’ « indépendance »). L’association française manque ainsi à ses obligations en trahissant trois de ses principes de bases.
Aujourd’hui, nous apprenons que le mouvement souhaite fermer neuf centres de soin en Seine-Saint-Denis et dans quatre autres départements français, pour des raisons financières et de rentabilité... Nous allons le voir, la CRF, par cette action non motivée, ne respecte pas plus les principes d’ « humanité » et de « volontariat ».

Aussi la direction, par l’intermédiaire d’Olivier Brault, explique-t-elle son choix en Seine-Saint-Denis notamment par le manque de populations demanderesses. Or, d’une part, il ne devrait pas avoir lieu d’évoquer l’importance de la demande, mais plutôt la qualité des soins apportés ; d’autre part, le Dr Jean-Jacques Hardy, responsable d’un centre visé par la fermeture et travaillant sur le terrain, déclare tout à fait l’inverse de ce qu’affirme la direction :
« Avec 10 000 consultations annuelles, dont le tiers en couverture maladie universelle (CMU), notre centre Saint-Charles du Blanc-Mesnil, dans le quartier du Tilleul, assurait une prise en charge des populations qui s’inscrit dans un triple souci éthique  : élever le niveau de santé d’une population qui compte parmi les plus défavorisées d’Ile-de-France ; rétablir le lien social ; assurer, avec des psychologues et des psychiatres, un soutien à la parentalité, pour reprendre les termes mêmes du dernier bulletin du Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom). »

Partagé entre la colère et le désarroi, le praticien excipe d’un rapport commandé par le Pr Marc Gentilini (président de l’association jusqu’à la fin de 2004), en février 2003. Les Pr Rautureau et Jacobs y saluaient « la compétence et le dévouement de toute l’équipe », estimant qu’elle répondait « aux besoins de la population en assurant une activité de soins (médicaux et dentaires) et de prévention (PMI, planning et éducation familiale, dépistage du cancer du sein, centre médico-psychologique pour enfants) ».

Cependant, il est exact de constater la baisse de fréquentation de certains centres de soins. Le problème est que cette baisse a été, selon certaines personnalités des lieux concernés, organisée par la CRF elle-même : ainsi pour le Dr Le Cor, cette dernière a « organisé la déshérence de ses centres, en ne remplaçant pas les médecins, en ne rénovant pas les locaux, ce qui a fait forcément tomber la fréquentation ».

Bien que certains, comme M. Hubert Valade, avancent que cette baisse de fréquentation est simplement due à la réorientation massive des patients originaires des milieux défavorisés vers la médecine de ville, les chiffres publiés par l’Observatoire régional de la santé d’Ile-de-France semble soutenir la thèse du Dr Le Cor. En effet, comment peut-on croire que la baisse de la fréquentation n’est en rien organisée par la direction de la Croix-Rouge, alors même que la Seine-Saint-Denis est le département francilien le plus mal loti sur le plan de la densité médicale ? 156 omnipraticiens et 126 spécialistes pour 100 000 habitants, alors que les moyennes régionales atteignent respectivement 187 et 237 professionnels pour 100 000 habitants. Encore plus étonnant, c’est dans les trois villes concernées par la fermeture des centres de la Croix-Rouge qu’on recueille les statistiques les plus faibles : le Blanc-Mesnil, avec ses 46 936 habitants, compte 27 généralistes, soit une densité de 57 professionnels pour 100 000 habitants ; Epinay-sur-Seine (46 409 habitants) dispose de 34 médecins généralistes, soit 61 pour 100 000 habitants. Enfin, Drancy (62 263 habitants) atteint une densité moyenne de 71 praticiens pour 100 000 habitants.

Ainsi, on constate que les traitements offerts par la Croix-Rouge française ne sont pas les mêmes, selon qu’on se trouve à Drancy ou à Auteuil. Il y a là un manquement à deux autres principes : celui de l’ « unité » et celui de l’ « universalité ».

La direction de la Croix-Rouge française explique alors son choix en évoquant le manque de soutien local : « Nous n’avons pas trouvé de financement extérieur auprès des collectivités territoriales. Nous n’avons plus de solution », avait indiqué un porte-parole national.

Mais là encore, il y a différents sons de cloche : les villes du 93 (majoritairement à gauche) refusent de porter le chapeau. La municipalité de Drancy (UDF), par exemple, assure que la Croix-Rouge ne lui a jamais demandé de subventions pour ses centres de santé. « Des aides ont été, en revanche, sollicitées et accordées pour des opérations de secours », précise-t-elle.

La mairie d’Epinay-sur-Seine (UDF), de son côté, fait savoir qu’elle a accordé en 2005 quelque 12 000 euros de subventions au centre de santé de la Croix-Rouge, une somme certes minime par rapport au déficit de fonctionnement, mais exactement conforme au montant sollicité. "S’il y avait eu une quelconque demande d’aide supplémentaire, on l’aurait examinée", assure un adjoint, qui ajoute : "Il faut que la Croix-Rouge ait le courage de dire franchement qu’elle ne veut plus de dispensaires en France et préfère se consacrer uniquement à l’international."

Le risque de rupture dans l’offre de soins de proximité, dans des quartiers où le lien social est à reconstituer, est désormais considérable. M. Mattei peut se rassurer, entre la canicule et sa gestion de la crise des banlieues (fermeture des centres présents dans ces quartiers), personne ne l’oubliera plus... Il est temps pour la Croix-Rouge de le « débarquer » à nouveau, avec ses acolytes, et de respecter sa charte de principes.

Par Cilou Lilou
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Mardi 26 septembre 2006
Sous couvert "d’intérêt public", ce GIP chargé de déployer le DMP - présidé par un membre de l’Institut Montaigne -, se révèle être une machine industrielle qui va sous-traiter aux consortiums privés l’exploitation de nos données médicales

Déjà salué à travers la "Mention spéciale" remis en 2004 au ministre Douste-Blazy, le dossier médical informatisé et partagé - DMP - est devenu en 2005 une réalité économique qui fait saliver les prestataires de tous poils.

Après les "expérimentations" autorisées par la CNIL qui autorisent les assureurs à s’immiscer dans les feuilles de sois électroniques (Axa, Groupama et récemment et Swiss Life), la manière dont le DMP se construit constitue une nouvelle rédition face aux groupes informatiques privés dans la gestion de nos secrets médicaux.

Le Groupement d’intérêt public de "préfiguration" du DMP est certes géré par des représentants de l’Etat, mais parmi ses "membres de droit" figure le DG de la super-banque Caisse des dépôts, établissement public rompu depuis longtemps aux joies du profit. Son président, Dominique Coudreau, ex-DG de la CNAM, de l’agence d’hospitalisation d’IDF, prend les parures officielles de "conseiller maître à la Cour des Comptes" dans ses interventions, mais il est aussi membre du très libéral Institut Montaigne (créé fin 2000 par Claude Bébéar le président d’AXA). Ses deux adjoints sont :
-  Pierre Bivas, ingénieur des mines, conseiller technique au cabinet d’Hervé GAYMARD en 1995 (Secrétaire d’État Santé et de la Sécurité sociale) puis de Jacques BARROT en 1996 (Travail et des Affaires sociales).
-  Jacques Beer-Gabel : DSI au ministère de la santé et de la CNAM, ex-vice-président du CIGREF (Club Informatique des Grandes Entreprises), ex-DSI de la Société Générale et de Rhône-Poulenc-Rorer (devenu Aventis) - et ancien conseiller du Président de la CNIL.

Le 5 octobre 2005, le CA du GIP DMP a approuvé le choix de six consortiums sélectionnés pour mettre en œuvre les phases de préfiguration. Pas mal d’ex-candidats ou lauréats des derniers BBA ! Visez plutôt :
-  Cegedim - Thalès
-  D3P (RSS/Cegetel - Microsoft - Medcost / Doctissimo)
-  France Télécom - IBM - CAP GEMINI - SNR
-  inVita - Accenture - La Poste - neuf cegetel - Intra Call Center- Jet Multimedia - Sun microsystems
-  Santeos (Atos- Unimédecine - HP - Strateos - Cerner)
-  Siemens- Bull - EDS

Sans commentaires, discours du directeur "Santé" de Microsoft France Dominique Gerbod (extraits d’un colloque parlementaire du 13 juin 2005) : "réussir le DMP passe par une approche autour du retour sur investissement pour les différents acteurs : patients, medecins, hopitaux..." Ses propositions : "- renforcer l’adhésion des pros de santé à l’informatique en la rendant plus simple, plus conviviale et surtout plus intégrée à la pratique.
-  casser les clivages en mettant en place des outils de partage, de collaboration et d’échanges ;
-  sécuriser l’information lié aux patients à travers une gestion simplifiée des cartes à puces et une gestion des accès aux documents sur le poste de travail
-  fournir aux gestionnaires des outils de pilotage et de programmation de l’activité et des ressources."

De plus, dixit le Quodidien du médecin (22/12/2005), "Sans attendre la parution dans les prochains jours du décret relatif aux hébergeurs de données médicales (publié finalement le 5/01/2006), le GIP-DMP a [déjà] finalisé le contenu du DMP".

S’en suit une interview du président du GIP Dominique Coudreau, qui nous rassure : « Nous ne devrions pas rencontrer de problèmes technologiques ou de sécurité car nous avons adopté des standards internationaux. Il faudra pour le DMP une toile d’araignée qui permette la circulation des données en toute sécurité, comme pour la carte bancaire. ».

Comme pour la carte bancaire ! Sensible car ces "transmissions" concernent des données très intimes issus du "dossier métier" (le plus fourni) que chaque praticien sera invité à copier et transférer dans le DMP.


-  Arrêté du 13 avril 2005 portant composition du conseil d’administration du groupement d’intérêt public dénommé « Groupement de préfiguration du dossier médical personnel »

-  Quotidien du médecin, 22/12/2005

-  Communiqué du GIP sur l’appel d’offre (5 octobre 2005) : http://www.d-m-p.org/docs/CommuniqueGIP_DMPdu051005.pdf


 

( Big Brothers Awards )







Par Cilou Lilou
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Mardi 26 septembre 2006
L’informatisation des données de santé avait valu l’an passé à Douste Blazy le prix spécial du jury. On a découvert, cette année, que le GIE Sesam Vitale avait pour sa part menti, en laissant entendre qu’elle avait activé les mécanismes de sécurité de la carte Vitale : en fait, nos données confidentielles sont écrites en clair, et modifiables...

C’est probablement l’un des plus grands scandales de l’année 2005. Alors que la sécurité sociale discrimine tous les médecins qui, au nom de la protection de la vie privée, et la défense du secret médical, refuse l’informatisation des données de santé, et que Phillipe DOUSTE-BLAZY, alors ministre de la Santé, avait emporté le "prix spécial du jury" aux BBA-F 2004 pour l’introduction du « Dossier Médical Personnel », parce qu’il mettait fin à la confidentialité des données de santé et au secret médical, deux ingénieurs ont découvert, et démontré, cet été 2005, que la carte Sesam Vitale était d’autant plus faillible... qu’elle n’était tout simplement pas sécurisée.

Jérome Crétaux et Patrick Gueulle (nominés, par ailleurs, aux prix Voltaire cette année), ont en effet démontré qu’il était possible d’avoir accès aux données confidentielles présentes dans la carte et de créer des cartes “compatibles” acceptées par les professionnels de santé tout en modifiant lesdites données confidentielles...

Le problème tient au fait que les données sont codées, mais pas chiffrées. Autrement dit, au lieu d’être protégées par un algorithme de cryptographie -comme c’est généralement le cas dès qu’il est question de sécurité informatique-, elles ne sont protégées que du regard de ceux qui ne maîtrisent pas le langage machine...

Patrick Gueulle avance ainsi que “la carte vitale ressemble a une affiche placardée dans la rue avec une partie normale et une partie en jaune où il est écrit “ne pas lire” ; nous n’avons rien craqué, puisqu’il n’y a rien a craquer : nous avons lu et recopié des données en lecture libre, photocopié une carte papier“.

Pis, si l’on peut dire : les deux ingénieurs ont découvert qu’aucune protection n’empêche de modifier les données contenues dans les cartes clonées. En effet, les mécanismes existent, mais ils n’ont pas été activés... Cette absence de sécurité relève donc d’un choix délibéré, pas d’une faille de sécurité.

Le problème est d’autant plus grave qu’en avançant que le contenu de la carte était “codé“, le GIE Sesam Vitale laissait croire qu’il était illisible, alors qu’il ne jouait pas carte sur table. Que les données aient été inscrites en clair n’est pas scandaleux en soi : elles l’étaient déjà du temps de la carte papier. Qu’on nous ait fait croire qu’elles étaient sécurisées alors que les mécanismes de sécurité n’ont délibérément pas été activés, par contre, est beaucoup plus choquant. Qu’on puisse les modifier, consternant.

La réaction du GIE Sesam Vitale n’est pas pour rassurer : parce qu’il a démontré la viabilité de sa “carte compatible” en se faisant remettre des médicaments dans une pharmacie, Jérome Crétaux se retrouve aujourd’hui poursuivi par le GIE pour fabrication de fausse carte et escroquerie en bande organisée...

Par Cilou Lilou
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