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Médias

Mercredi 27 septembre 2006
mercredi 13 septembre 2006, 16h32

RYAD (Reuters) - Les investisseurs musulmans devraient entrer dans le capital d'influents médias occidentaux afin d'améliorer l'image de leurs coreligionnaires aux yeux du monde, a proposé l'Organisation de la conférence islamique (OCI).

Des ministres de l'Information et d'autres responsables sont réunis à Djeddah, en Arabie saoudite, sous l'égide de l'OCI, qui compte 57 membres.

Ils jugent que les musulmans ont été victimes d'une diabolisation dans les médias après les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis, où 19 Arabes ont tué près de 3.000 personnes.

"Les investisseurs musulmans doivent investir dans les grands médias internationaux, qui génèrent souvent d'importants bénéfices, afin de pouvoir influer sur leur politique par le biais de leurs conseils d'administration", a déclaré le président de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu.

"Cela servirait à corriger l'image de l'islam dans le monde entier", a-t-il ajouté, appelant les pays musulmans à créer davantage de chaînes télévisées dans des langues parlées dans les pays occidentaux.

"UN NOUVEAU MESSAGE ISLAMIQUE"

Les hommes d'affaires musulmans sont peu représentés dans les médias occidentaux.

Un milliardaire saoudien, le prince Alwalid bin Talal, possède 5,46% de News Corp, le groupe de Rupert Murdoch qui contrôle notamment la chaîne Fox News, plutôt marquée à droite et en aucun cas favorable aux intérêts arabo-musulmans.

La réaction de Washington au 11-Septembre, l'invasion de l'Afghanistan et de l'Irak et l'impact de la "guerre contre le terrorisme" sur les libertés civiques aux Etats-Unis ont suscité un sentiment de persécution dans le monde musulman.

La publication très controversée dans la presse danoise de caricatures représentant le prophète Mahomet a accentué cette impression en début d'année.

"La violente attaque contre l'islam perpétrée dans les cinq années qui ont suivi les attentats du 11-Septembre nous a contraints à adopter une position défensive en ce qui concerne notre religion", a déclaré le ministre égyptien de l'Information, Anas el Feki.

"Maintenant plus que jamais il nous faut un nouveau message islamique dans les médias, qui atteigne le monde entier", a-t-il ajouté, citant le récent conflit entre Israël et le Hezbollah libanais comme un exemple du type d'événements autour desquels les musulmans devraient être en mesure de faire connaître leurs vues.

( Reuters / Yahoo News )

Après les gouvernements, les groupes industriels, voici les religions qui veulent contrôler l'information ! Un ennemi de plus à combattre ! Ennemi pour lequel les médias représente une fenêtre sur la politique. Les religions, ici l'islam, cherche a entammer son retour dans la sphère politique mondiale ! Une seule réponse possible : le rejet clair et sans appel !

Cilou.


Par Cilou Lilou
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Mercredi 27 septembre 2006
vendredi 22 septembre 2006, 21h20

SAN FRANCISCO (AFP) - Le rédacteur en chef du San Francisco Chronicle a lancé vendredi un appel en faveur d'une loi garantissant le secret des sources, après qu'un juge eut menacé deux de ses journalistes d'une peine allant jusqu'à 18 mois de prison pour avoir refusé de collaborer avec la justice.
Cette affaire "démontre avec éloquence la nécessité d'une loi fédérale pour protéger" la confidentialité des sources des journalistes, a affirmé Phil Bronstein dans les colonnes de son journal.

"La tension entre le gouvernement et la presse s'incruste dans le système. Il est malheureux que le gouvernement veuille poursuivre deux journalistes qui ont fait leur travail", a-t-il ajouté. Cette affaire est la dernière en date d'une série où des journalistes américains ont été sommés de livrer leurs sources, menaces de prison à la clé.

Jeudi à San Francisco, le juge fédéral Jeffrey White a estimé que condamner les journalistes Mark Fainaru-Wada et Lance Williams était "la seule solution" pour qu'ils acceptent de collaborer avec la justice.

Le juge leur avait ordonné de révéler qui leur avait fourni le témoignage des joueurs de base-ball Barry Bonds et Jason Giambi devant un grand jury, qui avaient servi de base à une série d'articles publiés par le Chronicle sur le scandale du dopage Balco.

MM. Fainaru-Wada et Williams sont pour l'instant libres dans l'attente d'une décision d'une cour d'appel, mais pourraient passer jusqu'à 18 mois en prison, officiellement pour "offense à magistrat".

Les documents sur l'affaire Balco obtenus par les deux journalistes ont déclenché un débat national sur le dopage et incité les législateurs américains à organiser des auditions sur ce sujet ainsi qu'à demander des contrôles plus stricts dans le sport professionnel. Aucun sportif n'a pour l'instant été condamné dans cette affaire.

La protection des sources des journalistes constitue un sujet brûlant aux Etats-Unis, où le gouvernement s'oppose fermement à toute loi qui permettrait de ne pas les dévoiler, bien qu'une proposition de législation en ce sens ait été déposée par des élus démocrates et républicains au Congrès (parlement).

L'administration Bush a régulièrement menacé la presse de poursuites ces derniers mois, après la révélation de l'existence des prisons secrètes de la CIA (Washington Post en novembre), du programme d'écoutes extra-judiciaires (New York Times en décembre) ou d'un système d'espionnage des transactions bancaires (New York Times en juin).

Un blogueur et journaliste indépendant de 24 ans, Josh Wolf, est retourné cette semaine en prison à San Francisco après avoir refusé de livrer à la justice l'ensemble des images qu'il a filmées lors d'une manifestation altermondialiste en 2005, qui s'était terminée par un affrontement entre certains militants et les forces de l'ordre.

Une journaliste du New York Times, Judith Miller, a passé l'année dernière 85 jours en prison parce qu'elle refusait de révéler ses sources dans l'affaire Valerie Plame, agent de la CIA dont l'identité a été révélée par un ancien responsable du département d'Etat, Richard Armitage.

Par Cilou Lilou
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Mercredi 27 septembre 2006
lundi 25 septembre 2006, 17h45

Par Christine POUGET


PARIS (AFP) - Les salariés de Libération redoutent un scénario dur comprenant au minimum 70 suppressions de postes dans le cadre d'un projet de "la dernière chance" que l'actionnaire principal, Edouard de Rothschild, présentera mercredi en conseil d'administration.
Le 14 septembre, M. de Rothschild, devenu en avril 2005 l'actionnaire de référence avec 38,8% du capital, avait annoncé qu'il mettait "actuellement la dernière main à son projet de refondation de Libération". Depuis, peu d'informations ont filtré avant ce CA. Après les 56 départs volontaires intervenus début 2006, le personnel redoute un nouveau plan social ou une procédure de sauvegarde de l'emploi (loi de juillet 2005). Les chiffres qui circulent sont alarmistes: 70 voire 100 suppressions de postes, sur 285 salariés. Après avoir déboursé 20 millions d'euros, Edouard de Rothschild renâcle fortement à remettre au pot. Accusant une perte d'exploitation de 6 millions d'euros au 1er semestre 2006, le quotidien créé en 1973 redoute un "plan à la hussarde": pour atteindre 13 millions d'économies, outre les 5 du plan social déjà appliqué, 3 millions émaneraient de mesures diverses (réduction de la pagination...) et 5 de nouvelles suppressions de postes. "Un poste supprimé représente en moyenne une économie de 70.000 euros" par an, souligne un journaliste. Le projet comprendrait également une filialisation du web, car "Rothschild se dit que c'est le seul moyen de récupérer ses 20 briques", estime un salarié. Pour François Wenz-Dumas, délégué SNJ, "si le plan de la dernière chance est de vouloir dépecer Libé et y aller en force, il ne faudra pas s'étonner que tous les journalistes se promènent avec une pancarte +Rothschild m'a tuer+. Cela va être la guerre ouverte". Le nom d'Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du Monde, est cité pour venir à la rescousse du quotidien. L'intéressé a reconnu avoir des "conversations" avec le PDG de Libération Vittorio de Filippis, ex-gérant de la Société civile des personnels de Libération (SCPL), deuxième actionnaire du quotidien, qui l'a contacté "il y a une quinzaine de jours". Edwy Plenel a rencontré vendredi la SCPL pour livrer son projet d'un quotidien payant et d'un site internet. "Un nom rassurant qui représente un vrai savoir-faire professionnel", a souligné à l'AFP Muriel Gremillet de la SCPL. M. de Rothschild, peu favorable à une venue de M. Plenel, avait accepté de le rencontrer ce lundi mais a finalement ajourné l'entrevue. Autre nom qui circule, celui de Laurent Joffrin, ancien directeur de la rédaction du quotidien et actuellement directeur de celle du Nouvel observateur. Il aurait les faveurs de Rothschild, mais aurait finalement décliné l'offre, a-t-on appris de sources concordantes. En attendant, la menace de M. de Rothschild a, selon les salariés, "resserré les rangs de l'équipe", qui s'était divisée sur le départ en juin du fondateur Serge July ou sur la cogérance avec Rothschild votée à 60%, et déchirée après l'annonce en septembre du départ de quelques journalistes historiques, dont Florence Aubenas. Une Société des lecteurs a été lancée vendredi, et comptait une "bonne centaine d'adhésions lundi matin". Les salariés ont sollicité, après des personnalités et photographes, des politiques --de François Bayrou à Olivier Besancenot-- qui s'exprimeront mardi dans Libération. Le CA, mercredi après-midi, sera suivi jeudi d'un Comité d'entreprise.

Par Cilou Lilou
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Mercredi 27 septembre 2006
mercredi 20 septembre 2006, 23h31

WASHINGTON (AFP) - Le gouvernement américain s'est fermement opposé mercredi à une proposition de loi déposée en mai par des sénateurs républicains et démocrates pour permettre aux journalistes de protéger la confidentialité de leurs sources.
Aux Etats-Unis, un procureur peut exiger, dans le cadre d'une enquête judiciaire, qu'un journaliste révèle l'identité de ses sources. Si ce dernier refuse, il peut être condamné pour outrage à magistrat. L'année dernière, une journaliste du New York Times, Judith Miller, a ainsi été incarcérée 85 jours.

La proposition de loi, baptisée "Free flow of information Act" (loi sur la libre circulation de l'information), autoriserait un journaliste à se soustraire à l'enquête, à moins que l'accusation ait prouvé que l'information publiée a gravement nui à la sécurité nationale.

"Notre sécurité nationale est trop importante pour être soumise à ce type de fardeau", a fait valoir mercredi le ministre adjoint de la Justice, Paul McNulty, lors d'une audition devant la commission des affaires judiciaires du Sénat.

L'accusation doit pouvoir identifier, poursuivre et punir les personnes à l'origine des informations confidentielles publiées. "Révéler une information confidentielle est un crime (...), il n'y a aucun honneur dans ces fuites", a insisté M. McNulty.

Les Etats-Unis sont en guerre contre "des extrémistes en permanence à la recherche de moyens de pénétrer au milieu de nous et de semer la mort et la destruction. Le secret et la surprise sont des pierres angulaires de leur stratégie. Notre réaction doit faire de même", a-t-il déclaré.

L'administration Bush a régulièrement menacé la presse de poursuites ces derniers mois, après la révélation de l'existence des prisons secrètes de la CIA (Washington Post en novembre), du programme d'écoutes extra-judiciaires (New York Times en décembre) ou d'un système d'espionnage des transactions bancaires (New York Times en juin).



Par Cilou Lilou
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Mercredi 27 septembre 2006
dimanche 24 septembre 2006, 14h44

BUCAREST (AFP) - Les 38e assises de l'Union internationale de la presse francophone (UPF) ont achevé dimanche leurs cinq jours de travaux à Bucarest, avec un appel de son président, le Français Hervé Bourges, à créer "une alternative à la logique de Google", le géant américain d'internet.
"Il est de la responsabilité des médias francophones de travailler étroitement ensemble pour trouver une alternative à la logique de Google", a affirmé dans son discours de clôture M. Bourges, aux côtés du secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), le Sénégalais Abdou Diouf.

Selon M. Bourges, la "méthode d'indexation" de Google, conduit en fait "à une grégarisation croissante", les internautes s'informant sur un nombre de plus en plus réduit de médias et de sujets, cela au détriment des pays du sud, "sauf sur les rares sujets sur lesquels un grand nombre de médias internationaux s'expriment et c'est alors rarement à leur avantage".

Abdou Diouf s'est quant à lui réjoui devant les quelque 200 délégués venus de 35 pays, de leurs réflexions à ces assises de l'UPF, précédant à Bucarest le 11e Sommet de la Francophonie, qui s'ouvre justement jeudi prochain sur le thème des "nouvelles technologies de la communication et de l'enseignement", où sont attendus les dirigeants de 63 pays.

Au nom de l'UPF, M. Bourges a aussi attiré l'attention des chefs d'Etat francophones réunis à Bucarest jeudi, "sur la nécessité de soutenir dans tous leurs pays les agences de presse et les grands médias francophones dont la déontologie est éprouvée, pour les aider à reconquérir leur place dans la circulation globale de l'information".


( Agence France Presse / Yahoo News )



Souvenez-vous... RDDV (Renaud Donnedieu De Vabre) déclarait qu'il ne comptait pas s'arrêter à la musique avec la DADSVI et qu'il comptait bien s'attaquer au journalisme citoyen (cf. l'ancien blog d' Alternatives Progressistes http://alternativesprogressistes.over-blog.com , rubrique Médias ). Les mois ont passé, on se demandait ce qu'il attendait. Et bien voilà ce qu'il attendait ! Le soutien officiel des journalistes.  Cette fois sa mesure est légitimée par la presse dominante (Les arguments sur le Sud sont bien entendu bidons !). RDDV  prétendra n'avoir fait que répondre à une attente "des professionnel-les de l'information". Le feu est passé au vert pour lui. Le journalisme citoyen (Indymedia, Bellaciao, Agoravox, les blogs politiques dont Alternatives Progressistes) est donc plus que jamais en danger.

Pourquoi une telle mesure ? Le contrôle total de l'information et donc de la population par les grands groupes industriels et le gouvernement. Se référer à ce qu'il se passe aux Etats-Unis. La motivation est la même !

Cilou.

Par Cilou Lilou
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