Samedi 30 septembre 2006
vendredi 29 septembre 2006, 20h43
MADRID (AP) - Le ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a appelé vendredi l'Union européenne à interdire toute régularisation massive d'immigrants clandestins, lors d'une réunion à Madrid des ministres des huit pays méditerranéens de l'UE (Chypre, Espagne, France, Grèce, Italie, Malte, Portugal, Slovénie).
M. Sarkozy a une nouvelle fois critiqué l'Espagne pour avoir régularisé l'an dernier près de 600.000 clandestins. Il a estimé que cela revenait à leur ouvrir la porte de l'ensemble des pays de l'UE et était de nature à encourager l'immigration illégale.
"La conviction qui est la nôtre, c'est que la crise aiguë que connaît l'Europe n'en est qu'à son démarrage", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion. Si les dirigeants européens n'agissent pas, a-t-il averti, "nous verrons dans nos démocraties monter des sentiments de xénophobie que plus personne ne pourra contrôler".
Nicolas Sarkozy s'est défendu de vouloir donner des leçons à l'Espagne "pour une raison": "je n'aime pas en recevoir". Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, en réponse aux critiques de sa politique de l'immigration, avait jugé mercredi que Madrid "n'a pas à tenir compte de ce que dit le ministre français de l'Intérieur après ce que nous avons vu dans les banlieues de Paris".
La réunion de quatre heures, qui a rassemblé des ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur ou des délégations de rang inférieur des huit pays, s'est déroulée à huis clos, à l'exception des discours d'ouverture et de clôture. Aucune décision n'a été annoncée.
M. Sarkozy a affirmé que ses propositions pour une politique d'asile commune et l'interdiction des régularisations massives avaient été bien accueillies, malgré la controverse sur ce dossier entre le ministre français et Madrid.
L'immigration illégale est un problème qui concerne l'ensemble de l'Union européenne, a souligné le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos. "Nous ne parlons pas de la frontière maritime espagnole", a-t-il souligné à l'ouverture de la réunion. "Mais plutôt de la frontière extérieure de l'Europe".
La réunion intervenait alors que l'Espagne fait face à un afflux de clandestins. Plus de 24.000 Africains qui tentaient de gagner l'archipel espagnol des Canaries ou les côtes de l'Espagne, ont été interceptés depuis le début de l'année, soit cinq fois plus que pour l'ensemble de 2005. L'Italie a de son côté intercepté 12.000 clandestins qui tentaient d'atteindre la Sicile.
Nicolas Sarkozy prône une réforme en profondeur de la politique européenne en matière d'immigration. Selon le texte des propositions qu'il comptait présenter à Madrid, il plaide pour un "pacte européen d'immigration", qui comporterait "les grands principes d'une politique commune que les Etats membres s'engageraient formellement à respecter".
Dans ce cadre, il préconise notamment "l'interdiction à l'avenir de toute mesure de régularisation massive ou des régularisations de plein droit" et "la stricte limitation des mesures de régularisation à des situations humanitaires au cas par cas". Il plaide également pour "le principe d'éloignement des migrants clandestins sauf cas humanitaire particulier et d'expulsion des étrangers délinquants sauf protections particulières".
Le ministre espagnol de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba a estimé que les pays du sud de l'UE devaient travailler ensemble pour établir des accords de rapatriement avec les Etats africains d'où proviennent les clandestins. "Ensemble, nous sommes beaucoup plus forts lorsqu'il s'agit de négocier des processus qui sont complexes car ils affectent des pays avec une structure faible et de très nombreux besoins économiques". AP
MADRID (AP) - Le ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a appelé vendredi l'Union européenne à interdire toute régularisation massive d'immigrants clandestins, lors d'une réunion à Madrid des ministres des huit pays méditerranéens de l'UE (Chypre, Espagne, France, Grèce, Italie, Malte, Portugal, Slovénie).
M. Sarkozy a une nouvelle fois critiqué l'Espagne pour avoir régularisé l'an dernier près de 600.000 clandestins. Il a estimé que cela revenait à leur ouvrir la porte de l'ensemble des pays de l'UE et était de nature à encourager l'immigration illégale.
"La conviction qui est la nôtre, c'est que la crise aiguë que connaît l'Europe n'en est qu'à son démarrage", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion. Si les dirigeants européens n'agissent pas, a-t-il averti, "nous verrons dans nos démocraties monter des sentiments de xénophobie que plus personne ne pourra contrôler".
Nicolas Sarkozy s'est défendu de vouloir donner des leçons à l'Espagne "pour une raison": "je n'aime pas en recevoir". Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, en réponse aux critiques de sa politique de l'immigration, avait jugé mercredi que Madrid "n'a pas à tenir compte de ce que dit le ministre français de l'Intérieur après ce que nous avons vu dans les banlieues de Paris".
La réunion de quatre heures, qui a rassemblé des ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur ou des délégations de rang inférieur des huit pays, s'est déroulée à huis clos, à l'exception des discours d'ouverture et de clôture. Aucune décision n'a été annoncée.
M. Sarkozy a affirmé que ses propositions pour une politique d'asile commune et l'interdiction des régularisations massives avaient été bien accueillies, malgré la controverse sur ce dossier entre le ministre français et Madrid.
L'immigration illégale est un problème qui concerne l'ensemble de l'Union européenne, a souligné le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos. "Nous ne parlons pas de la frontière maritime espagnole", a-t-il souligné à l'ouverture de la réunion. "Mais plutôt de la frontière extérieure de l'Europe".
La réunion intervenait alors que l'Espagne fait face à un afflux de clandestins. Plus de 24.000 Africains qui tentaient de gagner l'archipel espagnol des Canaries ou les côtes de l'Espagne, ont été interceptés depuis le début de l'année, soit cinq fois plus que pour l'ensemble de 2005. L'Italie a de son côté intercepté 12.000 clandestins qui tentaient d'atteindre la Sicile.
Nicolas Sarkozy prône une réforme en profondeur de la politique européenne en matière d'immigration. Selon le texte des propositions qu'il comptait présenter à Madrid, il plaide pour un "pacte européen d'immigration", qui comporterait "les grands principes d'une politique commune que les Etats membres s'engageraient formellement à respecter".
Dans ce cadre, il préconise notamment "l'interdiction à l'avenir de toute mesure de régularisation massive ou des régularisations de plein droit" et "la stricte limitation des mesures de régularisation à des situations humanitaires au cas par cas". Il plaide également pour "le principe d'éloignement des migrants clandestins sauf cas humanitaire particulier et d'expulsion des étrangers délinquants sauf protections particulières".
Le ministre espagnol de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba a estimé que les pays du sud de l'UE devaient travailler ensemble pour établir des accords de rapatriement avec les Etats africains d'où proviennent les clandestins. "Ensemble, nous sommes beaucoup plus forts lorsqu'il s'agit de négocier des processus qui sont complexes car ils affectent des pays avec une structure faible et de très nombreux besoins économiques". AP
( Associated Press / Yahoo News )
On se demande bien pour qui il se prend ce Sarkozy pour tenter d'infléchir la politique de l'immigration de l'UE déjà bien raciste ! Qui est-il ?? Il ne représente pas la France et il n'est pas président ! Il ferait bien de redescendre sur terre ou l'on ferait bien de l'y crasher avec perte et fracas !
Cilou.



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